mercredi 7 février 2018

Cinquante Nuances Plus Claires

Cinquante Nuances Plus Claires : Et ils vécurent heureux pour toujours...




Après des hauts et des bas, Anastasia et Christian se sont dit oui devant familles et amis.
En lune de miel en France, ils consolident leur relation et continuent de couler des jours heureux. Mais c'était sans compter sur le destin. Alors qu'on a attaqué l'entreprise de Christian, ils rentrent à Seattle.
Jack continue de torturer Ana et Christian en tentant d'enlever son ancienne assistante.
Entre la vie de couple à apprivoiser et les épreuves à surmonter, Mr et Mme Grey vont devoir parler, écouter et trouver des solutions pour que tout finisse bien !

Voilà le dernier volet de la trilogie de E L James !


Pour mémoire, Cinquante Nuances est une fanfiction de Twilight à la base. Mme James à rendu croustillants les moments d'Edward et Bella et a su trouver en leurs doubles humains une réalité et un développement plus complexe.


Alors, on va mettre les cartes les plus méchantes sur la table en premier, histoire que tous ceux qui se prennent au sérieux ou dénigrent les gens qui sont fans de cette saga, puissent arrêter leurs dires.
Non, Cinquante Nuance Plus Claires n'est pas un chef d'oeuvre, non, ce n'est pas LE film de l'année. Et ce n'est pas l'histoire du siècle non plus.

Mais ...

Oui, bien sûr qu'il y a un mais !

Cinquante Nuance est avant tout une histoire d'amour. Une romance contemporaine où une jeune fille innocente découvre la vie, ce qu'est l'amour et évolue au fur et à mesure de ses expériences.
C'est aussi l'histoire d'un homme qui a eu une enfance difficile et qui s'est renfermé sur lui même pour ne plus souffrir du contact des autres.
Et chacun, avec le temps et la découverte de l'autre, s'ouvrira et apprendra qu'ensemble, ils sont fait pour être heureux.


Cinématographiquement, le film est bon, mais un peu trop rapide.
En effet, les scènes (surtout au début du film) s'enchaînent à grande vitesse et sont parfois même un peu trop courtes.
Plusieurs moments, vus dans les différentes bandes annonces, ne se retrouvent pas dans le montage final, et il manque bien évidemment des passages du livre.

Mais les raccourcis qu'ils ont pris en ont fait un film plus digeste que l'histoire originale et les personnages et leurs évolutions sont nettement plus crédibles et intéressants ici.
Car ce qu'il faut souligner avant tout, c'est cela.


Anastasia passe d'une étudiante qui est diplômée à une jeune femme mariée qui embrasse sa carrière et qui mène de front un travail, un mari et une vie trépidante. On la voit passer de l'innocence, aux doutes, peurs, à l'amour et la découverte de qui elle est et de ce qu'elle veut vraiment dans la vie.
De même Christian qui était un homme seul, en contrôle de tout pour éviter la souffrance, devient un homme ouvert, prévenant et tourmenté qui se soucie plus de la sécurité et du bien être de sa femme que tout autre chose.


Il manque un peu du développement dans le fond et la complexité de certains personnages (pour ça il faut lire les livres et surtout ceux version Christian).
C'est dommage parce qu'ils auraient apporté un plus pour certains moments et certaines informations.


Le film n'est pas seulement une histoire d'amour, même si c'est ce que l'on vient chercher.
On a une histoire plus complexe développée que dans le premier film.
Alors que Grey est plutôt une mise en place du contexte et Darker une reconnexion et un développement d'une relation, ici, on a une avancée et une histoire de trahison et de vengeance.
Quelques scènes d'action viennent rythmer la vie pimentée de nos héros.
Course poursuite en voiture, enlèvement et confrontation musclée, il va y avoir du sport en dehors de la chambre rouge !


