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mercredi 9 mars 2022

The Batman

 The Batman : Le plus grand détective vengeur est de retour ! 



Alors que Gotham se noie sous la criminalité et la corruption, un chevalier noir, un vengeur agit depuis 2 ans pour tenter de sauver les citoyens. Mais un tout nouveau tueur en série arrive en ville.

Et le Riddler met au défi le lieutenant Gordon, la police de Gotham et Batman. 

Par des devinettes, il va soulever le voile sur la corruption et le mal qui ronge une cité aussi sombre que son héro. Il met aussi en lumière des secrets sur l'illustre famille Wayne, les parents de Bruce, alias Batman.

Entre Chat et loups, la course aux réponses et secrets va être intense !

Mais que ce qui se cache dans les ténèbres ?


Il est de retour ! Batman revient et il crève l'écran !

Après 9 autres films, le voilà de retour dans un tout nouvel univers (en principe pas lié au reste du DCEU... mais...).

Après Tim Burton avec son Batman et Batman le Défi, Joel Schumacher a pris la relève avec Batman Forever et Batman et Robin. Puis nous avons eu droit à la merveilleuse trilogie de Christopher Nolan : Batman Begins, The Dark Knight et The Dark Knight Rises. Enfin Zach Snyder nous a offert sa propre version avec Batman Vs Superman et Zach Snyder's Justice League.

Chacun a son charme, ses atouts. Oui, même la version clownesque de Clooney ! 

Certains sont cultes. Et chaque réalisateur a mis sa patte pour réaliser sa propre version plus ou moins torturée du justicier masqué !

C'est au tour de Matt Reeves de nous offrir la sienne ! 


Et elle rappelle les origines du comic de ce personnage si célèbre. 

En effet, ici, Batman n'est pas une âme torturée. Il ne pleure pas ses parents. Mais il est en colère et il se sert de cette envie de vengeance pour faire justice aux victimes des gangsters de la très gangrénée Gotham.

On ne renoue pas avec le passé douloureux de Bruce. Il est évoqué, il est toujours quelque part en fond dans les esprits, mais il n'est pas le centre de l'histoire. On n'est pas sur une Origin Story. Cela fait 2 ans que Bruce a commencé sa mission dans les ténèbres de la ville et qu'il combat à son échelle le mal qui ronge sa ville. 

Il dit être la vengeance par ce qui est arrivé à ses parents. C'est pour lui une forme d'exorcisme de sa colère de sa rage et de son envie que ce traumatisme n'arrive pas à un autre.

Nous n'avons pas un film de super héros ici, nous nous trouvons au centre d'une enquête sur un serial killer. Batman retrouve ses galons de détective sombre qui il collabore avec la police, car les crimes sont lié à lui. D'une part parce que Le Riddler lui laisse des messages et d'autre part parce que les crimes font ressurgir le passé de la famille Wayne. 

C'est un scénario assez limpide, qui se raconte lui même. On n'a pas de grande surprise, pas de twist à nous tordre le cerveau. Mais l'ensemble est assez intelligent pour nous accrocher tout du long des 3h de film. On ne les voit pas passer. 

L'histoire est sombre et Gotham est un personnage à part entière. Sale, tordue, elle a des cicatrices comme son justicier, mais elle a aussi de l'espoir et c'est en cela qu'elle se relèvera.

Bruce Wayne n'est pas un golden boy qui se déguise pour se venger. Il est au delà de ça. Il n'est plus que sa mission. Le reste importe peu. Il est économe en mot, il parle peu mais dès qu'il laisse sa rage explosé, il ne se retient plus. La violence est son mode d'expression. Pas de gadgets, juste un grappin et une cape évolutive. Il ne fait pas dans le James Bond. Même la batmobile est simple  mais rudement efficace. Rien que par le son de son moteur, elle impose la peur comme son conducteur. Bruce a laissé sa vie sociale derrière lui. Et ne se sert de la société que pour mieux traquer ses adversaires. 


