Un raccourci dans le temps : Amour, lumière et espoir pour une aventure colorée.
Meg est une jeune fille très intelligente. Elle et son frère sont très proche.
Mais à l'école ils sont mal-aimés. Benjamin parce qu'il a une intelligente supérieure et un comportement particulier et Meg parce que depuis que son père a disparu, elle s'est renfermée et n'a plus d'amis.
Un jour, son frère lui présente 3 femmes aux pouvoirs et comportements étranges, Mme Quiproquo, Mme Qui et Mme Quidam. Elles lui disent que son père est vivant, mais en danger et qu'elles peuvent l'aider à le retrouver.
Il a réussi à appliquer ses recherches sur la théorie de l'espace-temps. Mais s'est retrouvé coincé par des forces qu'il ne connaissait pas !
Meg, Ben et Calvin, un ami, vont partir à travers l'univers pour sauver le monde et leur père.
C'est avec tendresse et aventure que Disney nous offre cette histoire épique d'une famille cassée dont les enfants tentent de recoller les morceaux en partant chercher la pièce manquante !
Ce film est l'adaptation du roman de Madeleine L'Engle, publié en 1962..
Différents thèmes sont abordés avec l'amour filial, fraternel, les premiers émois, l'amitié, les têtes de turc à l'école, la famille et ce qui peut lier les gens entre eux.
Un peu brouillon par moment, le tout reste coloré, tendre et joliment amené.
Mais attention, c'est assez (voir très) enfantin.
D'autre films comme Tomorroland ( article ici ) avaient une portée plus uniforme, plus large. Ici, l'histoire est essentiellement faite pour les enfants et jeunes adolescents.
Les plus grands risquent d'être déçus.
Les effets spéciaux sont assez jolis, mais un peu trop éclatants questions couleurs fluo... Mais ils restent tout à fait dans le cadre du monde de rêve et de voyage qu'ils servent.
La réalisation de réalisé Ava DuVernay (Middle of Nowhere, Selma) est jolie et on dirait que c'est une mère qui raconte une histoire à ses enfants.
Rien de grandiloquent, mais de beaux moments et un joli résultat.
Côté casting, beaucoup de beau monde, mais personne ne se distingue vraiment dans ce film.
Entre des enfants plutôt lisses et des actrices connues (Oprah Winfrey (La Couleur pourpre, Le Majordome...) en Mme Quidam, Reese Witherspoon (La Revanche d'une blonde, Walk the Line...) en Mme Quiproquo et Mindy Kaling (The Mindy Project) en Mme Qui) camouflées sous un maquillage et des costumes flashy, rien n'est bien mis en valeur.
Chez les garçons, ce n'est guerre mieux. Michael Peña (Seul sur Mars, Ant Man...) en Red, l'Homme aux Yeux Rouge Storm, Zach Galifianakis (Very Bad Trip, Birdman...) en Médium Joyeux et Chris Pine (Star Trek, Wonder Woman) en Dr Alex Murry, le père de Meg et Charles Wallace, ils sont rigolo, décalés ou tendre, mais pas de quoi rester dans les mémoires.
Au total, Un raccourci dans le temps est un joli film tendre, mais qui ne restera pas dans les mémoires. Il sera apprécié des enfants pour sa candeurs, son thème et ses couleurs et par les parents qui les colleront devant!
La Forme de l'eau : L'amour par-delà les apparences et l'acceptation de ce que l'on est.
Elisa Esposito est une orpheline qui est muette. Elle présente des cicatrices au cou qui l'empêchent de parler. Sensible et intelligente, elle travaille avec Zelda, son amie d'enfance, dans un laboratoire gouvernemental de recherche spatiale. Elles sont femmes de ménage.
Un jour, une créature mystérieuse est amenée au laboratoire dans un espèce d'aquarium.
Elisa sera troublée par la créature. Et elle commencera à nouer une relation avec elle.
Amoureuse, elle fera tout ce qui en son pouvoir pour la faire évader.
Avec l'aide de Zelda et de Giles, son timide voisin elle va mettre au point une évasion rocambolesque.
Mais le vrai monstre n'est pas celui que l'on croit et l'humanité peut montrer aussi son plus cruel visage.
Bienvenue dans la plus jolie histoire d'amour romantique de Guillermo Del Toro.
Ce grand maître du cinéma nous revient avec un merveilleux film.
Avec une nature à la fois simple et une routine bien huilée, Elisa est une jeune femme qui a su apprendre à vivre avec son handicap et qui s'en sert pour le meilleur.
