Mary et la Fleur de la sorcière : Etre différent c'est mieux que d'être tous pareil !
Mary est une jeune fille qui vient d’emménager chez sa grand-tante. Alors qu'elle se sent seule et différente, elle fait la connaissance d'un voisin du village, Peter qui l'embête.
Il a 2 chats qui se montrent eux très gentils avec Mary.
Un jour de brouillard, elle suit l'un des chats et s'aventure dans la forêt. Elle découvre une fleur étrange mais très belle.
Son pollen lui fait des marques sur les mains et avec un balai bien spécial, elle se retrouve transportée vers une école de magie. Déroutée, mais fascinée, elle y trouve sa place, mais par peur donne le nom de Peter quand elle part.
La directrice de l'école et le professeur de magie ont enlevé le jeune garçon.
Mary va alors devoir surmonter ses peurs et accepter ses différences pour sauver Peter.
Un peu de Ghibli dans cet univers magique et doux comme un bonbon.
Ce sont des anciens du célèbre studio japonais de Totoro, Chihiro et Porco Rosso qui sont à l'origine de ce film d'animation.
On retrouve par ailleurs beaucoup d'inspiration de tous les films de Miyazaki dans Mary.
La nature et la simplicité ont une place importante dans le sujet traité. Tout comme l'innocence et la magie de ce que l'on est et de ce qui nous entoure.
On retrouve aussi dans les dessins, les traces du passage de Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, le petit monde des chapardeurs, Souvenirs de Marnie) chez Ghibli. La façon dont la magie agit, dont certains animaux sont dessinés et même dans le scénario, on a comme une impression de déjà vu.
Mary est une belle fable, une aventure surnaturelle jolie et fragile qui donne envie d'embrasser nos différences parce que c'est ce qui nous rend plus fort.
Assez simple, l'histoire est plutôt dirigée à des enfants plus jeunes que les films de son aînée.
Les dessins sont moins fins que chez Ghibli, mais ils restent tout de même très beaux.
Pas de temps morts, pas de longueurs, le scénario est assez bien ficelé et on aime se trouver au milieu de cette magie et accompagner Mary dans ses aventures.
Au total, pour un premier film le Studio Ponoc s'en sort plus que bien et nous offre une fable belle, tendre et pleine d'aventures qui ravira les têtes blondes comme les amateurs de films d'animation !
Le Voyage de Chihiro : Voyage au cœur de l'enfance selon Maitre Miyazaki !
Chihiro est une petite fille malheureuse. Son père est muté, alors toute la famille déménage. Elle doit laisser ses amies, son école... Lors de leur voyage, ils se trompent de chemin et se retrouvent devant un tunnel sombre qui mène à un ancien parc d'attraction qui semble complètement abandonné. Les parents intrigués et sans-gênes, se servent et mangent tous ce qu'ils trouvent. Alors que Chihiro leur demande de repartir, elle les trouvent en train de se changer en cochons.
En effet, la famille se trouve aux portes du monde des esprits. Les parents ont mangé dans les mets préparés pour les visiteurs de la sorcière Yubaba.
Effrayée, elle se retrouve seule dans un monde qu'elle ne connaît pas et ne comprend pas. Elle commence à disparaître. Mais Haku, un jeune garçon l'appelle et la fait revenir.
Il la guide et la sauve en lui expliquant que pour retrouver ses parents et sa vie, elle doit prendre un travail dans le palais des bains, lieu de repos pour les esprits appartenant à Yubaba.
Cette dernière ayant fait vœu de donner un travail à tous ceux qui le demande est obligé de lui donner. Mais en contrepartie, elle lui vole son nom et Chihiro devient Sen.
Elle devra se montrer volontaire et maligne pour retrouver son identité et ses parents afin de rentrer chez elle .
Encore un poème de Mr Hayao Miyazaki !
Chihiro nous emmène dans un pays de contes et de légendes du folklore japonnais.
