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mercredi 9 mars 2022

The Batman

 The Batman : Le plus grand détective vengeur est de retour ! 



Alors que Gotham se noie sous la criminalité et la corruption, un chevalier noir, un vengeur agit depuis 2 ans pour tenter de sauver les citoyens. Mais un tout nouveau tueur en série arrive en ville.

Et le Riddler met au défi le lieutenant Gordon, la police de Gotham et Batman. 

Par des devinettes, il va soulever le voile sur la corruption et le mal qui ronge une cité aussi sombre que son héro. Il met aussi en lumière des secrets sur l'illustre famille Wayne, les parents de Bruce, alias Batman.

Entre Chat et loups, la course aux réponses et secrets va être intense !

Mais que ce qui se cache dans les ténèbres ?


Il est de retour ! Batman revient et il crève l'écran !

Après 9 autres films, le voilà de retour dans un tout nouvel univers (en principe pas lié au reste du DCEU... mais...).

Après Tim Burton avec son Batman et Batman le Défi, Joel Schumacher a pris la relève avec Batman Forever et Batman et Robin. Puis nous avons eu droit à la merveilleuse trilogie de Christopher Nolan : Batman Begins, The Dark Knight et The Dark Knight Rises. Enfin Zach Snyder nous a offert sa propre version avec Batman Vs Superman et Zach Snyder's Justice League.

Chacun a son charme, ses atouts. Oui, même la version clownesque de Clooney ! 

Certains sont cultes. Et chaque réalisateur a mis sa patte pour réaliser sa propre version plus ou moins torturée du justicier masqué !

C'est au tour de Matt Reeves de nous offrir la sienne ! 


Et elle rappelle les origines du comic de ce personnage si célèbre. 

En effet, ici, Batman n'est pas une âme torturée. Il ne pleure pas ses parents. Mais il est en colère et il se sert de cette envie de vengeance pour faire justice aux victimes des gangsters de la très gangrénée Gotham.

On ne renoue pas avec le passé douloureux de Bruce. Il est évoqué, il est toujours quelque part en fond dans les esprits, mais il n'est pas le centre de l'histoire. On n'est pas sur une Origin Story. Cela fait 2 ans que Bruce a commencé sa mission dans les ténèbres de la ville et qu'il combat à son échelle le mal qui ronge sa ville. 

Il dit être la vengeance par ce qui est arrivé à ses parents. C'est pour lui une forme d'exorcisme de sa colère de sa rage et de son envie que ce traumatisme n'arrive pas à un autre.

Nous n'avons pas un film de super héros ici, nous nous trouvons au centre d'une enquête sur un serial killer. Batman retrouve ses galons de détective sombre qui il collabore avec la police, car les crimes sont lié à lui. D'une part parce que Le Riddler lui laisse des messages et d'autre part parce que les crimes font ressurgir le passé de la famille Wayne. 

C'est un scénario assez limpide, qui se raconte lui même. On n'a pas de grande surprise, pas de twist à nous tordre le cerveau. Mais l'ensemble est assez intelligent pour nous accrocher tout du long des 3h de film. On ne les voit pas passer. 

L'histoire est sombre et Gotham est un personnage à part entière. Sale, tordue, elle a des cicatrices comme son justicier, mais elle a aussi de l'espoir et c'est en cela qu'elle se relèvera.

Bruce Wayne n'est pas un golden boy qui se déguise pour se venger. Il est au delà de ça. Il n'est plus que sa mission. Le reste importe peu. Il est économe en mot, il parle peu mais dès qu'il laisse sa rage explosé, il ne se retient plus. La violence est son mode d'expression. Pas de gadgets, juste un grappin et une cape évolutive. Il ne fait pas dans le James Bond. Même la batmobile est simple  mais rudement efficace. Rien que par le son de son moteur, elle impose la peur comme son conducteur. Bruce a laissé sa vie sociale derrière lui. Et ne se sert de la société que pour mieux traquer ses adversaires. 


