Venom : Quand le symbiote et l'humain s'associe... C'est un carnage....
La Life Foundation est un organisme qui essaie de trouver des solutions pour aider l'humanité à survivre au chaos qu'elle a mis sur Terre et dans l'environnement. Alors qu'une expédition spatiale ramène 4 échantillons de symbiotes, elle a un accident en rentrant dans l'atmosphère.
Un des symbiotes parvient à s'échapper et tente de retrouver ses amis.
A San Francisco, Eddie Brock, un journaliste passionné et percutant, interview Carlton Drake président de la Life Foundation. Des rumeurs veulent qu'il utilise des cobayes humains pour ses recherches. Vexé, il fait virer Brock qui perd par la même occasion sa fiancée.
Quelques temps plus tard, alors qu'une employée lui demande son aide, Brock est infecté par le symbiote Venom.
Sa vie va alors complètement changer.
L'ennamie de Spider-man a enfin son proopre film ... mais c'est loin d'être le meilleur de la franchise.
Alors que l'on attendait ça depuis longtemps et que le fameux parasite extraterrestre avait fait une apparition dans le dernier volet des aventures de Spiderman avec Tobey Maguire, on se retrouve devant un film assez plat et décevant côté scénario.
Ce n'est pas mou, loin de là, l'action est bien présente et ça bouge dans tout les sens par moment (même un peu trop parfois) . Mais l'histoire est prévisible à souhait, le méchant, loin d'être charismatique et Venom est presque trop gentil pour être vrai... (toute dimension prise en compte).
Quel dommage de massacrer un personnage qui a tant à offrir.
En dehors de ça, et d'une réalisation plutôt passable, un scénario bateau et des personnages creux ( on en parle de la potiche Michelle Williams qui a tout de même un oscar à son palmarès .... ) le film reste tout de même dynamique et par certains aspect se rapproche des films de buddy movie des années 90.
Marvelisation oblige, c'est bourré d'humour, parfois pas très bien placé, ça se modernise et ça se dépoussière. Mais du coup, les personnages en perdent de leur mordant. Et le tout devient fade.
Un point positif tout de même, les effets spéciaux sont excellents !
Et la musique aussi est plutôt réussi.
Le film reste tout de même divertissant et rempli son office de film d'action !
Par contre, on passera sur le jeu des acteurs qui est loin de tout ce qu'ils ont pu nous offrir auparavant ! Tom Hardy est dépassé et Michelle Williams est là pour décorer.
Seul Woody Harrelson serait intéressant, mais il n’apparaît qu'à la toute fin du film !
Au total (oui, je sais, c'est court, mais ça ne mérite pas plus !) Venom est un film passable, sur lequel on peut s'arrêter mais qui ne restera pas dans les annales !
Si vous vous y aventurez, prenez un bon bol de pop corn et posez le cerveau, il ne vous sera pas utile !
Pour le reste régalez vous !
Bon film !
Ps: comme toujours, un film Marvel a des scènes post-générique et il n'y fait pas l'impasse !
Merci les toiles héroïques pour leur article !
Solo : A Star Wars Story : les origines d'un héros pas si héroïque que ça...
Sur la planète Corellia, le jeune Han vole une dose de coaxium, un carburant précieux pour vaisseau spatial et pense ainsi acheter un moyen de fuir l'organisation criminelle "les Vers Blancs" de Lady Proxima avec sa petite amie, Qi'Ra. Au moment de payer l'agent de la douane, Han et Qi'ra sont repérés et Qi'ra capturée. Décidé à revenir la sauver, Han s'enrôle dans l'armée de l’air de l’Empire. L'agent de recrutement le nomme Han Solo.
Quelques années plus tard, révoqué de l'académie des pilotes, il officie comme soldat dans l'armée de l'empire.
Lors d'un combat, il repère des contrebandiers avec lesquels il espère s'échapper. Mais Tobias Beckett le dénonce.
Entre péripéties et découvertes, ce ne sont que les début des aventures de Han Solo.