Elle a le cœur sur la main et est douce et gentille. Sa rencontre avec la créature va bouleverser son univers équilibré et ordonné pour l'ouvrir à des choses qu'elle ne pensait pas pouvoir vivre à cause de sa condition.
Del Toro met en avant la différence et cache la monstruosité sous des apparences lisses et bien proprettes.
N'est pas un monstre celui que l'on croit.
L'horreur est au-delà des façades et l'intelligence se révèle dans les sentiments et le silence !
La force d'Elisa sera dans son amour et l'espoir d'une vie différente. Seul cet être si étrange lui fera ressentir ces nouvelles émotions.
Bien qu'elle ait des amis et qu'elle vive une vie "normale", elle s'est toujours sentie différente.
Del Toro nous montre que la différence est une force et que l'amour est universel. Chose qu'on ne devrait plus avoir à démontrer à notre époque !
Le scénario est d'une beauté saisissante. L'histoire nous entraine et nous fait virevolter dans l'évolution de la relation d'Elisa et de la créature.
C'est bohème et romantique.
Les décors et maquillages sont remarquables. Et chaque espace est pensé pour amener une sensation différente et une étrangeté familière.
La réalisation est parfaite. Guillermo Del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Hellboy, Pacific Rim...) sait nous transporter et nous raconter des histoires à la fois horrifiques et romantiques sans jamais se perdre dans le ridicule ou le surfait.
Quant à la musique d'Alexandre Desplat elle est tout aussi magnifique que l'histoire qu'elle sert. Un brin originale et tellement française par moment (j'ai eu une sensation d'Amélie Poulain... ) elle nous transporte dans cet univers et montre que les mixes sont parfois aussi bons que les originaux.
Côte casting :
Sally Hawkins (Persuasion, Blue Jasmine, Paddington...) est Elisa Esposito. Jeune fille différente, elle a appris à vivre avec son handicap tout en en faisant une force. Mais comme tout le monde, elle cherche une personne qui la comprenne et voit au-delà des apparences. Sa rencontre avec la créature va changer le cours de sa vie.
Hawkins est une brillante comédienne qui sait mettre en avant tellement de choses et de sentiments par son regard et son corps. Elle ne parle pas dans le film mais sait se faire comprendre et pas seulement par le langage des signes. Elle a bien mérité sa nomination aux oscars.
Michael Shannon (Les Noces rebelles, Man of Steel, Nocturnal Animals) est le colonel Richard Strickland. Il arrive au centre avec la créature pour l'étudier. Froid, calculateur et intelligent, il va trouver de l’intérêt dans la manière d'être d'Elisa. Mais c'est sans compter sur la nature forte et indomptable de la belle muette.
Shannon est un acteur fait pour interpréter les méchants. Strickland est un militaire pur et dur, il est aussi étriqué d'esprit que son costume le montre. Misogyne, rétro de manière de penser (mais ça colle avec le temps représenté), il est d'une inhumanité qui fait un parfait contre-emploi avec la créature qu'il déteste et veut dépecer car contre nature selon lui. Un vrai rôle de composition qu'il sait interpréter de manière prodigieuse.
Richard Jenkins (Sexe entre amis, White House Down, Six Feet Under...) est Giles, le voisin d'Elisa. Illustrateur au chômage, il est doux et rêveur. Il cherche l'âme sœur, mais se fourvoie à chaque fois dans les intentions des gens. Il a de la tendresse pour sa voisine qui est la seule à vraiment le comprendre.
Jenkins est un parfait parallèle avec le personnage d'Elisa. Aussi paumé qu'elle est organisée, il est rêveur comme elle mais aussi terre à terre quand la situation devient tendue. Il complète Elisa et à eux deux, il font un duo humain et d'une douceur qui tranche avec la violence de leur situation et la passion de la relation avec la créature.
Doug Jones (Hellboy, La Jeune Fille de l'eau, Le Labyrinthe de Pan...) est l'homme amphibien, « l'atout » (The Asset en VO). Créature mythique ramenée d'Amazonie; il a été capturé pour aider les Etat-Unis dans leur conquête contre les Russes pour l'espace. Il déteste Strickland qui le torture mais sa rencontre avec Elisa va lui ouvrir les portes de la liberté. Elle sera la princesse qui sauve son prince.
Jones donne à sa créature des sentiments plus humains que ceux qui n'ont pas quinze couches de latex et maquillage sur eux. Cette créature qui ne parle pas est plus humaine que les autres qui se sentent supérieurs à ce Dieu en son pays.