Seul Alfred Pennyworth est au courant de ce qu'il fait et veille sur lui . Il lui rappel qu'il n'est pas que rage et vengeance. Il a aussi un héritage, il est aussi un être humain qui mérite plus que ce qu'il se permet. 

Le lieutenant Gordon, est une aide précieuse dans la lutte contre le crime. Lui et Batman on une relation de confiance toute relative, mais qui fonctionne et leur permet à l'un comme à l'autre d'être plus efficace.

Selina Kyle est une serveuse, voleuse qui va se retrouver par hasard sur le chemin du chevalier justicier. Ils ont des intérêts en commun, mais pas forcément la même façon de faire. Mais chacun va faire en sorte d'atteindre son but. Que ce soit un sauvetage, une vengeance, ils font front et s'entraide parce qu'ils tiennent l'un à l'autre et qu'ils veulent sauver l'autre malgré tout !

Quand aux méchants, ils sont soit glaçants, soit caricaturaux, soit grotesques !

Le Riddler flirte entre folie et super intelligence. Terroriste, vengeur des floués de Gotham, il va donner du fil à retordre à l'homme chauve souris. 


Le Pingouin est un mafieux dealer, entre la parodie et le cliché du gros lourdingue, il est aussi retord que puissant dans son milieu. 

Et Carmine Falcone est la caricature même du parrain mafieux qui règne sur les basfonds de Gotham. Intouchable, pourri jusqu'à la moelle, il serra difficile à rencontrer pour mieux le confronter.  

Chaque personnage a un lien avec le chevalier noir et leurs rencontres et leurs confrontations mettrons en avant le passé des uns et le but des autres. 


Les combats sont intenses et violents. Nous sommes au delà de la violence gratuite. Elle sert un but. Entre envie de se venger, expression d'énigme et fureur d'un monde pourri, elle est une entité vivante et puissante.

Ils sont d'ailleurs chorégraphiés et superbement mis en scène. 

Les effets spéciaux sont aussi très impressionnants. Explosions, cascades, Fx, on est au spectacle mais sans trop en faire. Ils desservent bien l'histoire. 

Quand à la réalisation. Matt Reeves nous offre un grand film d'enquête, de revanche et de vengeance. 

Il redore le blason de DC avec un film qui réuni ce qui a toujours fais de cette écurie de comics son étendard: le côté sombre, le sérieux et la brutalité de son histoire. 

Ces derniers temps, Warner avait pris l'habitude de marveliser ses films et du coup, des personnages trash et brutaux se servaient un peu trop de l'humour et des couleurs pour faire passer la pilule de leur univers. 

Ici, on retourne aux origines et on fonce dans un monde en noir et rouge. On retrouve quelques airs de western avec des plans de Batman qui marche seul, dans des flaques, à l'endroit ou à l'envers histoire de renforcer la peur qu'il utilise aussi bien que sa force. On pourrait aussi se rapporter à des vieux films de gangsters genre Le Parrain ou des policiers comme des Eastwood.

Reeves nous offre des plans qui vont devenir cultes, une histoire solide et il sait mettre en avant ses personnages et son histoire. 


Pour finir, le casting. 

Ici, on a un casting 4 étoiles qui nous offre le meilleur de leurs talents pour donner vie à des personnages cultes. Et ils réussissent à la perfection. 

Robert Pattinson, décrier tant et plus parce qu'il a osé faire une saga de films de romance plus ou moins réussi, a su exploser l'écran. Il a su bâtir un corps, une interprétation et un charisme digne d'une rock star pour interpréter le justicier vengeur. Si les gens avaient un peu suivi sa carrière dans le cinéma indépendant, ils auraient vu le potentiel immense de cet acteur. Il n'a pas fini de nous éblouir ! (étincelle, paillette… vous avez la référence..??? ). Parfait dans la retenu verbale et explosif dans le physique, ce Batman est imposant et nous offre un tout nouvel univers.