Star Wars revient sur un bout de son histoire... Et pas n'importe lequel !
Ici, on revient sur les origines du plus célèbre des vauriens de l'espace.
Han Solo est pour ceux de la première époque, interprété par Harrison Ford.
Charismatique par son humour et sa décontraction, il s'est rendu indispensable dans la résistance avec son amitié pour Luke Skywalker et son amour pour la princesse Leia.
Mais ce que l'on ne sait pas de lui c'est ce qui a fait qu'il était un vaurien, un contrebandier.
De ses origines, on découvre qu'il était esclave, main d'oeuvre avant de devenir soldat pour s'en sortir.
La débrouillardise a toujours était sa planche de salut et son culot, sa chance légendaire.
Pilote hors-pair, c'est sa "grande gueule" et son mépris des règles qui vont le faire exclure.
J'avais très peur de cet opus dans les histoires Star Wars, parce que Han Solo est juste un monstre de cette saga. Il est un des 3 personnages pilier. Et rien que le casting me faisait très peur.
Et j'ai été un peu rassurée par le film.
Oui, le casting n'est pas top, il y a des longueurs et des choses parfaitement inutiles !
Mais il y a beaucoup d'humour, bien dosé et bien placé ! Cela apporte un sacré plus au scénario.
De plus certaines scènes sont extrêmement bien faites ou écrite (je parle des idées). J'ai adoré la rencontre avec certains personnages qui sont clé pour le reste de l'histoire. Et la scène sur le train est fantastique !
Chewbacca arrive de façon inattendue et leur première scène avec Han est juste excellente.
La rencontre avec Lando Calrissian est aussi intéressante.
Et il y a quelques surprises qui font sacrément plaisir (mais pas de spoiler, alors je vous laisse les découvrir !).
Ce film en lui même est parfaitement inutile dans l'univers Star Wars. Il n'apporte rien et ne découvre aucun pan de l'histoire que l'on aurait pu trouver intéressant pour comprendre certains points précédent ou pour apporter quelque chose à la suite. Contrairement à Rogue One qui était époustouflant et nous faisait comprendre plein de choses et relier parfaitement 2 épisodes et 2 trilogies !
Les effets spéciaux sont aussi très bons ! ILM reste toujours à la pointe et ça fait plaisir.
Certains plans dans l'espace et le raid de Kessel (fait en 12 parsecs) sont magnifiques.
La réalisation est confiée à Ron Howard (Un Homme d'exception, Da Vinci Code, Rush...) suite à la défection de Phil Lord et Chris Miller.
Howard fait le job, c'est fluide, dynamique et aérien. Mais les lacunes de scénario font que le film reste tout de même très plat.
La musique du film est signé John Powell (La Mémoire dans la peau, Mr. et Mrs. Smith, P.S., I Love You...) avec la participation de John Williams (Saga Star Wars, Harry Potter, Indiana Jones...).
On retrouve les thèmes de la saga avec quelques morceaux bien choisis.
Côté casting, autant le héros a la charisme d'une huître pas fraîche (et si vous me suivez... vous savez que je ne l'avais pas aimé dans Avé César...) autant les seconds rôles sont plus que sympa même quand ils n'apparaissent pas longtemps à l'écran.
Donc on passera sur Alden Ehrenreich (Avé César, Beautiful creature) qui campe un Han Solo plat et qui surjoue.
Emilia Clarke (Game Of Thrones, Terminator Genesis) est Qi'Ra. Elle fait mieux qu'avec le célèbre cyborg destructeur et arrive à jouer quelque chose de nettement plus intéressant.
Woody Harrelson (Larry Flynt, Bienvenue à Zombieland, Hunger Games) est Tobias Beckett, contrebandier qui est blasé et avait un seul rêve. Harrelson reste un excellent acteur, même desservi par un script passable.
Donald Glover (Seul sur Mars, Atlanta...) est un Lando Calrissian particulièrement fin et différent du personnage que l'on connaît, mais pas en mal. Il lui construit une attitude et un personnage remarquable.