Pour en venir à ce dernier point, oui, il y a du sexe.
Non, ce n'est pas bestial et c'est assez respectueux de ce qui est dans le livre. Il semble y avoir plus de scènes. Mais qui, en phase lune de miel de sa relation n'en ferait pas autant ???
L'alchimie entre les acteurs est excellente et cela contribue à faire une meilleure relation à l'écran.
Ce n'est pas un film X et si vous voulez du porno, vous serez priés de passer votre chemin. Merci !



Pour finir sur le fond du film, j'ai trouvé l'ensemble respectueux de ses fans. (Après tout, c'est un film fait pour nous !)
Que ce soit dans l'histoire, dans les musiques ou les montages, on voit qu'ils ont pensé à tout le monde.


Au niveau de la réalisation, James Foley (Who's That Girl , Dangereuse Séduction, House of Cards...) est resté à la barre pour les 2 derniers volets. On sent qu'il avait envie de faire passer le réel, les épreuves et les sentiments de ces personnages sur le devant de la scène.
Un peu nerveuse par moment, la réalisation donne un ton différent à l'histoire et montre une nouvelle ambiance et une ambivalence qui donne du corps au film.

Pour la musique Dany Elfman (Happiness Therapy, Cinquante Nuances de Grey, Avengers : L'Ère d'Ultron...) reste aussi aux commandes et nous livre toujours un score parfait, qui colle à l'histoire. Doux, intriguant, sérieux, haletant, on passe par tous les sentiments présents à l'écran.


Les chansons sont excellentes et très bien placées.
Je vous en mets quelques unes présentes dans le film.

- For You




- Capital Letters



- Never Tear Us Apart




Côté castig :

Dakota Johnson (A bigger Splash, Strictly Criminal, Célibataire, mode d'emploi...) est Anastasia Grey. Mariée, nouvellement éditrice, elle prend chaque nouvelle étape avec courage et détermination. Mais les épreuves vont être rudes entre son mari possessif et son ex-patron dangereux. Elle va devoir tenir bon pour avoir droit à sa fin heureuse.
Johnson prouve qu'elle peut faire évoluer un personnage fade en quelque chose de plus intéressant. En dehors du physique, elle lui apporte de l'intelligence, de la candeur et une force que peu d'actrices auraient réussie à trouver dans cette histoire. Un tour de force pour un rôle dangereux dans une carrière ! Elle montre que l'on peut assumer sa sexualité et être aussi respectée pour ses choix et son travail.



Jamie Dornan (The Fall, Anthropoid , The Siege of Jadotville...) est Christian Grey. Alors qu'il aime tout contrôler, il se rend compte que la vie maritale n'est pas de tout repos et qu'être en couple c'est apprendre à se faire confiance et à tout partager même les angoisses. Une épreuve quand on a à ses trousses un dangereux ex-employé et qu'Anastasia est aussi protectrice que son mari.
Dornan est un acteur intelligent et impressionnant. Tout comme sa partenaire, il a su donner corps à un rôle casse-gueule avec finesse. Sans entrer dans les côtés pervers qui sont ici atténués, il montre les failles dans l'armure d'un homme qui a toujours fait les choses par et pour lui-même. Il fait en sorte que ce personnage solitaire et glacial fonde à la lumière de sa partenaire et des sentiments de son personnage pour sa femme.



Eric Johnson (Smallville, Esprits criminels, The Knick...) est Jack Hyde. Après avoir été viré pour avoir tenté de brutaliser Anastasia, il continue sur sa lancée et menace les Grey pour obtenir ce qu'il pense lui être du. Un danger sur la route du bonheur du célèbre couple.
Johnson à qui on donnerait le bon Dieu sans confession arrive à donner vie à un personnage que l'on adore détester. Aigri, revêche et tordu, il est une menace avec un grand M et fera tout ce qui est en son pouvoir pour avoir son happy ending. Je l'ai trouvé particulièrement convainquant dans ce rôle. Assombri, il laisse voir ce que l'on peut devenir par envie et en prenant les chemins tordus.




