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jeudi 30 avril 2026

Le Diable S'Habille En Prada 2

 Le Diable S'Habille En Prada 2 : Numérique VS Traditions . L'art de l'adaptation à une nouvelle ère.




Le très mythique Le Diable S'Habille En Prada s'offre une suite. 

L'adaptation du livre de Lauren Weisberger s'est offert une belle vie avec des moments cultes de pop culture.


Nous revenons ici 20 ans plus tard. 

Andy a fait sa carrière dans le journalisme après son départ de Runway. 20 ans d'une carrière bien remplie. Le moment où elle reçoit un prix pour une série d'article, elle apprend que son journal fait faillite et qu'elle est licenciée. 

De son côté, Miranda est toujours Miranda. Rédactrice en chef de Runaway, elle mène son monde à la baguette. Et Nigel reste toujours à sa place. En excellent second, il temporise les catastrophes. 

Et lorsque Runway publie un article outrageant, le PDG de la boite rappel Andy pour aider le magasine à ce sortir de ce mauvais pas. 

Un retour qui peut ravir certains, irriter d'autres et bousculer un dinosaure des médias pour s'adapter à l'évolution du monde. 


20 ans après, c'est un réel plaisir de retrouver la troupe du premier film. Malgré l'évolution du casting, ils restent toujours magnifiques et incroyablement doués ! 

Le film revient sur les changements dans le journalisme et l'art. 

Est-ce que transformer quelque chose qui a toujours marcher pour le rendre plus facile, sans âme, consommable pour mieux le jeter et passer à autre chose est une évolution qui vaut le coup ? 

- vous avez 4H... 

Ce n'est pas un film profond, mais qui aborde gentiment les différences dans le temps et les envies des gens face au monde des médias et au journalisme. 

Avec l'arrivée dans les 20 dernières années d'internet et du développement des réseaux sociaux, les gens ne veulent plus forcément prendre le temps d'ouvrir un journal pour lire un article long qui ne correspond pas à leurs envies. Un clic sur un lien et une vidéos consommée et aussi vite oubliée sont plus à la mode. 

La consommation à outrance et le renouvellement perpétuel offre un divertissement mais manque de profondeur et de vérité. 

Alors le film effleure juste le sujet, mais le fait bien. 


Dans le premier opus, l'histoire était centrée sur l'arrivée d'Andy dans un monde qui ne lui convenait pas, l'attraction du pouvoir et ce que l'on pouvait faire pour se sentir reconnu pour un travail effectué.

Ici, le thème est tout autre, mais a quelques touches justement incérées qui rappellent le premier film. Du fan service certes mais intelligemment intégré.

Le budget mode du film a du explosé le budget global. Quelques pièces sont magnifiques !

Et au niveau des caméos, vous serez servis !! 


Entre la mode; les influenceurs, les acteurs et la musique, tout le monde sera content. 

Au niveau de la réalisation, c'est joli, bien filmé, mais il y a quelques longueurs. Certaines scènes sont un peu longues pour rien voir inutiles. 

Le scénario est bon, un peu léger, un rythme un peu ralenti par moment, mais très sympa. Et il nous fait passer par pas mal d'émotions. 

Le casting 4 étoiles est juste parfait. 

Meryl Streep est juste parfaite et offre une palette plus large dans son interprétation de Miranda Priesley. 


Anne Hathaway revient avec justesse sur une Andy qui a fini par se trouver mais recherche encore un peu plus pour une vie accomplie.


Emily Blunt est géniale en Emilie. Elle aussi a évolué. Et j'adore son sarcasme !


Stanley Tucci est toujours aussi touchant et tranchant. 

La musique du film est très bonne. Et il y a plusieurs nouveaux morceaux de Lady Gaga. 


Au total, Le Diable S'Habille En Prada 2 est une suite honorable qui plaira aux fans de la première heure . On y retrouve avec plaisir les personnages qui nous ont fait adoré Runway. 

On retrouvera un casting parfait dans un décors magnifique et qui défend admirablement un problème de société réel et que l'on peut constaté facilement. 


Bon film !

Bande annonce :




lundi 17 septembre 2018

Le retour de Mary Poppins ! Trailer

Le Retour De Mary Poppins ! Premier Trailer !





La célèbre nounou anglaise de Disney revient en fin d'année et nous promet de nouvelles aventures avec les enfants (maintenant adultes, mais pas que...) Banks !

Supercalifragelisticexpialidosious et nous voilà revenu en enfance !




jeudi 2 août 2018

Mamma Mia! Here We Go Again

Mamma Mia! Here We Go Again : Cause it's a bittersweet symphony this life... (The Verve...)