Paul Bettany (Da Vinci Code, Avengers) est Dryden Vos. Commandant d'une bande de contrebandiers, il est parfait dans ce rôle différent, moins tendre et plus fou, voir décalé.
Au total, Solo, A Star Wars Story est un épisode sympathique, mais pas indispensable dans un univers riche et grandissant.
Un casting en demi teinte et un scénario ralenti sont sauvés par un humour et de bonnes surprises.
A voir si l'on aime Star Wars par dessus tout, mais ce n'est vraiment nécessaire de vous torturer !
Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance : Quand la colère motive la recherche de la vérité
Cela fait des mois qu'Angela Hayes a été retrouvée morte, violée et brûlée; mais la police n'a toujours pas trouvé le coupable.
Mildred Hayes, sa mère décide alors de louer les panneaux publicitaires à l'entrée de la ville pour provoquer la police et faire parler de l'affaire.
Elle va entrer en conflit avec la police mais aussi certains habitants qui soutiennent le shérif.
Mais elle ne se laissera pas abattre et continuera la lutte pour retrouver le meurtrier de sa fille.
Le combat d'une mère pour trouver la vérité et faire son deuil.
Ce n'est pas tant les panneaux de la vengeance, pas vraiment, mais plutôt de la rage et de la colère pour stimuler et faire bouger les choses.
Dans cette histoire, ce n'est pas contre la police que Mildred Hayes loue ces panneaux, mais pour faire avancer l'enquête qui piétine.
Se faire pointer du doigt pour son inefficacité n'est pas au gout de la police.
La ville est entre de bonnes mains avec le shérif qui est fatigué car dans une impasse de sa vie et le petit roquet qui a un bon fond, même s'il est raciste, misogyne et qu'il préfère la violence à la recherche intelligente.
Ce ne sont pas de mauvaises personnes, mais parfois, la chance n'est pas de leur côté.
Et c'est souvent ce qui permet d'arrêter les criminels qui passent au travers des mailles du filet.
Mildred est en deuil, en colère, elle veut des réponses. Elle se sent coupable aussi car ses rapports avec sa fille n'étaient pas des plus cordiaux.
Mais elle l'aime et veut lui rendre justice.
Et face au fait que la police agit plus pour les autres, voir, fait de sacrées bourdes; elle décide de franchir le cap et n'ayant presque plus rien à perdre, tente le tout pour le tout.
Plus on parle d'une affaire, plus on a de chance qu'elle soit résolue.
Et c'est dans cette optique qu'elle prend d'assaut les panneaux publicitaires et le journal télévisé.
C'est une Amérique souffrante et marquée par le cynisme de son état qui est résumé ici.
Gangrenée par la violence, les préjugés et le racisme, c'est difficile de se faire entendre.
C'est également la rage d'une mère qui sert de message. La rage de vouloir trouver des réponses, la rage de vouvoir rendre la justice et d'essayer, même si l'ont sait que ça ne change rien, de faire bouger les choses.
Le scénario n'est pas très riche, mais l'histoire est prenante et touchante. Mais ce qui donne beaucoup de rythme et fait avancer le film c'est l'humour.
Oui, bien que l'histoire est triste et pénible en son sens premier; un humour grinçant, sarcastique permet d’alléger et de digérer plus facilement les événements.
La réalisation de Martin McDonagh (Bons baisers de Bruges, Sept psychopathes) est fluide et intéressante. Par delà les préjugés, il met en avant toute la verve et la force de son actrice principale et lui offre un rôle marquant.
La musique est signée Carter Burwell (Ladykillers, Twilight, No Country for Old Men...). Belle, hypnotique par moment, elle rend hommage aux moments de lutte, de tendresse et de souffrance.
(On reconnaît facilement sa touche au piano !)
Côté casting
Frances McDormand (Fargo, Burn After Reading, Transformers 3 : La Face cachée de la Lune...) est Mildred Hayes. En colère parce qu'après des mois de souffrances, l'assassin de sa fille n'a toujours pas été arrêté, elle décide de prendre les choses en main. Elle déverse sa colère pour la rendre utile à son affaire. Elle secoue le monde qui l'entoure pour avancer et chercher un peu de lumière dans sa colère.