Octavia Spencer (Divergente 2 : L'Insurrection, La Couleur des sentiments, Les Figures de l'ombre...) est Zelda Delilah Fuller. Amie d'Elisa, elle est sa collègue et celle qui la protège et la guide dans un monde agressif pour les rêveurs. Elle est très terre à terre mais sait reconnaître la valeur des gens et aider quand il faut.
Spencer est une mama parfaite. Amie fidèle qui ne souhaite que le bien autour d'elle, elle voit son amie s'ouvrir à une nouvelle vie et fera ce qu'elle peut pour l'aider.
Au total, La forme de l'eau est une ode à l'amour par delà les différences et les apparences. Il rend hommage à ce qui fait de nous des humains et ce qui fait de nous des monstres.
Del Toro nous emmène en voyage dans un conte merveilleux entre une princesse sans voix et un prince bien caché.
Lady Bird : Adolescence, rébellion et découverte de soi... Tout un programme.
Christine McPherson est une adolescente qui n'est pas ravie de sa vie. Elle déteste sa ville et rêve de partir dans une grande université pour avoir accès à la culture et au monde. Elle a même changé son nom car elle ne l'aimait pas.
Ses parents ont des problèmes financiers. Sa mère lui explique que ce ne sera pas possible pour elle de partir.
Lady Bird décide alors de s'inscrire en cachette avec l'aide de son père.
D'autre part, elle voit sa vie amoureuse bouleversée par ses premiers amours et sa vie sociale va se retrouver transformée par les décisions qu'elle prend.
L'apprentissage de la vie n'est pas de tout repos quand on est adolescent.
Voilà un nouveau film sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte.
Greta Gerwig (dont c'est la première réalisation) nous offre un film tendre sur une partie de la vie qui est peut être la plus importante.
Christine / Lady Bird est une adolescente comme les autres qui a des idées bien arrêtées et qui pense tout savoir de ce que la vie va lui apporter.
Mais au fur et à mesure des expériences, elle va apprendre que tout n'est pas rose et ce qu'elle pensait savoir va se retrouver bouleversé.
Le film ne révolutionne pas le genre. Quitte à faire, je vous conseille Juno !
Mais les personnages sont attachants tout comme leurs interprètes qui nous donnent une impression de lutte incessante contre les méandres de la vie.
Lady Bird est jeune mais déjà bien décidée du reste de sa vie. Elle n'a pas conscience des aléas du monde qui l'entoure et de l'incertitude qui peut régner dans la vie.
Sa mère, elle, pense savoir ce qui a de mieux pour sa fille. Mais comme toujours, on ne connaît jamais vraiment les gens, même ceux qu'on aime ou que l'on a élevés.
Les 2 générations n'auront de cesse de s'affronter.
En dehors de sa relation houleuse avec sa mère, Lady Bird connaîtra les joies des premiers amours et du statut social.
Et les changements auront des conséquences que la jeune fille ne pensait pas avoir à subir.
Au niveau du scénario, comme dit précédemment, ça n'invente rien et n'apporte pas grand chose au genre. Il y a un rythme, mais c'est lent, long et souvent plat.
En revanche, les personnages sont bien écrits et d'une tendresse qui nous pousse à savoir ce qui va se passer. (Bien que le tout soit prévisible... of course).
La réalisation de Gerwig est bonne, mais comme pour le scénario, rien de neuf, d'innovant ou de brillant.
Quant à la musique du film, Jon Brion (Magnolia, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 40 ans: mode d'emploi ...) donne des pistes décalées, fun et adaptées aux personnages et à leurs histoires.
Côté casting :
Saoirse Ronan (Reviens-moi, Hanna, The Grand Budapest Hotel...) est Christine « Lady Bird » McPherson. Adolescente têtue, sûre d'elle et qui rêve d'avoir accès au monde et à ses richesses culturelles, Christine change de monde et n'hésite pas à se rebeller contre sa mère pour réaliser ses rêves. Mais au fur et à mesure de ses expériences, elle va se rendre compte que la vie n'est pas toute droite et que les virages peuvent être dangereux pour le cœur.
Ronan est une actrice née qui sait donner corps à des personnages improbables et casse gueule. Lady bird veut découvrir le monde et ses merveilles. Mais en ado bien comme il faut, elle va se prendre dans la tête toutes les répercussions de ses choix et voir sa vie se transformer de façon radicale.
Ronan amène fraîcheur et candeur à un personnage tête à claque ! Bravo !