Au total, on a une très belle conclusion pour une saga qui n'en méritait pas moins.
Après la découverte et la concrétisation de leur relation, les Grey apprennent à la vivre au jour le jour.
Entre connexion et épreuves, le film est rythmé, doux et puissant pour une histoire qui ravira les fans !
Un film fait pour eux. Et ça se voit !

A vos tickets !

Mr et Mme Grey vont vous voir dans un instant.




Bande annonce :




dimanche 4 février 2018

Bandes Annonces du Superbowl 2018 !

Superbowl 2018 !




Comme tous les ans, le plus gros match de la saison de football américain arrive en ce premier week-end de février ! Et comme tous les ans, on a droit à une pluie de bande annonce et autres publicité pour les films à venir !!! Bravo aux Eagles de Philadephie !!!

Voici le florilège !


- Red Sparrow :




- Jack Ryan




- Castle Rock




- Jurrasic Park : Fallen Kingdom




 la VOST :




- A quiet place




- Solo : A Star Wars Story




VOST





- Mission Impossible Fallout




VOST




- Skycraper



VOST 



- Cloverfield Paradox ( le volume 3)




- Westworld saison 2 !




- Avengers : Infinity War




VOST






The Greatest Showman

The Greatest Showman : Rêver, briller, aimer... le tout en chanson !




Phineas Taylor Barnum rêve des feux de la rampe. Alors qu'il n'est que fils de tailleur, il tombe amoureux d'une belle aristocrate qui le choisira plutôt que ce que lui promet sa famille.
Ensemble, ils se construisent une vie. Simple, mais belle. Mais Phineas rêve de plus. Et un jour, il trouve l'idée de mettre en scène des créatures spéciales.
Après avoir racheté un immeuble, il ouvre un premier spectacle qui met en scène des "freaks", ces créatures telles que la femme à barbe, l'homme tatoué, le géant irlandais...
Son spectacle étonne et fait les gros titres. Mais les critiques sont sévères.
Il rêve toujours de plus et de plus haut...
Mais attention à la chute...


Quand le rêve est à portée de main, il est indispensable de ne pas perdre de vue ceux qui nous entourent et nous soutiennent.



The greatest showman est une comédie musicale qui s'inspire de la vie et du rêve de Phineas Taylor Barnum, celui qui a inventé le spectacle de "monstres".


Alors que la vie est très difficile en 1870, Barnum trouve sa voie dans ce qu'il a toujours voulu faire, le show. Il prend ses idées de jeunesses et les fait croître en donnant aux gens du plaisir par l'amusement et la découverte de nouveautés.
Mais pour les gens qu'il emploie, c'est tellement plus.
Il leur donne un toit, une famille et une vie dont ils n'ont pas à avoir honte.
Il se sentent aimés et acceptés.


Cette nouvelle comédie musicale ne réinvente pas le genre et est prévisible à souhait. Mais elle traite de sujets très beaux et importants. Surtout dans notre société actuelle.
Les gens sont cruels et la différence a toujours été difficile à assumer.
La peur de l'originalité donne des comportements vraiment aberrants et violents. Et ce qui est le plus affreux n'est pas le physique de ces personnes, mais les actions de ceux qui les critiquent.


Entre force de compréhension et acceptation de ce qui est différent, le film défend des thèmes universels auxquels se rajoutent de croire en ses rêves, les poursuivre et avoir confiance en ceux qui nous aiment et nous soutiennent.


Les décors sont assez spectaculaires et les chorégraphies sont magnifiques.


La réalisation de Michael Gracey (c'est le premier film qu'il dirige) est bien, mais sans plan exceptionnel.
C'est du tout cuit et tout se passe plutôt dans les chorégraphies et les numéros de danse que dans un montage simple et sans prise de risques.