Alors que Donna est décédée depuis 1 an, Sophie a voulu lui rendre hommage en redonnant vit à l'hôtel sur Kalokairi. Sky est à New-York pour se former à la gestion d'un établissement, Harry et Bill sont occupé et Sam est en deuil.
La vie devient compliqué quand une tempête menace la réouverture.
Mais c'est sans compter sur Les Dynamos et le chemin que Donna a tracé par le passé.
Knowing me, knowing you, c'est en apprenant le passé de sa mère que Sophie trouvera le chemin pour aller de l'avant....

ABBA est de retour pour une histoire moins gaie mais tout aussi pailletée.


Après l'énorme succès de la comédie musicale et du premier film Mamma Mia; Benny Andersson et Björn Ulvaeus les 2 membres du célèbre groupe suédois reviennent à la charge.


Toujours aussi funny et ensoleillée, il est tout de même question ici de deuil et de grandir sans les gens que l'on aime.

Mélancolique, il n'empêche que le passé de Donna a été mouvementé. Et sa rencontre avec les 3 potentiels pères de Sophie reste épique !


Côté scénario, rien de transcendant et si vous avez aimé Mamma Mia, vous trouverez sûrement que la chronologie des choses laisse à désirer.
Mais ce n'est pas vraiment pour ça que l'on va voir une comédie musicale.
Et si c'est le seul point vraiment négatif du film; les sentiments qui découlent tout au long de l'histoire ont leur apogée à la fin et je vous suggère de prendre une belle boîte de kleenex !

Côté musique, de nouvelles chansons d'ABBA sont remises au goût du jour. On retrouve une ou deux chansons présentent dans le premier film.
Mais ici, on en découvre des plus ou moins connues, surtout pour la nouvelle génération qui n'a pas grandit avec.
C'est toujours très grec quelque part, mais ça se font bien avec la douceur, la mélancolie et la folie des moments à l'écran.


La réalisation de Ol Parker (Indian Palace, Now Is Good, Mamma mia) est jolie et sans prétention.
Il met en valeur l'énergie du moment et la chanson et ses paroles.

Côté casting, on retrouve toute l'équipe du premier film.

Christine Baranski (The good wife) et Julie Walters (Harry Potter) reviennent en Tanya Chesham-Leigh et Rosie Mulligan.


Pierce Brosnan (Demain ne meurt jamais) Colin Firth (Le discours d'un roi) et Stellan Skarsgård : reviennent en  Sam Carmichael, Harry Bright et Bill Anderson.


Amanda Seyfried (Lettre à Juliette) est  Sophie Sheridan et Dominic Cooper (Agent Carter) est Sky.


Tous toujours aussi pétillant et s'éclatant dans leurs rôles respectifs et complètement décalés !

Les petits nouveaux sont Lily James (Cendrillon) en Donna jeune, Jessica Keenan Wynn en Tanya jeune et Alexa Davies (Grantchester) en Rosie jeune.



Jeremy Irvine Cheval de guerre) est Sam jeune, Hugh Skinner (Kill your friends) est Harry jeune et Josh Dylan (Alliés) est Bill jeune.
Chacun reprenant le rôle de son aîné avec aisance et se glissant dans la peau du personnage avec la fraîcheur qui balance avec la mélancolie présente !




Deux grand nom complète le nouveau casting avec Cher (Les Sorcières d’Eastwick) en Ruby Sheridan, la grand mère absente qui décide de prendre sa famille en main et Andy García (Ocean's eleven) en Fernando Cienfuegos, le directeur de l'hôtel mélancolique.



Quant à la très grande Meryl Streep (Kramer contre Kramer) elle revient en  Donna Sheridan-Carmichael mais uniquement pour 5 minutes, mais alors puissantes les minutes !!!


Au total, on retrouve avec plaisir cette comédie musicale estivale parfaite pour les vacances, mais qui mettra un petit pincement au coeurs pour les amateurs de la première heure.
C'est une jolie suite mais qui devrait être la dernière ! Sinon, ce serait gâcher la marchandise !
Les chansons sont belles, l'île magnifique et on est emportée au rythme de l'été !
ABBA reste fort !

A vos tickets !



 Bande annonce :





vendredi 2 février 2018

Pentagon Papers

Pentagon Papers : Guerre inutile et secrets d'état, du pain béni pour des journalistes épris de vérité.