Laurie Metcalf (JFK, Just Married (ou presque), Mère-fille, mode d'emploi...) est Marion McPherson Mère attentive et préoccupée, elle veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille, mais dans la limite du possible. Alors que la famille a des difficultés financières, elle tente de raisonner sa fille et ses rêves de grandeur. Mais l’incompréhension entre ces générations et ces deux façons de voir la vie ne va pas se faire sans heurt...
Metcalf joue une mère terre à terre qui tente d'apprendre les bases de la vie à sa fille tout en l'aimant et en tentant de la comprendre. Mère courageuse et forte, elle porte sa famille à bout de bras, voire sur la pointe des doigts !
Timothée Chalamet (Interstellar, Love the Coopers, Call Me by Your Name...) est Kyle. Jeune garçon que Lady Bird rencontre dans le café où elle travaille,bohème et anti-conformiste, il séduira notre rêveuse. Mais tout le monde a une façade et derrière ne se trouve pas forcément ce que l'on aimerait....
Chalamet est le jeune acteur qui monte, qui monte. Plein de nonchalance, de préjugés et de faux savoir, il donne une image idéaliste de lui même à Lady Bird qui se laisse attirée tel un papillon. Mais tout n'est pas blanc ou noir et l'un comme l'autre vont apprendre à leurs dépends la dure réalité de la vie !
Au total, Lady Bird est un film sur l'adolescence et l'entrée dans la vie. Les rêves et les espérances vont, viennent et nous construisent. Mais le résultat n'est pas toujours celui que l'on espérait.
A voir, mais pas indispensable.
Moi, Tonya : se sortir de sa condition par tous les moyens... mais chasser le naturel...
Tonya Harding est une petite fille née dans une famille dysfonctionnelle. Elle a un père dépassé par une femme alcoolique et abusive Son enfance est faite d'entraînements au patinage artistique et des brimades de sa mère.
Elle est abandonnée par son père, rencontre son futur mari encore adolescente et continue de se faire malmener par la vie et par son entourage. Elle n'a que le patinage.
Elle va se lancer à corps perdu dans l'entraînement et les compétitions.
Elle sera la première américaine à faire un triple axel en compétition.
Mais son entourage va l’entraîner dans une affaire dont elle ignorait la portée et qui changera sa vie à jamais.
Bienvenue dans la vie de la célèbre patineuse qui a vu son rêve brisé.
Ce film ne se résume pas à l'Affaire Harding-Kerrigan mais nous montre la force et la détermination qu'il a fallu à cette jeune femme pour arriver à réaliser son rêve.
Il montre aussi que même si les gens nous aiment ils ne savent pas forcément comment nous le montrer.
Et l'instruction peut être la clé de la réussite car lorsque l'on en manque et que l'on n'a pas de moyen, ce qu'il reste comme solutions n'est pas forcément recommandé pour gagner.
Moi, Tonya est assez déroutant parce qu'il est traité avec beaucoup d'humour. Comme en interview, les personnages nous livrent leurs versions des faits et de la vie qu'ils ont vécus.Chacun rejette la faute sur l'autre et ils ne reconnaissent pas leur implication alors que chaque décision et chaque action a des conséquences.
Intelligente ou pas, éduquée, aimée ou pas, une personne qui se bat se donne les moyens d'accéder à son rêve et c'est ce que le film veut faire passer comme message.
Et en dehors de tout, on apprend ce qu'a pu être la vie de cette championne un peu trop brute de décoffrage pour son temps et son sport.
C'est avec un second degré certain et une envie de faire découvrir un autre aspect de Tonya que l'on nous invite sur la glace et dans les coulisses d'une des affaires de tricherie les plus connue du monde du sport.
Le scénario est intéressant et ne manque ni de rythme ni de rebonds (malgré un montage qui pourrait prêter à confusion). On suit avec le sourire et avec assiduité les aventures et péripeties de cette jeune championne. On en apprend d'ailleurs beaucoup sur elle et son destin.
Pour moi, un des bémols vient de la réalisation. Un peu trop brouillonne et hésitante, il y a un manque de punch et de panache par moment dans le travail de Craig Gillespie (Mr. Woodcock, Fright Night, The Finest Hours...). Mais ça peut coller avec une envie de chaos dans lequel Tonya patine !
En revanche, la musique du film est extra ! Entre le travail de Peter Nashel (The Way(s), New York, I Love You, Mariage Express...) qui donne le bon rythme et la liste d'artistes tels que Dire Straits, Supertramp et ZZ Top sur la bande son qui mettent le feu à la glace, on est servi.