Les chansons du film sont composées par les paroliers Pasek and Paul à qui l'on doit notamment les chansons de La la Land.
La musique est belle, mais surtout certaines chansons sont faites pour durer, notamment "This is me" qui va tenter sa chance pour l'oscar de la meilleure chanson.
Clairement c'est le grand plus du film !
Quelques une des pistes sont ci-dessous pour vos oreilles !


This is me


Never Enough


Rewrite The Stars



Côté casting :

Hugh Jackman (Les Misérables, Prisoners, Logan...) est P. T. Barnum. Grand rêveur mais travailleur, il veut ce qu'il y a de mieux pour sa famille. Parti de rien, il va devenir le plus grand showman et offrir à tous les joies du spectacle. Seulement, il ne sait pas s'arrêter et va se perdre sur les chemins de la gloire. Le retour à la réalité va être difficile.
Jackman est un grand showman. Découvert comme danseur et chanteur lors des oscars, il avait confirmé son talent dans Les Misérables. Ici, on voit qu'il s'éclate et s'amuse. Il est dans son élément et se surpasse dans les chorégraphies et le chant. Un régal !


Zac Efron (Le Secret de Charlie, The Lucky One, Baywatch : Alerte à Malibu...) est Phillip Carlyle. Jeune bourgeois, producteur de pièces pauvres, mais qui ont du succès grace à ses relations, il va être contacté par Barnum pour élargir son public et conquérir les critiques. Philip va se prendre au jeu et tomber amoureux de cet univers décalé et bariolé.
Efron que l'on savait déjà doué pour le chant et la danse, repart sur les planches avec panache. Un poil en surjeu, il reste, comme toujours, le jeune premier qui prend la relève et après un parcours initiatique devient aussi fort que son professeur. Frais mais pas nouveau, il reste tout de même sympathique


Michelle Williams (Blue Valentine, My Week with Marilyn, Manchester by the Sea...) est Charity Barnum. Tombée amoureuse dès l'enfance de Phineas, elle quitte son milieu pour le suivre et vivre ses rêves. Elle le soutient envers et contre tout. Elle sera son roc et le centre de son univers, même lorsqu'il partira très loin de ce qu'il espérait et lui avait promis.
Williams apporte de la douceur et une note de réalisme dans cet univers coloré et un peu fou fou. Je ne l'avais jamais entendue chanter, mais elle s'en sort pas mal du tout. Son personnage n'est pas à contre courant et ne lutte pas contre les folies de son mari, mais Charity est un pilier auprès duquel se maintient un homme dont la folie n'en est pas moins une preuve d'amour.


Zendaya (Shake It Up, Agent K.C., Spider-Man: Homecoming...) est Anne Wheeler. Avec son frère, ils sont trapézistes. Ils postulent pour travailler au cirque de Barnum. En tant que personnes de couleur, il sont souvent critiqués, rabaissés et dénigrés. Dans le cirque, ils vont devenir une famille et apporter de la joie et du spectacle. Sa rencontre avec Philip va changer le cours des choses.
Zendaya est fraiche et pleine de bons sentiments. Loin d'être pleine d'assurance, elle a peur. Peur de ce que les autres pensent, de ce qu'on pourrait lui faire et de ne pas s'en sortir pour vivre. C'est une nouvelle facette de son talent que l'on découvre. Elle est plus posée que dans ses autres rôles. Et elle chante très bien !



Rebecca Ferguson (Mission impossible : Rogue Nation, Le Bonhomme de neige, The White Queen) est Jenny Lind. Cantatrice, elle est embauchée par Phineas pour donner un spectacle à part du cirque, plus crédible. Proche de son producteur parce qu'ils ont tous les 2 eu des débuts difficiles dans la vie, elle va s'imaginer plus que ce que lui propose Phineas. Partageant le même goût pour toujours plus, le quiproquo va briser bien des choses.
Ferguson amène de la classe et de la grâce. Elle est une vraie artiste, mais on devine de suite ce qui va se passer avec son personnage. Bien qu'elle joue très bien, ce n'est pas elle qui chante, mais Loren Allred.