Zoë Kravitz nous offre une nouvelle version de Selina Kyle alias Catwoman. En colère contre le monde entier et surtout certaines personnes des basfonds de Gotham, elle va se devenir une alliée précieuse et une âme à laquelle Batman peut se rattacher. Kravitz fait du très bon boulot et est parfaite dans son rôle. Féline, intelligente, elle est une Selina dans l'air du temps.

Paul Dano est le Riddler. Personnage mythique, intelligent mais délirant, il est un des ennemis du Bat. Il essaie de le faire réfléchir à ce qui l'entoure et il essaie de lui ouvrir les yeux. Il veut imposer sa vision du monde. Ce que Gotham a fait de lui. Dano est incroyablement doué. Que ce soit dans sa folie ou sa violence, il est entre amour et hystérie. Un ennemi parfait! Vite une nomination aux oscars pour ce monsieur !!!! 

Colin Farrell est Oswald Cobblepot alias le Pingouin. Au service du grand mafieux de Gotham, il est aussi respecté que son patron par sa force, sa laideur et sa violente intelligence. Farrell est méconnaissable ! Tellement maquillé, transformé que vous ne reconnaitrez que son menton ! Un bon truand comme on les aime !

Jeffrey Wright est le lieutenant James "Jim" Gordon. Un des rares flics incorruptibles de Gotham, il aide Batman dans sa mission et vice versa. Ils ne sont pas amis, mais ça s'en rapproche. Ils savent qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre. Wright a la gouaille de l'emploi. Il rempli parfaitement son rôle et donne du répondant à un Batou parfois en roue libre. 

Andy Serkis est Alfred Pennyworth. Majordome de la famille Wayne, il est ce qui se rapproche le plus d'un père, voir d'un ami pour Bruce Wayne. Fort, intelligent, il met toutes ses compétences d'ancien espion au service de son maître. Serkis est excellent dans ce rôle et répond avec force et pertinence à son patron qui perd un peu de vue les enjeux de son héritage.

John Turturro nous offre un Carmine Falcone mafieux à souhait ! D'une finesse risible, il est aussi effrayant que peut l'être le parrain d'une mafia à la tête d'une ville depuis 20 ans ! Turturro est très bon et à su joue d'une violence toute en retenue pour mieux instiller la peur dans ses adversaires. Mais à se croire intouchable, on oubli que les ennuis ne sont jamais loin dans cette ville. 


 Au total, The Batman est un grand film d'enquête, d'action et de vengeance pour un héros en colère. De la vengeance à la violence d'une illusion perdue dans les ténèbres, le justicier fera un pas supplémentaire dans sa mission pour sauver sa ville ou du moins l'amener dans la bonne voie. 

Pattinson, Kravitz et Dano sont parfaits ! 

Une suite serait en préparation et une série dérivée aussi !!! 

Bon film ! 


Bande annonce  :





mardi 27 mars 2018

Black Panther

Black Panther : Entre tradition et futur, l'équilibre passe par la révolution !




Suite à la mort de son père lors de l'attentat de Vienne, T'Challa devient roi du Wakanda.
Il rentre dans son pays pour passer la cérémonie rituelle de succession.
Après être monté sur le trône, il reprend la chasse de l'ennemi le plus vieux du Wakanda, Ulysses Klaue. C'est un marchand d'armes qui a volé du vibranium à la frontière du pays et qui a tué au passage beaucoup de gens.
Dans sa poursuite pour trouver sa proie, le roi Black Panther retrouvera un ami, l'agent de la CIA Everett K. Ross et un homme dont les secrets vont bouleverser le destin de tout un pays, Erik Killmonger.
L'avenir du Wakanda se joue entre les griffes des puissants guerriers et de leurs peuples !

Wakanda Forever !


Nous voici plongé dans le monde de la panthère royale !

Toujours dans la troisième phase de l'univers cinématographique de Marvel, on poursuit notre découverte des nouveaux membres du MCU.