McDormand est exceptionnelle dans ce rôle. Forte, elle en impose face aux machos, aux critiques et à tous ceux qui rêvent de la voir se taire. Sensible, elle essaie de faire face a ses démons, à ses décisions pour avancer. Oscar à la clé ?
Woody Harrelson (Tueurs nés, Bienvenue à Zombieland, Hunger Games...) est le shérif Bill Willoughby. Déconcerté et touché par la souffrance de cette femme, il fait de son mieux avec ce qu'il a. C'est un homme bon et qui aime son travail. Il est du côté de Mildred. Et même s'il n'est pas content de ce qu'elle a fait, il la comprend.
Harrelson est fantastique dans le rôle de ce shérif qui ne sait plus quoi faire. Il est devant une situation qui ne peut avancer par manque de preuve mais il souhaite plus que tout aider cette femme à aller de l'avant. Touchant, intelligent, son personnage est très intéressant et ambivalent.
Sam Rockwell (Moon, La Ligne Verte, Charlie et ses drôles de dames...) est l'officier Jason Dixon. Imbécile, aimant la violence, raciste et homophobe, il aime tout de fois beaucoup son travail. Les panneaux vont le mettre dans une rage folle qu'il aura du mal à gérer. Seul son mentor, le shérif, arrive à la canaliser et lui faire prendre conscience de ses capacités.
Rockwell est exceptionnel ici. On le déteste et on l'aime bien parce qu'au final, ce n'est pas complètement de sa faute s'il agit comme ça. Il en devient même sympathique. Une très belle interprétation d'un américain lambda qui rêve de plus malgré des barrières telles que le manque de culture et les voies sans issues de la vie.
Au total, on a un film touchant sur la rage d'une femme à faire valoir une justice qui lui fait défaut.
Elle se sert de ce qui est à sa portée pour se faire entendre quitte à braver les limites de la bienséance et des bien-pensants.
Les interprètes sont exceptionnels !
La Planète des singes : Suprématie : Vengeance ou survie. Entre animalité et intelligence, un choix épique.
2 ans après la trahison de Koba, la colonie des singes est toujours en conflit avec les humains. Mais ne souhaitant que la paix, César propose une trêve au Colonel. Celui-ci n'en tient pas compte et continue à combattre la tribu.
Ayant perdu ce qu'il aime le plus, César par à la poursuite des humains pour se venger.
Il sera rejoint par Maurice, son fidèle ami Orang-outan, Rocket, son meilleur soldat et Luca, le gorille.
Ensemble, il remonte la piste laissée par les hommes et en chemin, trouvent une petite fille malade. Atteinte du virus, elle est incapable de parler et a perdu une partie de son intelligence.
Maurice la prendra sous son aile.
Trouvant également en chemin Méchant Singe, un autre singe parlant, ce dernier leur indiquera le camp des humains.
Ce qui les y attends changera leurs vies.
Voilà la conclusion de cette nouvelle trilogie simiesque... Et quelle conclusion !
La planète des singes : Origine nous expliquait le début des singes intelligents. Comment ils le sont devenus.
La planète des singes : l'affrontement montrait l'origine du conflit entre humains et singes.
Ici, on conclut cette découverte des origines de la grande saga pour finir en beauté et rattraper les premiers films simiesque.
On retrouve César toujours à la tête de sa tribu et qui la protège contre l'ennemi humain et sa violence.
Alors qu'il ne rêve que de paix, l'Homme, dans sa folie destructrice, ne veut que l'annihilation de "l'ennemi" et reconquérir la Terre.
C'est encore un de ces film où l'on regrette d'être humain tellement ce qui nous caractérise en général se retrouve bouffé par la rage et la violence d'une pseudo-survie.
L'Homme n'est plus l'espèce à sauver. Il s'est auto-détruit avec le virus.