Côté casting :
Margot Robbie (Le Loup de Wall Street, Tarzan, Suicide Squad...) est Tonya Harding. Mal aimée, poussée dès son plus jeune âge à être au delà de l'excellence, elle a bravé avec courage et imprudences les barrières que lui mettait la vie dans les patins. Mais à toute action, ses conséquences et la chute n'en sera que plus dure.
Robbie montre une fois de plus qu'elle a plus sous ses talons qu'une plastiques parfaite. Elle nous démontre qu'elle peut être forte, déterminée mais aussi sensible et vulnérable (mention pour la scène du tribunal !). Une petite bombe qui aime tout bousculer sur son passage !
Sebastian Stan (Le Pacte du sang, Captain America, Seul sur Mars...) est Jeff Gillooly. Jeune homme sans grande éducation, il rencontre Tonya et elle va changer sa vie. Amoureux fou, il la prendra sous son aile pour la sortir du joug de sa mère, mais ne sera pas un meilleur mari pour autant. Les hauts et les bas de leur mariage vont les détruire.
Stan nous montre une autre facette de son talent en interprétant un looser, amoureux, mais qui ne sait pas le montrer. Il fait ce qu'il pense être bon pour son épouse, mais ne voit pas les limites de sa propre bêtise. Un rôle moins sombre pour cet acteur dont les pitreries et le second degré permette de mettre en scène un crétin qui a cru bien faire.
Allison Janney (Hairspray, La Couleur des sentiments, La Fille du train...) est LaVona Fay Golden. Mère alcoolique, abusive et violente, elle sera le talon d'achille de Tonya pendant toute son enfance et même une fois adulte, elle aura du mal à lui donner autre chose que des remontrances.
Janney est d'une perfection absurde dans ce rôle. Mère castratrice, elle mène son petit monde à la baguette et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire de Tonya une championne. Quitte à la démolir pour qu'elle s'élève. C'est un monstre qui s'assume et qui ne comprend pas les ressentis négatifs envers elle et ses manières. Un oscars grandement mérité pour une actice géniale !
Au total, Moi Tonya vous amène dans les coulisses de la vie d'une grande patineuse qui aurait pu faire encore plus si le destin ne s'était pas acharné sur elle.
L’interprétation des acteurs est extraordinaire et vous serez interloqués par la suite de la vie de Tonya !
Mary et la Fleur de la sorcière : Etre différent c'est mieux que d'être tous pareil !
Mary est une jeune fille qui vient d’emménager chez sa grand-tante. Alors qu'elle se sent seule et différente, elle fait la connaissance d'un voisin du village, Peter qui l'embête.
Il a 2 chats qui se montrent eux très gentils avec Mary.
Un jour de brouillard, elle suit l'un des chats et s'aventure dans la forêt. Elle découvre une fleur étrange mais très belle.
Son pollen lui fait des marques sur les mains et avec un balai bien spécial, elle se retrouve transportée vers une école de magie. Déroutée, mais fascinée, elle y trouve sa place, mais par peur donne le nom de Peter quand elle part.
La directrice de l'école et le professeur de magie ont enlevé le jeune garçon.
Mary va alors devoir surmonter ses peurs et accepter ses différences pour sauver Peter.
Un peu de Ghibli dans cet univers magique et doux comme un bonbon.
Ce sont des anciens du célèbre studio japonais de Totoro, Chihiro et Porco Rosso qui sont à l'origine de ce film d'animation.
On retrouve par ailleurs beaucoup d'inspiration de tous les films de Miyazaki dans Mary.
La nature et la simplicité ont une place importante dans le sujet traité. Tout comme l'innocence et la magie de ce que l'on est et de ce qui nous entoure.
On retrouve aussi dans les dessins, les traces du passage de Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, le petit monde des chapardeurs, Souvenirs de Marnie) chez Ghibli. La façon dont la magie agit, dont certains animaux sont dessinés et même dans le scénario, on a comme une impression de déjà vu.
Mary est une belle fable, une aventure surnaturelle jolie et fragile qui donne envie d'embrasser nos différences parce que c'est ce qui nous rend plus fort.
Assez simple, l'histoire est plutôt dirigée à des enfants plus jeunes que les films de son aînée.
Les dessins sont moins fins que chez Ghibli, mais ils restent tout de même très beaux.
Pas de temps morts, pas de longueurs, le scénario est assez bien ficelé et on aime se trouver au milieu de cette magie et accompagner Mary dans ses aventures.
Au total, pour un premier film le Studio Ponoc s'en sort plus que bien et nous offre une fable belle, tendre et pleine d'aventures qui ravira les têtes blondes comme les amateurs de films d'animation !