On avait découvert T'Challa dans "Captain America Civil War". Alors que son père a été tué, il poursuit Bucky Barnes et s'allie avec Iron Man pour arrêter le Captain avant de mettre sa sagesse en avant et de trouver la paix en mettant le réel responsable derrière les barreaux.
Il aide même les anciens soldats à se cacher et à guérir.


Sage et respectueux des traditions et de ce que lui a appris son père et son pays, il rentre et affronte son destin. Il retrouve sa mère, sa soeur, ses amis et monte sur le trône.
Mais les apparences sont parfois trompeuses et ce que l'on pensait souvent parfait se révèle juste aussi humain que nous.

T'Challa va devoir faire face aux conséquences des actes des anciens et va devoir trouver sa propre voie pour devenir le roi qu'il veut pour son pays.


Au-delà des actes profondément héroïques que l'on doit au genre de l'histoire, on a une ouverture un tant soit peu politique. Car avec sa réserve et ses secrets, le Wakanda a toujours vécu caché et n'intervient dans le monde qu'en cas de toute extrême nécessité.
Et alors qu'ils ont des capacités extraordinaires, certains voient la possibilité de renverser la société mondiale; alors que d'autres voient la chance de sauver ceux qui en ont besoin.
Une révolution qui permettra de passer du passé-présent à un futur un peu plus brillant.


Et outre l’héroïsme et la politique, c'est aussi une allégorie pour de la colère contre un monde injuste, contre un destin cruel et envers les décisions brutales de certains qui n'ont pas le courage de changer les choses.


Avec Docteur Strange et Spiderman Homecoming, on avait déjà vu des changements dans les thèmes que Marvel aime mettre dans ses films.
Ici, un autres changement tout aussi bien venu fait de ce film une histoire à différents volets qui permet à tout une partie du monde de s'identifier.


Le scénario est boosté à l'adrénaline avec tout un côté philosophique.
On retrouve pas mal de similitudes avec le Roi Lion (Ne me dites pas que vous n'avez pas vu ça vous aussi ??? !!!). Entre les voyages spirituels, le sage paternel disparu et celui qui guide de son vivant, une Nala présente pour son Simba, c'est assez flagrant ! ^^
Mais ces ressemblances n'enlèvent rien à l'histoire qui se fond parfaitement dans l'univers Marvel.
Les nouveaux personnages sont forts et chacun a son temps. Ils sont tous mis en avant et ont leur quart d'heure de gloire.
Par contre, mon seul point négatif restera la prévisibilité de tout ce qui se passe. Rien ne m'a surpris.
Mais cela n'empêche pas au scénario d'être efficace et rythmé.


Niveau effets spéciaux et cascades, on est sacrément servis et c'est plutôt très joli !
Les combats sont excellents et la technologie du Wakanda nous fait rêver et voyager !




La réalisation de Ryan Coogler (Fruitvale Station, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa) est excellente. Il a su rallier les 2 grands ponts que son la tradition et l'ouverture vers un monde nouveau. Il donne un angle de vue différent à une histoire qui est basique et lui procure une grandeur qui résonne maintenant partout dans le monde. Et il a su mettre en avant des personnage charismatiques que ce soit par leurs forces mais surtout par leurs actes !


La musique est signée Ludwig Göransson (Fruitvale Station, A Merry Friggin' Christmas, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa...). Puissante, percutante, elle mêle rythmes traditionnels et musiques modernes tel que le veut l'histoire pour révolutionner le tout et amener à un futur plus brillant.

Côté Casting :


Chadwick Boseman (42, Gods of Egypt, Captain America: Civil War...) est T'Challa / Black Panther.
De retour dans son pays, il affronte son destin et découvre qu'être roi n'est pas si facile et que les secrets qui entourent sa fonction et ses ancêtres vont changer sa perspective de l'avenir.
Boseman était impressionnant dans Civil War et l'est tout autant ici. Il garde tout ce charisme et cette grandeur. Il arrive à montrer la force, la détermination de T'Challa qui veut être un roi digne de son pays, mais aussi ses doutes et ses questions envers ses capacités et l'avenir de son pays.
Il montre avec brio une nouvelle face d'un héros moderne et qui a envie de faire quelque chose pour que le monde change et se retrouve uni et non plus en guerre.