En 1965, après une étude sur l'avancement des troupes américaines au Viêt Nam, un analyste se rend compte des mensonges du gouvernement sur cette guerre et décide de copier l'étude et de la divulguer en la donnant à des journaliste du New-York Times.
Après la publication d'un article, Nixon fait pression sur la justice qui ordonne l'arrêt des articles pour cause de divulgation et de contre-espionnage.
Alors qu'il n'est qu'un journal de moindre importance, The Washington Post va récupérer le scoop grâce à la motivation de son rédacteur en chef, Benjamin Bradlee. il va inciter la propriétaire du journal, Katharine Graham, à le laisser divulguer l'histoire et l'étude pour mettre le journal en avant et lui donner l'aura qu'il mérite.
Mais c'est une décision difficile à prendre, entre l'entrée en bourse du Post, les mises en garde de la justice et sa position de femme dans un monde d'homme.
Un moment dans l'histoire qui va faire basculer le destins de beaucoup de monde.


Spielberg, Streep et Hanks, un trio gagnant et d'une rare perfection.


C'est encore un pan de l'histoire non familier qui nous est présenté.
On est plus au fait du Watergate que de l'histoire du Times et du Post qui ont du lutter contre le gouvernement pour publier des secrets qui ont coûtés cher aux Etats-Unis.
Au-delà de l'espionnage, de la volonté de faire toujours plus alors qu'ils auraient pu s'arrêter et sauver des milliers de vies, les différents dirigeants américains ont user de leurs pouvoirs pour taire ces erreurs successives.
C'est avec le courage de certains hommes qui ont bravés les interdits que cette histoire a pu être raconté.
Mais aussi avec l'intelligence et le courage d'une femme qui imposera ses choix par-delà les préjugés, le mysoginisme et les conventions.
Katharine Graham a peur de décevoir, de se tromper, de perdre ce pour quoi elle s'est battue toute sa vie. Mais elle en fera fît et fera ce qu'elle pense juste.
Et ce sera gagnant par ce que le Washington Post passera de petit journal a un des plus lu des Etats-Unis.


Sacre de la vérité, de la liberté d'expression et du courage sous ses différentes formes, l'histoire ne souffre d'aucune lacune, ni de temps mort.
C'est une histoire à la fois fascinante et qui peut faire hérisser certains sentiments dans le contexte actuel de combat pour la liberté de chacun et l'égalité pour tous.


Spielberg (E.T. l'extra-terrestre, La liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan...) nous prouve encore est toujours qu'il est l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Ici, il met en avant à la fois l'histoire dans son ensemble et les personnages dans leurs détails. Chaque plan amène un sentiment, un élément qui enrichit le tout. En grand maître, il reste à la fois simple et complexe dans son approche et dans ce qu'il souhaite exprimer.


John Williams (Star Wars, E.T. l'extra-terrestre, Indiana Jones et la Dernière Croisade...) est aux commandes de la musique et comme toujours sait nous régaler de morceaux doux et forts.


Côté casting

Meryl Streep (Out of Africa : Souvenirs d'Afrique, Sur la route de Madison, La Dame de fer...) est Katharine « Kay » Graham. Propriétaire du Post, elle va se retrouver dans la difficile place de choisir de publier ou pas l'histoire de l'étude sur la guerre du Viêt Nam et d'être menacée de représailles judiciaires, alors que son journal vient juste de rentrer en bourse. Elle risque de tout perdre, mais elle veut aussi que la vérité éclate dans l'esprit du journalisme. Un énorme dilemme qui va lui demander beaucoup de courage.
Streep est une star immense et une des actrices les plus talentueuses au monde. Elle prouve ici encore, qu'elle peut tout jouer. Elle fait preuve d'une grande intelligente et d'une sensibilité à fleur de peau quand elle se retrouve face à ce choix si difficile.


Tom Hanks (Philadelphia, Forrest Gump, La Ligne verte...) est Benjamin Bradlee. Rédacteur en chef du Post, il cherche ce qui pourrait faire grandir le journal, ne plus être à la traîne et donner enfin le scoop qui changera la destiné de cette entreprise. Il va flairer quelque chose au niveau du Times lorsque leur grand journaliste n'a rien publié depuis un moment. Il ne se trompera pas et bataillera pour faire pencher la balance dans son sens et donner au Post l'information qu'il mérite.
Hanks, tout comme Streep, est un acteur qui mérite tout le crédit qu'on lui donne. Il sait jouer de tout et donne la réplique à la perfection à cet autre monstre sacré du cinéma. D'une justesse incroyable et avec intelligence et passion, il joue cet acteur dans le combat pour la liberté d'expression et la vérité avec force et puissance.


Au total, c'est un film qui nous en apprend plus sur l'histoire du journalisme américain et sur la guerre du Viêt Nam. La combat pour la liberté de la presse et la liberté d'expression face aux secrets du gouvernement m'a fait penser aux lanceurs d'alerte tel que Snowden.
Le journalisme est au service des gouvernés et non de gouvernants...
Meryl Streep, Tom Hanks et Steven Spielberg nous offrent encore un merveilleux moment de cinéma.