Au total, The Greatest Showman est une jolie comédie musicale avec de très beaux sujets et une bande originale extrêmement entêtante. Bien qu'il ne soit pas le film de l'année, il fait passer un bon moment. On rêve, on aime, on rit et on est touché par ses personnages.

A vos tickets !




Bande annonce :




Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance

Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance : Quand la colère motive la recherche de la vérité




Cela fait des mois qu'Angela Hayes a été retrouvée morte, violée et brûlée; mais la police n'a toujours pas trouvé le coupable.
Mildred Hayes, sa mère décide alors de louer les panneaux publicitaires à l'entrée de la ville pour provoquer la police et faire parler de l'affaire.
Elle va entrer en conflit avec la police mais aussi certains habitants qui soutiennent le shérif.
Mais elle ne se laissera pas abattre et continuera la lutte pour retrouver le meurtrier de sa fille.

Le combat d'une mère pour trouver la vérité et faire son deuil.


Ce n'est pas tant les panneaux de la vengeance,  pas vraiment, mais plutôt de la rage et de la colère pour stimuler et faire bouger les choses.

Dans cette histoire, ce n'est pas contre la police que Mildred Hayes loue ces panneaux, mais pour faire avancer l'enquête qui piétine.
Se faire pointer du doigt pour son inefficacité n'est pas au gout de la police.
La ville est entre de bonnes mains avec le shérif qui est fatigué car dans une impasse de sa vie et le petit roquet qui a un bon fond, même s'il est raciste, misogyne et qu'il préfère la violence à la recherche intelligente.


Ce ne sont pas de mauvaises personnes, mais parfois, la chance n'est pas de leur côté.
Et c'est souvent ce qui permet d'arrêter les criminels qui passent au travers des mailles du filet.

Mildred est en deuil, en colère, elle veut des réponses. Elle se sent coupable aussi car ses rapports avec sa fille n'étaient pas des plus cordiaux.
Mais elle l'aime et veut lui rendre justice.
Et face au fait que la police agit plus pour les autres, voir, fait de sacrées bourdes; elle décide de franchir le cap et n'ayant presque plus rien à perdre, tente le tout pour le tout.
Plus on parle d'une affaire, plus on a de chance qu'elle soit résolue.
Et c'est dans cette optique qu'elle prend d'assaut les panneaux publicitaires et le journal télévisé.


C'est une Amérique souffrante et marquée par le cynisme de son état qui est résumé ici.
Gangrenée par la violence, les préjugés et le racisme, c'est difficile de se faire entendre.

C'est également la rage d'une mère qui sert de message. La rage de vouloir trouver des réponses, la rage de vouvoir rendre la justice et d'essayer, même si l'ont sait que ça ne change rien, de faire bouger les choses.


Le scénario n'est pas très riche, mais l'histoire est prenante et touchante. Mais ce qui donne beaucoup de rythme et fait avancer le film c'est l'humour.
Oui, bien que l'histoire est triste et pénible en son sens premier; un humour grinçant, sarcastique permet d’alléger et de digérer plus facilement les événements.


La réalisation de Martin McDonagh (Bons baisers de Bruges, Sept psychopathes) est fluide et intéressante. Par delà les préjugés, il met en avant toute la verve et la force de son actrice principale et lui offre un rôle marquant.


La musique est signée Carter Burwell (Ladykillers, Twilight, No Country for Old Men...). Belle, hypnotique par moment, elle rend hommage aux moments de lutte, de tendresse et de souffrance.
(On reconnaît facilement sa touche au piano !)