Michael B. Jordan (Fruitvale Station, Les Quatre Fantastiques, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa...) est Erik Stevens / Killmonger. Mercenaire qui travaille avec Ulysses Klaue, il a des origines le menant au Wakanda. Il réclame ce qu'il pense être sien et se veut meilleur roi que T'Challa. Mais tout comme son ennemi, il verra que ce qui l'entoure n'est pas ce qu'il pense. Son envie d'un monde meilleur et plus juste est corrompu par la violence de son ascension. Son chemin sera chaotique.
Jordan donne à Killmonger une âme et une puissance à son personnage qui peut paraître à la fois simple et complexe. Il est le petit garçon qui a tout perdu en une nuit, qui en veut à ses racines pour ne pas faire plus pour le monde. Il est le soldat torturé qui veut prendre le pouvoir pour ne plus avoir à souffrir, mais faire souffrir. Il est simple parce que prévisible. Et complexe parce qu'il faut voir au delà de l'apparent tueur sans âme.


Lupita Nyong'o (12 Years a Slave, Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force, Le Livre de la jungle...) est Nakia. Espionne pour le Wakanda, elle retourne au pays pour le couronnement de T'Challa. Proches, elle est cependant pour des idées plus progressistes que les traditionnelles décisions des anciens dirigeants. Mais elle n'en reste pas moins fidèle et combative pour ses convictions et les gens qu'elle aime.
Nyong'o est une actrice avec une douceur et un charisme impressionnant. Elle offre un personnage fort et persévérant. Elle donne une nouvelle lueur au héros et son sidekick. Elle est au delà de la potiche qu'on attend dans ce genre de film et c'est le cas pour tout le cast féminin !


Danai Gurira (All Eyez on Me, Treme, The Walking Dead...) est Okoye. Générale en charge de l'armée personnelle du roi du Wakanda, elle est loyale à son pays. Sage et de bons conseils, elle n'hésite pas dans le combat et donne son avis pour aider les siens. Elle va devoir faire un choix entre son pays et sa loyauté.
Gurira est une actrice connue pour ses rôles forts. Elle ne déroge pas à la règle ici et son armée de guerrières en font reculer plus d'un. Okoye est une grande combattante et son avis compte. Comme Nakia, elle se bat pour ce qui lui semble juste et important.


Martin Freeman (H2G2, Le Hobbit, Love Actually...) est Everett K. Ross. Rencontré lors des événements de Berlin, Ross est sur une enquête pour arrêter Klaue et retrouve T'Challa. Ils s'allieront dans des circonstances qui ouvriront la voie à un futur différent pour le Wakanda.
Freeman amène sa touche purement british, humoristique et décalée. Alors que tout est dans la tradition au Wakanda, Ross va permettre d'ouvrir une brèche vers quelque chose de différent. En entrant dans le pays, il sera à la fois une aide et une représentation pour un Wakanda différent. Ses interactions sont intelligentes et pleines de bons sens face aux questions soulevées.


Daniel Kaluuya (Kick-Ass 2, Sicario, Get Out ...) est W'Kabi. Meilleur ami de T'Challa, ses parents ont été assassinés par Klaue. Il demande à son roi de ramener cet ennemi pour que justice soit rendue. Mais tout ne se passant pas comme prévu, son caractère va le mener vers une vengeance plus proche de la frontière que représente Killmonger. Il va diviser son pays.
Kaluuya amène une partie que l'on pourrait détester. Son personnage est l'un des moins intéressant pour moi. On dirait qu'on lui a écrasé un orteil et comme on ne s'excuse pas assez vite, il prend des raccourcis moins sympathiques. L'acteur joue bien, c'est juste son personnage qui est ennuyeux.