Dans le film, c'est avec intelligence et prudence qu'est mis en place un changement dans l'empathie que l'on ressent. Progressivement, depuis le premier film, on se prend d'affection pour César.
On l'a connu bébé, adolescent, jeune prisonnier et enfin leader.
Chacune de ses décisions est mûrement réfléchie. Il agit avec intelligence et sagesse.
Tout ce qu'il a appris dans les livres et auprès de Will Rodman l'a rendu prudent et digne de la confiance de sa tribu.
C'est finement qu'est mené le scénario du film. Bien que beaucoup de twist, ou actions ne soient pas nouveaux, on y trouve une logique et des interactions malignes.
Et les références à la première série de films sont nombreuses. On retrouve des noms, des personnages qui apparaissent sous d'autres formes dans les opus des années 60/70.
Et au final, la boucle est quasi bouclée avec une arrivée dans un univers proche de celui que l'on connaissait déjà.
La motion capture est la technique utilisée par les acteurs pour incarner les singes. Elle y trouve ici son apogée avec une maîtrise et une beauté à couper le souffle.
Les effets spéciaux sont magnifiques et les singes paraissent tellement réels que ça en est extraordinaire.
La réalisation de Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer, La Planète des Singes : L'Affrontement...) est impressionnante de maîtrise. Et même s'il n'y a pas de grande découverte dans son travail, il n'en reste pas moins qu'il est beau et Reeves sait mettre en avant ses personnages et son histoire.
Quant à la musique du film, elle est signée Michael Giacchino (Mission impossible : Protocole Fantôme, Star Trek Into Darkness, La Planète des singes : L'Affrontement...) qui nous prouve qu'il peut tout faire, du dessin animé au blockbuster. Il sait passer de la bataille la plus violente au moment de sentiment le plus pur sans faillir. De toute beauté !
Côté casting :
Andy Serkis (Le Seigneur des anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, Avengers : L'Ère d'Ultron...) est César. Toujours aussi sage et intelligent, il mène sa famille vers la sécurité, mais le colonel va changer la donne. Sa soif de revanche va le mener sur un chemin bien différent.
Serkis est parfait dans ce rôle depuis le début de l'aventure. De l'émotion à la posture, on voit tout passer par son regard si humain et il emmène avec lui toute la force et le courage que César incarne. Donnez-lui un oscar !!!!
Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Insaisissables, Hunger Games...) est le colonel McCullough. Militaire, intransigeant, il a sa propre idée de ce qui doit être fait pour éviter que la Terre devienne la planète des Singes. Et sa folie l'entrainera loin, au-delà de ce à qu'il avait prévu.
Harrelson est aussi parfait que Serkis. "Jusqu'au boutiste", il fait ressortir ce qu'il y a de pire en l'Humain et offre une perspective très sombre de ce que l'on peut faire.
Amiah Miller (Dans le noir Dans le noir, MacGyver) est Nova. Orpheline muette, elle est recueillie par Maurice qui la prend sous son aile et la protège. Elle va trouver une nouvelle famille.
Miller est une vraie révélation et nous montre beaucoup de talent pour un si jeune âge.
Elle représente l'innocence, la tendresse, l'acceptation et la diversité. C'est l'humanité qui a été perdue et qui ressort. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants, là elle est exprimée par ses yeux et son comportement !
Au total, ce film est une conclusion parfaite à une saga qui a su évoluer avec le temps et qui finit en apothéose ! Matt Reeves défend la cause des Singes avec intelligence et courage tout autant que son héros quasi parfait !
Épique !
Insaisissable 2 : La magie et l'intelligence au service de la justice... l'arnaque n'est pas loin !
1 an après avoir présenté les plus grands numéros de magie, échappés au FBI et trouvé l’œil, les 4 cavaliers de l'apocalypse et Dylan reviennent sur la scène pour rejouer les Robin des Bois.
Alors qu'ils tentent de démasquer un magnat des télécoms, ils sont piégés et se retrouvent transportés de New York à Macao en Chine.