Côté casting

Frances McDormand (Fargo, Burn After Reading, Transformers 3 : La Face cachée de la Lune...) est Mildred Hayes. En colère parce qu'après des mois de souffrances, l'assassin de sa fille n'a toujours pas été arrêté, elle décide de prendre les choses en main. Elle déverse sa colère pour la rendre utile à son affaire. Elle secoue le monde qui l'entoure pour avancer et chercher un peu de lumière dans sa colère.
McDormand est exceptionnelle dans ce rôle. Forte, elle en impose face aux machos, aux critiques et à tous ceux qui rêvent de la voir se taire. Sensible, elle essaie de faire face a ses démons, à ses décisions pour avancer. Oscar à la clé ?


Woody Harrelson (Tueurs nés, Bienvenue à Zombieland, Hunger Games...) est le shérif Bill Willoughby. Déconcerté et touché par la souffrance de cette femme, il fait de son mieux avec ce qu'il a. C'est un homme bon et qui aime son travail. Il est du côté de Mildred. Et même s'il n'est pas content de ce qu'elle a fait, il la comprend.
Harrelson est fantastique dans le rôle de ce shérif qui ne sait plus quoi faire. Il est devant une situation qui ne peut avancer par manque de preuve mais il souhaite plus que tout aider cette femme à aller de l'avant. Touchant, intelligent, son personnage est très intéressant et ambivalent.


Sam Rockwell (Moon, La Ligne Verte, Charlie et ses drôles de dames...) est l'officier Jason Dixon. Imbécile, aimant la violence, raciste et homophobe, il aime tout de fois beaucoup son travail. Les panneaux vont le mettre dans une rage folle qu'il aura du mal à gérer. Seul son mentor, le shérif, arrive à la canaliser et lui faire prendre conscience de ses capacités.
Rockwell est exceptionnel ici. On le déteste et on l'aime bien parce qu'au final, ce n'est pas complètement de sa faute s'il agit comme ça. Il en devient même sympathique. Une très belle interprétation d'un américain lambda qui rêve de plus malgré des barrières telles que le manque de culture et les voies sans issues de la vie.


Au total, on a un film touchant sur la rage d'une femme à faire valoir une justice qui lui fait défaut.
Elle se sert de ce qui est à sa portée pour se faire entendre quitte à braver les limites de la bienséance et des bien-pensants.
Les interprètes sont exceptionnels !


A vos tickets !


Bande annonce




vendredi 2 février 2018

Pentagon Papers

Pentagon Papers : Guerre inutile et secrets d'état, du pain béni pour des journalistes épris de vérité.




En 1965, après une étude sur l'avancement des troupes américaines au Viêt Nam, un analyste se rend compte des mensonges du gouvernement sur cette guerre et décide de copier l'étude et de la divulguer en la donnant à des journaliste du New-York Times.
Après la publication d'un article, Nixon fait pression sur la justice qui ordonne l'arrêt des articles pour cause de divulgation et de contre-espionnage.
Alors qu'il n'est qu'un journal de moindre importance, The Washington Post va récupérer le scoop grâce à la motivation de son rédacteur en chef, Benjamin Bradlee. il va inciter la propriétaire du journal, Katharine Graham, à le laisser divulguer l'histoire et l'étude pour mettre le journal en avant et lui donner l'aura qu'il mérite.
Mais c'est une décision difficile à prendre, entre l'entrée en bourse du Post, les mises en garde de la justice et sa position de femme dans un monde d'homme.
Un moment dans l'histoire qui va faire basculer le destins de beaucoup de monde.


Spielberg, Streep et Hanks, un trio gagnant et d'une rare perfection.