Seul Alfred Pennyworth est au courant de ce qu'il fait et veille sur lui . Il lui rappel qu'il n'est pas que rage et vengeance. Il a aussi un héritage, il est aussi un être humain qui mérite plus que ce qu'il se permet. 

Le lieutenant Gordon, est une aide précieuse dans la lutte contre le crime. Lui et Batman on une relation de confiance toute relative, mais qui fonctionne et leur permet à l'un comme à l'autre d'être plus efficace.

Selina Kyle est une serveuse, voleuse qui va se retrouver par hasard sur le chemin du chevalier justicier. Ils ont des intérêts en commun, mais pas forcément la même façon de faire. Mais chacun va faire en sorte d'atteindre son but. Que ce soit un sauvetage, une vengeance, ils font front et s'entraide parce qu'ils tiennent l'un à l'autre et qu'ils veulent sauver l'autre malgré tout !

Quand aux méchants, ils sont soit glaçants, soit caricaturaux, soit grotesques !

Le Riddler flirte entre folie et super intelligence. Terroriste, vengeur des floués de Gotham, il va donner du fil à retordre à l'homme chauve souris. 


Le Pingouin est un mafieux dealer, entre la parodie et le cliché du gros lourdingue, il est aussi retord que puissant dans son milieu. 

Et Carmine Falcone est la caricature même du parrain mafieux qui règne sur les basfonds de Gotham. Intouchable, pourri jusqu'à la moelle, il serra difficile à rencontrer pour mieux le confronter.  

Chaque personnage a un lien avec le chevalier noir et leurs rencontres et leurs confrontations mettrons en avant le passé des uns et le but des autres. 


Les combats sont intenses et violents. Nous sommes au delà de la violence gratuite. Elle sert un but. Entre envie de se venger, expression d'énigme et fureur d'un monde pourri, elle est une entité vivante et puissante.

Ils sont d'ailleurs chorégraphiés et superbement mis en scène. 

Les effets spéciaux sont aussi très impressionnants. Explosions, cascades, Fx, on est au spectacle mais sans trop en faire. Ils desservent bien l'histoire. 

Quand à la réalisation. Matt Reeves nous offre un grand film d'enquête, de revanche et de vengeance. 

Il redore le blason de DC avec un film qui réuni ce qui a toujours fais de cette écurie de comics son étendard: le côté sombre, le sérieux et la brutalité de son histoire. 

Ces derniers temps, Warner avait pris l'habitude de marveliser ses films et du coup, des personnages trash et brutaux se servaient un peu trop de l'humour et des couleurs pour faire passer la pilule de leur univers. 

Ici, on retourne aux origines et on fonce dans un monde en noir et rouge. On retrouve quelques airs de western avec des plans de Batman qui marche seul, dans des flaques, à l'endroit ou à l'envers histoire de renforcer la peur qu'il utilise aussi bien que sa force. On pourrait aussi se rapporter à des vieux films de gangsters genre Le Parrain ou des policiers comme des Eastwood.

Reeves nous offre des plans qui vont devenir cultes, une histoire solide et il sait mettre en avant ses personnages et son histoire. 


Pour finir, le casting. 

Ici, on a un casting 4 étoiles qui nous offre le meilleur de leurs talents pour donner vie à des personnages cultes. Et ils réussissent à la perfection. 

Robert Pattinson, décrier tant et plus parce qu'il a osé faire une saga de films de romance plus ou moins réussi, a su exploser l'écran. Il a su bâtir un corps, une interprétation et un charisme digne d'une rock star pour interpréter le justicier vengeur. Si les gens avaient un peu suivi sa carrière dans le cinéma indépendant, ils auraient vu le potentiel immense de cet acteur. Il n'a pas fini de nous éblouir ! (étincelle, paillette… vous avez la référence..??? ). Parfait dans la retenu verbale et explosif dans le physique, ce Batman est imposant et nous offre un tout nouvel univers.

Zoë Kravitz nous offre une nouvelle version de Selina Kyle alias Catwoman. En colère contre le monde entier et surtout certaines personnes des basfonds de Gotham, elle va se devenir une alliée précieuse et une âme à laquelle Batman peut se rattacher. Kravitz fait du très bon boulot et est parfaite dans son rôle. Féline, intelligente, elle est une Selina dans l'air du temps.