Ils ont la surprise d'être engagés par Walter Marby, jeune génie de l'informatique qui veut récupérer une puce permettant de pirater n'importe quelle base de données.
Pour s'en sortir sans mourir, les magiciens vont devoir exprimer tous leurs talents et découvrir qui les a piégés réellement ...
Que le spectacle commence.
Les 4 magiciens et leurs amis sont de retour pour nous jouer des tours surprenants !
Le premier opus de nos super magiciens nous avait emmené dans le monde de la magie et des illusions. Afin de venger un de ses meilleurs magiciens, l’œil, société secrète, avait fait en sorte de faire un spectacle grandiose pour arriver à ses fins.
Et ce fut efficace.
Le premier film, réalisé par Louis Leterrier (Le Transporteur, L'Incroyable Hulk, Le Choc des Titans...) était frais, avec des numéros splendides et un cast plein d'humour et de talent.
Dans ce nouvel opus, un an est passé et les magiciens désespèrent de retourner sur scène.
Henley a quitté le groupe pour tracer sa voie toute seule.
Les 3 autres attendent les instructions de l’œil et de Dylan.
Lula, magicienne aussi, rejoint le groupe.
Atlas, l’illusionniste, est impatient et tente de contacter l’œil par lui même.
Une nouvelle mission leur est confiée, mais tout ne se passera pas comme prévu.
Pris entre 2 feux, ils vont devoir établir un plan pour faire un braquage et trouver une solution pour se sortir du piège dans lequel ils sont tombés.
L'histoire recommence pour nos magiciens, mais ici, on a moins de fraîcheur.
L'histoire reste très sympa. Les personnages sont attachants... (sauf Lula qui est casse-c******).
Mais on se retrouve avec presque une impression de déjà vu.
Pour ma part, j'avais beaucoup aimé le premier film qui nous offrait quelque chose de frais, de distrayant et avec un twist plus que sympa à la fin.
Ici, pas de vraie surprise.
On a un film très sympa et rythmé, mais il me manquait quelque chose.
Je crois que la dynamique entre les personnages marchait mieux dans le premier film. Les piques étaient plus savoureuses et la découverte inédite.
On était embarqué par des numéros de magie spectaculaires et par leurs explications.
Ici, on retrouve la même formule, mais avec moins de subtilité et plus de grandiloquence. On y perd toute la fraîcheur et la naïveté qu'il pouvait y avoir dans le premier film.
Il n'empêche qu’en dehors de ça, le film donne de nouveaux tours de magie ou d'illusion à regarder. Et certains sont juste magnifiques. D'autres un peu moins, mais il feront tout de même rêver les petits magiciens en herbe.
Le scénario est pas mal, mais encore une fois, ça manque d'originalité et la grandeur qu'il a pris par rapport au premier opus en fait encore un fois une suite qui perd de son originalité pour en faire un spectacle de grande ampleur, mais quelque peu vide de substance.
Au niveau de la réalisation, Louis Leterrier (Le Transporteur, L'Incroyable Hulk, Le Choc des Titans...) laisse sa place à Jon Chu (Sexy Dance 2, G.I. Joe : Conspiration, Jem et les Hologrammes...) qui nous offre un film pas trop mal avec des plans assez spectaculaires et d'autres bof bof, mais qui dans l'ensemble nous donnent un tout fluide et aéré.
Les effets spéciaux et les numéros des magiciens sont spectaculaires mais je mettrais une moins bonne mention au tour de magie de la carte dans le cambriolage .....
Quant à la musique du film, Brian Tyler (Iron Man 3, Fast and Furious 7, Avengers : L'Ère d'Ultron...) nous offre un son qui colle à l'action du moment, qui reprend la musique du premier film dont il est l'auteur, mais qui encore une fois n'offre rien de neuf et ne vous restera pas dans la tête.
Côté casting :
Jesse Eisenberg (Bienvenue à Zombieland, The Social Network, Batman v Superman : L'Aube de la justice...) est Daniel Atlas. Magicien doué, il est brillant et sait s'adapter. Son ambition le démange et il veut avancer avec l’œil et faire quelque chose qui compte. En allant au devant de l'action, il va avoir de drôles de surprises.