Letitia Wright (Doctor Who, Humans, Black Mirror...) est Shuri. Soeur de T'Challa, elle s'occupe de la technologie du Wakanda. Très intelligente, elle n'est pas très attachée aux traditions et cherche toujours à trouver des nouveautés pour son frère et son pays. Avec le vibranium, elle permet au Wakanda de se lancer dans le futur.
Wright est une bouffée d'air frais dans cet univers très étriqué de traditions et de devoirs. Rebelle dans son genre, mais avec loyauté et respect, elle montre la voie à son frère.


Andy Serkis (Star Wars, King Kong, La Planète des singes...) est Ulysses Klaue. Marchand d'armes, il est l'ennemi numéro un du Wakanda parce qu'il convoite le vibranium dont est fait le sol et la montagne du pays. Lorsque T'Challa monte sur le trône, il fera de sa première mission la capture du malfrat. Mais ce dernier a plus d'une ressource dans son bras mécanique (merci Ultron...).
Serkis qui est une fois n'est pas coutume en chair et en os (excepté son bras gauche...) nous offre un méchant excellent, à la fois fou et cupide. Il connaît le monde qui l'entoure et sait faire usage de ses atouts, même s'il frôle la folie dans ses ambitions. Dommage que son personnage soit si mal exploité ici !
Serkis reste un excellent acteur que ce soit en motion capture et encore plus en vrai !


2 grands acteurs ont de petits rôle aussi ! Angela Bassett (Tina, Malcolm X, Strange Days...) est Ramonda, la mère du héros et Forest Whitaker (Bird, Le Dernier Roi d'Écosse, Le Majordome...) est Zuri, le maître de cérémonie et sage du pays !
Ces 2 monstres du cinéma donnent une notion de sagesse par leurs rôles, leurs charismes et leurs présences.




Au total, on a un nouveau film dans la ligné des super héros qui apporte sa propre touche de tradition et d’innovation. Black Panther reste charismatique et ouvre la porte pour de nouvelles aventures dans le monde de Marvel.
Bien que prévisible par son extrême ressemblance avec un certain Lion, ce félin n'en est pas moins dynamique et passionnant. Et son casting féminin reste son plus beau trésor tant elles sont présentes, fortes et intelligentes !
Sortez vos plus belles griffes et partez découvrir le Wakanda !

Wakanda Forever !


Bande Annonce :




lundi 21 août 2017

La Planète des Singes - Suprématie


La Planète des singes : Suprématie : Vengeance ou survie. Entre animalité et intelligence, un choix épique.




2 ans après la trahison de Koba, la colonie des singes est toujours en conflit avec les humains. Mais ne souhaitant que la paix, César propose une trêve au Colonel. Celui-ci n'en tient pas compte et continue à combattre la tribu.
Ayant perdu ce qu'il aime le plus, César par à la poursuite des humains pour se venger.
Il sera rejoint par Maurice, son fidèle ami Orang-outan, Rocket, son meilleur soldat et Luca, le gorille.
Ensemble, il remonte la piste laissée par les hommes et en chemin, trouvent une petite fille malade. Atteinte du virus, elle est incapable de parler et a perdu une partie de son intelligence.
Maurice la prendra sous son aile.
Trouvant également en chemin Méchant Singe, un autre singe parlant, ce dernier leur indiquera le camp des humains.
Ce qui les y attends changera leurs vies.


Voilà la conclusion de cette nouvelle trilogie simiesque... Et quelle conclusion !


La planète des singes : Origine nous expliquait le début des singes intelligents. Comment ils le sont devenus.
La planète des singes : l'affrontement montrait l'origine du conflit entre humains et singes.
Ici, on conclut cette découverte des origines de la grande saga pour finir en beauté et rattraper les premiers films simiesque.


On retrouve César toujours à la tête de sa tribu et qui la protège contre l'ennemi humain et sa violence.
Alors qu'il ne rêve que de paix, l'Homme, dans sa folie destructrice, ne veut que l'annihilation de "l'ennemi" et reconquérir la Terre.