Paul Dano est le Riddler. Personnage mythique, intelligent mais délirant, il est un des ennemis du Bat. Il essaie de le faire réfléchir à ce qui l'entoure et il essaie de lui ouvrir les yeux. Il veut imposer sa vision du monde. Ce que Gotham a fait de lui. Dano est incroyablement doué. Que ce soit dans sa folie ou sa violence, il est entre amour et hystérie. Un ennemi parfait! Vite une nomination aux oscars pour ce monsieur !!!! 

Colin Farrell est Oswald Cobblepot alias le Pingouin. Au service du grand mafieux de Gotham, il est aussi respecté que son patron par sa force, sa laideur et sa violente intelligence. Farrell est méconnaissable ! Tellement maquillé, transformé que vous ne reconnaitrez que son menton ! Un bon truand comme on les aime !

Jeffrey Wright est le lieutenant James "Jim" Gordon. Un des rares flics incorruptibles de Gotham, il aide Batman dans sa mission et vice versa. Ils ne sont pas amis, mais ça s'en rapproche. Ils savent qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre. Wright a la gouaille de l'emploi. Il rempli parfaitement son rôle et donne du répondant à un Batou parfois en roue libre. 

Andy Serkis est Alfred Pennyworth. Majordome de la famille Wayne, il est ce qui se rapproche le plus d'un père, voir d'un ami pour Bruce Wayne. Fort, intelligent, il met toutes ses compétences d'ancien espion au service de son maître. Serkis est excellent dans ce rôle et répond avec force et pertinence à son patron qui perd un peu de vue les enjeux de son héritage.

John Turturro nous offre un Carmine Falcone mafieux à souhait ! D'une finesse risible, il est aussi effrayant que peut l'être le parrain d'une mafia à la tête d'une ville depuis 20 ans ! Turturro est très bon et à su joue d'une violence toute en retenue pour mieux instiller la peur dans ses adversaires. Mais à se croire intouchable, on oubli que les ennuis ne sont jamais loin dans cette ville. 


 Au total, The Batman est un grand film d'enquête, d'action et de vengeance pour un héros en colère. De la vengeance à la violence d'une illusion perdue dans les ténèbres, le justicier fera un pas supplémentaire dans sa mission pour sauver sa ville ou du moins l'amener dans la bonne voie. 

Pattinson, Kravitz et Dano sont parfaits ! 

Une suite serait en préparation et une série dérivée aussi !!! 

Bon film ! 


Bande annonce  :





lundi 21 août 2017

La Planète des Singes - Suprématie


La Planète des singes : Suprématie : Vengeance ou survie. Entre animalité et intelligence, un choix épique.




2 ans après la trahison de Koba, la colonie des singes est toujours en conflit avec les humains. Mais ne souhaitant que la paix, César propose une trêve au Colonel. Celui-ci n'en tient pas compte et continue à combattre la tribu.
Ayant perdu ce qu'il aime le plus, César par à la poursuite des humains pour se venger.
Il sera rejoint par Maurice, son fidèle ami Orang-outan, Rocket, son meilleur soldat et Luca, le gorille.
Ensemble, il remonte la piste laissée par les hommes et en chemin, trouvent une petite fille malade. Atteinte du virus, elle est incapable de parler et a perdu une partie de son intelligence.
Maurice la prendra sous son aile.
Trouvant également en chemin Méchant Singe, un autre singe parlant, ce dernier leur indiquera le camp des humains.
Ce qui les y attends changera leurs vies.


Voilà la conclusion de cette nouvelle trilogie simiesque... Et quelle conclusion !


La planète des singes : Origine nous expliquait le début des singes intelligents. Comment ils le sont devenus.
La planète des singes : l'affrontement montrait l'origine du conflit entre humains et singes.
Ici, on conclut cette découverte des origines de la grande saga pour finir en beauté et rattraper les premiers films simiesque.