Eisenberg nous offre un retour de son personnage avec une évolution naturelle de celui-ci. Fier, opportuniste, il reste tout de même fidèle et loyal à ses amis. Rien de neuf chez lui, à part sa coupe de cheveux post Batman V Superman.
Mark Ruffalo (Zodiac, Foxcatcher, Avengers : L'Ère d'Ultron...) est Dylan Rhodes / Dylan Shrike. Alors qu'il pensait que son plan avait été sans accros, il sera surpris lors de la reprise des 4 cavaliers sur le devant de la scène. Il va devoir se creuser les méninges pour aider ses amis et résoudre l'énigme qui l'entoure ainsi que celle de la disparition de son père.
Ruffalo est un acteur qui s'adapte facilement aux différents types de rôles. Mis à part qu'il a une expression faciale qui reste presque tout le temps figée, il arrive par son jeu à rendre ses personnages attachants et divertissants. C'est probablement lui qui évolue le plus lors du film.
Dans l'action, comme dans la réflexion, il reste facile de le suivre et de le comprendre.
Woody Harrelson (Tueurs nés, Zombieland, Hunger Games...) est Merritt McKinney / Chase McKinney, le mentaliste.
Sans spoiler, il offre ici une super performance de dédoublement et d'autodérision poussée à l'excès. Délicieux. Il est excellent dans ce rôle et donne un contre-emploi au sérieux de certaines scènes.
Dave Franco ( Fright Night, 21 Jump Street, Nos pires voisins...) est Jack Wilder, le spécialiste des cartes. Plus présent, il cherche à revenir sur le devant de la scène alors qu'il est censé être mort. Mais le piège va tout changer. Et ses techniques vont se retrouver sous les lumières pour aider ses camarades.
Franco reste un peu en retrait par rapport à ses potes, mais il est tout de même plus présent ici. Il reste un point de fraîcheur et de naïveté dans ce monde aux apparences trompeuses.
Lizzy Caplan (Lolita malgré moi, Cloverfield, Masters of Sex...) est Lula May. Magicienne depuis des années, mais non reconnue, elle a un talent certain. Remplaçante de Hadley, elle devra faire ses preuves pour travailler en équipe avec les garçons très rapidement mais ce ne sera pas sans peine.
Autant j'aime beaucoup l'actrice, autant là, je trouve son personnage assez pénible. Elle est fun, mais ses délires vous laisseront un goût amer. Un peu trop surjoué pour moi.
Daniel Radcliffe (Harry Potter, Horns, Docteur Frankenstein) est Walter Marby. Petit génie de l'informatique, il va piéger les cavaliers pour qu'ils l'aident à trouver une puce que lui a dérobé son ancien associé. Plutôt loufoque, il faut se méfier de ce personnage assez retors.
Radcliffe est excellent dans ce rôle. En parfait contre emploi par rapport à son Harry Potter des plus célèbres, il nous donne un personnage complètement déjanté qui sait ce qu'il veut et fera tout pour l'obtenir. Cet acteur se monte petit à petit une filmographie des plus intéressantes !
Morgan Freeman (Amistad, Invictus, Les Évadés...) est Thaddeus Bradley. Journaliste piégé par Dylan dans le premier film, il veut sortir de prison et prendre sa revanche. Motivé, il donnera matière à réflexion à nos magiciens et fera courir notre inspecteur.
Freeman reste le grand acteur qu'il est. Toujours une petite touche d'humour, de la malice et de l’intelligence, il donne des raisons de s'intéresser à son personnage et en fait un très bon duelliste.
Au total, on a un second film pas mal, rythmé, sympa, mais qui n'offre rien de neuf. Les numéros sont superbes et les acteurs bon, mais ça reste sur ses acquis....
Si on a droit à un troisième opus, il faut espérer qu'on creuse un peu plus l'histoire qui est en retrait et reste en filigrane !