C'est encore un de ces film où l'on regrette d'être humain tellement ce qui nous caractérise en général se retrouve bouffé par la rage et la violence d'une pseudo-survie.

L'Homme n'est plus l'espèce à sauver. Il s'est auto-détruit avec le virus.


Dans le film, c'est avec intelligence et prudence qu'est mis en place un changement dans l'empathie que l'on ressent. Progressivement, depuis le premier film, on se prend d'affection pour César.
On l'a connu bébé, adolescent, jeune prisonnier et enfin leader.
Chacune de ses décisions est mûrement réfléchie. Il agit avec intelligence et sagesse.
Tout ce qu'il a appris dans les livres et auprès de Will Rodman l'a rendu prudent et digne de la confiance de sa tribu.




C'est finement qu'est mené le scénario du film. Bien que beaucoup de twist, ou actions ne soient pas nouveaux, on y trouve une logique et des interactions malignes.
Et les références à la première série de films sont nombreuses. On retrouve des noms, des personnages qui apparaissent sous d'autres formes dans les opus des années 60/70.
Et au final, la boucle est quasi bouclée avec une arrivée dans un univers proche de celui que l'on connaissait déjà.


La motion capture est la technique utilisée par les acteurs pour incarner les singes. Elle y trouve ici son apogée avec une maîtrise et une beauté à couper le souffle.
Les effets spéciaux sont magnifiques et les singes paraissent tellement réels que ça en est extraordinaire.

La réalisation de Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer, La Planète des Singes : L'Affrontement...) est impressionnante de maîtrise. Et même s'il n'y a pas de grande découverte dans son travail, il n'en reste pas moins qu'il est beau et Reeves sait mettre en avant ses personnages et son histoire.


Quant à la musique du film, elle est signée Michael Giacchino (Mission impossible : Protocole Fantôme, Star Trek Into Darkness, La Planète des singes : L'Affrontement...) qui nous prouve qu'il peut tout faire, du dessin animé au blockbuster. Il sait passer de la bataille la plus violente au moment de sentiment le plus pur sans faillir. De toute beauté !

Côté casting :

Andy Serkis (Le Seigneur des anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, Avengers : L'Ère d'Ultron...) est César. Toujours aussi sage et intelligent, il mène sa famille vers la sécurité, mais le colonel va changer la donne. Sa soif de revanche va le mener sur un chemin bien différent.
Serkis est parfait dans ce rôle depuis le début de l'aventure. De l'émotion à la posture, on voit tout passer par son regard si humain et il emmène avec lui toute la force et le courage que César incarne. Donnez-lui un oscar !!!!




Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Insaisissables, Hunger Games...) est le colonel McCullough. Militaire, intransigeant, il a sa propre idée de ce qui doit être fait pour éviter que la Terre devienne la planète des Singes. Et sa folie l'entrainera loin, au-delà de ce à qu'il avait prévu.
Harrelson est aussi parfait que Serkis. "Jusqu'au boutiste", il fait ressortir ce qu'il y a de pire en l'Humain et offre une perspective très sombre de ce que l'on peut faire.




Amiah Miller (Dans le noir Dans le noir, MacGyver) est  Nova. Orpheline muette, elle est recueillie par Maurice qui la prend sous son aile et la protège. Elle va trouver une nouvelle famille.
Miller est une vraie révélation et nous montre beaucoup de talent pour un si jeune âge.
Elle représente l'innocence, la tendresse, l'acceptation et la diversité. C'est l'humanité qui a été perdue et qui ressort. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants, là elle est exprimée par ses yeux et son comportement !



Au total, ce film est une conclusion parfaite à une saga qui a su évoluer avec le temps et qui finit en apothéose ! Matt Reeves défend la cause des Singes avec intelligence et courage tout autant que son héros quasi parfait !
Épique !


A vos tickets !



Bande annonce :