On retrouve César toujours à la tête de sa tribu et qui la protège contre l'ennemi humain et sa violence.
Alors qu'il ne rêve que de paix, l'Homme, dans sa folie destructrice, ne veut que l'annihilation de "l'ennemi" et reconquérir la Terre.


C'est encore un de ces film où l'on regrette d'être humain tellement ce qui nous caractérise en général se retrouve bouffé par la rage et la violence d'une pseudo-survie.

L'Homme n'est plus l'espèce à sauver. Il s'est auto-détruit avec le virus.


Dans le film, c'est avec intelligence et prudence qu'est mis en place un changement dans l'empathie que l'on ressent. Progressivement, depuis le premier film, on se prend d'affection pour César.
On l'a connu bébé, adolescent, jeune prisonnier et enfin leader.
Chacune de ses décisions est mûrement réfléchie. Il agit avec intelligence et sagesse.
Tout ce qu'il a appris dans les livres et auprès de Will Rodman l'a rendu prudent et digne de la confiance de sa tribu.




C'est finement qu'est mené le scénario du film. Bien que beaucoup de twist, ou actions ne soient pas nouveaux, on y trouve une logique et des interactions malignes.
Et les références à la première série de films sont nombreuses. On retrouve des noms, des personnages qui apparaissent sous d'autres formes dans les opus des années 60/70.
Et au final, la boucle est quasi bouclée avec une arrivée dans un univers proche de celui que l'on connaissait déjà.


La motion capture est la technique utilisée par les acteurs pour incarner les singes. Elle y trouve ici son apogée avec une maîtrise et une beauté à couper le souffle.
Les effets spéciaux sont magnifiques et les singes paraissent tellement réels que ça en est extraordinaire.

La réalisation de Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer, La Planète des Singes : L'Affrontement...) est impressionnante de maîtrise. Et même s'il n'y a pas de grande découverte dans son travail, il n'en reste pas moins qu'il est beau et Reeves sait mettre en avant ses personnages et son histoire.


Quant à la musique du film, elle est signée Michael Giacchino (Mission impossible : Protocole Fantôme, Star Trek Into Darkness, La Planète des singes : L'Affrontement...) qui nous prouve qu'il peut tout faire, du dessin animé au blockbuster. Il sait passer de la bataille la plus violente au moment de sentiment le plus pur sans faillir. De toute beauté !

Côté casting :

Andy Serkis (Le Seigneur des anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, Avengers : L'Ère d'Ultron...) est César. Toujours aussi sage et intelligent, il mène sa famille vers la sécurité, mais le colonel va changer la donne. Sa soif de revanche va le mener sur un chemin bien différent.
Serkis est parfait dans ce rôle depuis le début de l'aventure. De l'émotion à la posture, on voit tout passer par son regard si humain et il emmène avec lui toute la force et le courage que César incarne. Donnez-lui un oscar !!!!




Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Insaisissables, Hunger Games...) est le colonel McCullough. Militaire, intransigeant, il a sa propre idée de ce qui doit être fait pour éviter que la Terre devienne la planète des Singes. Et sa folie l'entrainera loin, au-delà de ce à qu'il avait prévu.
Harrelson est aussi parfait que Serkis. "Jusqu'au boutiste", il fait ressortir ce qu'il y a de pire en l'Humain et offre une perspective très sombre de ce que l'on peut faire.




Amiah Miller (Dans le noir Dans le noir, MacGyver) est  Nova. Orpheline muette, elle est recueillie par Maurice qui la prend sous son aile et la protège. Elle va trouver une nouvelle famille.
Miller est une vraie révélation et nous montre beaucoup de talent pour un si jeune âge.
Elle représente l'innocence, la tendresse, l'acceptation et la diversité. C'est l'humanité qui a été perdue et qui ressort. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants, là elle est exprimée par ses yeux et son comportement !



Au total, ce film est une conclusion parfaite à une saga qui a su évoluer avec le temps et qui finit en apothéose ! Matt Reeves défend la cause des Singes avec intelligence et courage tout autant que son héros quasi parfait !
Épique !


A vos tickets !



Bande annonce :