C'est encore un pan de l'histoire non familier qui nous est présenté.
On est plus au fait du Watergate que de l'histoire du Times et du Post qui ont du lutter contre le gouvernement pour publier des secrets qui ont coûtés cher aux Etats-Unis.
Au-delà de l'espionnage, de la volonté de faire toujours plus alors qu'ils auraient pu s'arrêter et sauver des milliers de vies, les différents dirigeants américains ont user de leurs pouvoirs pour taire ces erreurs successives.
C'est avec le courage de certains hommes qui ont bravés les interdits que cette histoire a pu être raconté.
Mais aussi avec l'intelligence et le courage d'une femme qui imposera ses choix par-delà les préjugés, le mysoginisme et les conventions.
Katharine Graham a peur de décevoir, de se tromper, de perdre ce pour quoi elle s'est battue toute sa vie. Mais elle en fera fît et fera ce qu'elle pense juste.
Et ce sera gagnant par ce que le Washington Post passera de petit journal a un des plus lu des Etats-Unis.


Sacre de la vérité, de la liberté d'expression et du courage sous ses différentes formes, l'histoire ne souffre d'aucune lacune, ni de temps mort.
C'est une histoire à la fois fascinante et qui peut faire hérisser certains sentiments dans le contexte actuel de combat pour la liberté de chacun et l'égalité pour tous.


Spielberg (E.T. l'extra-terrestre, La liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan...) nous prouve encore est toujours qu'il est l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Ici, il met en avant à la fois l'histoire dans son ensemble et les personnages dans leurs détails. Chaque plan amène un sentiment, un élément qui enrichit le tout. En grand maître, il reste à la fois simple et complexe dans son approche et dans ce qu'il souhaite exprimer.


John Williams (Star Wars, E.T. l'extra-terrestre, Indiana Jones et la Dernière Croisade...) est aux commandes de la musique et comme toujours sait nous régaler de morceaux doux et forts.


Côté casting

Meryl Streep (Out of Africa : Souvenirs d'Afrique, Sur la route de Madison, La Dame de fer...) est Katharine « Kay » Graham. Propriétaire du Post, elle va se retrouver dans la difficile place de choisir de publier ou pas l'histoire de l'étude sur la guerre du Viêt Nam et d'être menacée de représailles judiciaires, alors que son journal vient juste de rentrer en bourse. Elle risque de tout perdre, mais elle veut aussi que la vérité éclate dans l'esprit du journalisme. Un énorme dilemme qui va lui demander beaucoup de courage.
Streep est une star immense et une des actrices les plus talentueuses au monde. Elle prouve ici encore, qu'elle peut tout jouer. Elle fait preuve d'une grande intelligente et d'une sensibilité à fleur de peau quand elle se retrouve face à ce choix si difficile.


Tom Hanks (Philadelphia, Forrest Gump, La Ligne verte...) est Benjamin Bradlee. Rédacteur en chef du Post, il cherche ce qui pourrait faire grandir le journal, ne plus être à la traîne et donner enfin le scoop qui changera la destiné de cette entreprise. Il va flairer quelque chose au niveau du Times lorsque leur grand journaliste n'a rien publié depuis un moment. Il ne se trompera pas et bataillera pour faire pencher la balance dans son sens et donner au Post l'information qu'il mérite.
Hanks, tout comme Streep, est un acteur qui mérite tout le crédit qu'on lui donne. Il sait jouer de tout et donne la réplique à la perfection à cet autre monstre sacré du cinéma. D'une justesse incroyable et avec intelligence et passion, il joue cet acteur dans le combat pour la liberté d'expression et la vérité avec force et puissance.


Au total, c'est un film qui nous en apprend plus sur l'histoire du journalisme américain et sur la guerre du Viêt Nam. La combat pour la liberté de la presse et la liberté d'expression face aux secrets du gouvernement m'a fait penser aux lanceurs d'alerte tel que Snowden.
Le journalisme est au service des gouvernés et non de gouvernants...
Meryl Streep, Tom Hanks et Steven Spielberg nous offrent encore un merveilleux moment de cinéma.

A vos tickets.




Bande annonce :




Les Heures sombres

Les Heures sombres : Quand le destin d'une nation repose dans les mains d'un grand homme... God save Churchill.