A vos tickets.




Bande annonce :




dimanche 2 novembre 2014

The Giver

The Giver = De la mémoire et des sentiments pour se sentir vivant.


Dans un futur post apocalyptique, Jonas vit dans une société où toute différence a été abolie. La vie est préformatée et est régie par des règles très strictes. Pas de sentiments, ne pas mentir ... De plus la mémoire du passé a été complètement effacée. Seul le dépositaire de la mémoire, le passeur, l'a. Il est le gardien des souvenirs et guide les sages dans leurs décisions.
 Le jour de leurs 16 ans, les adolescents passent une cérémonie qui leur donnera leur future profession en fonction des capacités qu'ils ont démontrés.
Jonas se sent décalé et appréhende la cérémonie. Lors de son passage, il est désigné comme nouveau passeur. Commence alors son apprentissage. Les souvenirs luis sont transmis au fur et à mesure... Et avec les sentiments et la souffrance .... Apparaît alors que ce monde soit disant utopique, ne l'est pas tant que ça ...
Les passeurs vont alors essayer de changer ça ....




Encore un nouveau film basé sur un livre "young adult" = Le passeur de Lois Lowry.
Je n'ai pas lu ce livre, je ne saurai donc pas dire si l'adaptation est fidèle ou pas.


Le sujet est vaste et déjà abordé dans d'autres œuvres... qu'est ce qui fait qu'on est vivant, qu'on est vraiment soit ???  qu'est ce que la société parfaite ??? .... encore pas mal de questions sur l'Utopie et comment ne pas reproduire les erreurs du passé ?


Je n'aime pas mettre des étiquettes sur les films, ou les comparer à d'autres parce que chacun a son propre univers et a droit à une chance de pourvoir vivre et s'exprimer ... Seulement que ce soit du film ou du livre... j'ai trouvé énormément de référence ou idées déjà vu dans d'autres films ...
Comment ne pas penser à Divergente avec la cérémonie du passage à "l'âge adulte" ?
Comment ne pas penser à Equilibrium avec la société parfaite sans sentiments à cause des injections ??
Et pour finir comment ne pas penser à Plaisantville avec le coté Noir et Blanc qui prend de la couleur avec l'arrivée des changement dans la société si bien huilée !?!


Au delà de toutes ces références, Philip Noyce (Le chemin de la liberté, Salt ...) nous offre un film d'une superbe esthétique. Il manque de rythme et se perds parfois un peu dans la grandeur de ce qu'implique le thème du film. Il est lent à se mettre en place et à installé l'idée de cette société. Mais au delà de ça, l’interprétation et le montage sont très beaux.

Coté Casting, il y a du très beau monde !

Brenton Twaites ( Maléfique) interprète un Jonas curieux, mais aussi courageux qui a du mal avec son destin, comme tout héro de ce genre, mais qui fini par l'accepter et se battre pour avancer. Il est convainquant.

Jeff Bridges ( Tron, The Big Lebowski, Iron Man, ....) est le passeur. Il est juste magnifique ! A la fois d'une grande sensibilité et d'une force, mais aussi dans la souffrance, il fait ressentir tous ce que peut être le passeur ! C'est un grand acteur !


Meryl Streep ( euh, faut encore la présenté ???? Out Of Africa, Le Diable s'habille en Prada, Kramer contre Kramer, Sur la route de Madison ........) se frotte enfin à la SF .... un peu bizarre au début, elle joue merveilleusement bien. Elle est la chef des sages. Opposé à tous changement, surveillant le moindre dépassement des règles .... C'est chouette de la voir se pencher sur un nouveau registre .

Alexander Skarsgard (True Blood, The East.... ) joue le père de Jonas .... Perturbant de ne pas le voir en viking vampire assoiffé de sang. Il représente la limite entre le monde sans sentiments et celui où on transgresse les lois ....

Katie Holmes (Dawson, Batman Begins...)  joue la mère de Jonas .... toujours aussi plate et sans reliefs dans son jeu... on passera outre...


La beauté du film est son travail sur l'image. Les effets spéciaux sont très bien fait et le jeux sur les couleurs sont magnifiques ! Que ce soit le noir et blanc comme l'incrustation des couleurs jusqu'à l'évolution par les filtres de couleurs et les vraies couleurs qui explosent.... le travail est bien fait et donne un ton qui pourrait faire défaut au film avec son manque de rythme au départ !


La musique du film aussi est très belle et le générique de fin est très bon avec une chanson des One Republique !



En bref, un film ambitieux, qui est un peu lent, mais beau.
Par contre, il est temps qu'Hollywood passe au delà du Young Adult, bientôt plus personne ne voudra voir ce genre ... ça commence à être l'overdose !




 A vos tickets !