Alors que la seconde guerre mondiale bat son plein, les allemands gagnent du terrain et envahissent la France. Mai 1940, Winston Churchill devient premier ministre malgré l'opposition et les critiques sur ses actions passées.
Il va mener une campagne anti-Hitler très forte et déterminante.
Ses actions et ses discours mémorables resteront dans l'histoire.


Voilà une partie de l'histoire anglaise qui nous fait découvrir ce grand homme d'une toute nouvelle façon.

Je ne vais pas vous faire un cours d'histoire.
Ici, Joe Wright (Orgueil et Préjugés, Reviens-moi, Anna Karénine...) rend hommage à un homme souvent critiqué, mais qui a su apporter un souffle nouveau à un pays qui en avait sacrément besoin.

Au-delà de la portée historique, on découvre un homme impliqué, sensible et qui veut faire de son mieux pour son pays.


Churchill était colérique, exigeant mais aussi généreux et conscient du monde dans lequel il vit.

L'histoire que l'on connaît (ou pas) reste en second plan pour mettre en avant ce personnage fascinant.

Par ses grandes décisions, il sauvera des centaines d'hommes, il dirigera d'une main de fer un gouvernement ancestral et sera critiqué jusqu'au bout. Mais il apportera aussi beaucoup d'espoir et de force en ces temps si difficiles.


Les costumes et maquillages sont remarquables. Ils permettent de se fondre dans cet univers et de traverser le temps.

La réalisation de Joe Wright est juste et trouve son équilibre dans des plans parfaits qui mettent en avant chaque étape et chaque sentiment de son grand personnage.


La musique de Dario Marianelli (Orgueil et Préjugés, V for Vendetta, Kubo et l'Armure magique...) est magique (comme toujours) et permet une parfaite osmose entre les moments de grandeur et de doutes.

Côté casting :

Gary Oldman (Dracula, Harry Potter, Le Cinquième Élément...) est Winston Churchill. Homme politique puissant, il est choisi en dernier recours pour devenir le nouveau premier ministre. C'est un poste qu'il convoitait, mais qu'il redoutait également. Il prend sa charge très à cœur et ses sautes d'humeurs sont difficiles pour son entourage, mais il inspire courage et respect par ses convictions et ses grandes décisions.
Oldman est d'une incroyable perfection dans ce rôle. Acteur caméléon, il rend sensibilité, grandeur et charisme à cet homme que l'on ne connaissait peut-être pas si bien. Une prouesse qui mérite largement toutes les récompenses qu'il est en train d’acquérir.


Kristin Scott Thomas ( Quatre mariages et un enterrement, Le Patient anglais, Only God Forgives...) est Clementine Churchill. Femme de l'ombre, elle est le roc sur lequel Winston prend sa force. Elle le guide et le soutient dans ses décisions. Sans elle jamais il ne serait arrivé à cette position.
Scott Thomas est une actrice forte et sensible et qui sait parfaitement combler les atouts de ses partenaires. Elle sublime Oldman de la plus belle des façons.


Lily James (Cendrillon, Baby Drive, Downton Abbey) est Elizabeth Layton. Secrétaire particulière de Churchill, elle va être subjuguée par l'aura de ce grand homme. C'est avec un grand respect mais aussi un œil jeune et neuf qu'elle prendra son poste auprès de lui et qu'elle lui apportera soutien et encouragement.
James donne un ton résolument frais et juste à cette autre partie de l'histoire. Elle donne un autre point de vue et permet de cerner encore mieux cet homme si particulier.



Au total, Les Heures Sombres est un hommage vibrant, juste et brillant d'un homme complexe qui a beaucoup apporté à l'Angleterre. Gary Oldman est d'une grande justesse et d'une grande perfection dans ce rôle.
A voir pour l'homme et pour l'histoire.

A vos tickets.




PS : pour en savoir plus sur l'opération dynamo, je vous conseille de regarder Dunkerque de Christopher Nolan !!!
Je vous remet le lien vers mon article !  Dunkerque de Christopher Nolan


Bande annonce :