Elle nous fait aussi voyager dans les étapes de la petite enfance au passage de l'adolescence.
Elle va devoir grandir et s'affirmer pour devenir indépendante et plus forte afin d'aider sa famille.
Comme toujours c'est avec un immense talent que Mr Miyazaki nous entraîne dans son monde.
On retrouve les grands thèmes chers à ce grand monsieur de l'animation !
Chihiro est une jeune fille qui perd ses repères au début du film. Elle ne veut pas changer d'école ou déménager. Mais comme tous les enfants, elle est obligée de suivre le mouvement.
L'épreuve qu'elle va traverser va la faire grandir, l'obliger à s'intégrer dans un lieu et une société où tout ce qui est humain est différent et pas forcément accepté.
Elle va devoir travailler, mais aussi découvrir ce qui se cache derrière les apparences. Car la vérité n'est pas toujours celle qui nous est permis de voir. Il faut parfois creuser plus profond pour découvrir les vrais trésors.
Ainsi une vieille femme n'est pas forcément une méchante sorcière et un dragon n'est pas forcément un démon. Tout comme les humains ne sont pas forcement les gentils.
Car en dehors des apparences qu'il faut outrepasser, il y a comme toujours la protection de la nature, de l'environnement et du spirituel.
Pour Hayao Miyazaki (Porco Rosso, Princesse Mononoké, Le Château ambulant...), rien n'est plus beau et plus important que la nature et ses beautés. ( Cf Nausicaä !)
Il faut faire en sorte de la conserver et de la protéger. Elle nous permet de vivre et de nous épanouir. Et les esprits des fleuves, océans ou montagnes sont là pour nous rappeler qu'il y a de la vie partout et pas seulement dans l'humanité !
Chaque être a son importance et sa place dans la nature et dans la hiérarchie de la société pour que tout se passe bien.
L'argent n'est pas ce qui est essentiel pour vivre. Il permet de mieux vivre, mais la cupidité et la gourmandise voire la gloutonnerie nous amène à ne plus rien faire que nous traîner et en vouloir encore plus et nous faire dévorer par tant d'avidité. Alors que la simplicité et la générosité nous permettent d'apprécier ce que l'on a et ce qui est à notre portée.
La sensibilité de Chihiro lui permettra de faire fondre les cœurs les plus glacés.
Comme toujours avec le studio Ghibli, on a droit à une animation d'une fluidité et d'une beauté parfaite !
Le maître toujours aux commandes, nous permet d'apprécier toute l'étendue de son talent.
Par ailleurs, ce film a reçu l'Oscar du meilleur film d'animation en 2003 !
Et Joe Hisaishi (Mon voisin Totoro, Le Château ambulant, Porco Rosso...) compose une musique particulièrement tendre pour cette oeuvre. Une vraie ode à l'enfance, à l'aventure et la découverte ! Je vous la recommande chaudement !
Au total, on a un voyage au cœur de l'enfance, des esprits, mais aussi de l'importance de son identité et de ce qui fait que nous sommes nous !
Hayao Miyazaki nous offre une de ses œuvres préférées des amateurs du genre.
Souvenirs de Marnie : Un dernier rêve Ghibli pour la route !
Anna a perdu ses parents très jeune. C'est une jeune fille timide, réservée et en pleine crise d'adolescence. Son asthme s'aggravant, sa mère adoptive l'envoie dans de la famille éloignée à la campagne pour qu'elle puisse guérir.
Là bas, elle fait la connaissance de Marnie, une fille du même âge qui vit dans un manoir au bord du marais.
Alors que la maison semble inhabitée, elle prend vit avec Marnie lorsque la marée monte.
Solitaires, les 2 filles vont liées une solide amitié qui va leur permettre de s'ouvrir au monde.
Mais Marnie a un secret ....
Pour son dernier long métrage, Ghibli reste fidèle à son oeuvre.
Réalisé par Hiromasa Yonebayashi (Ariette et le petit monde des chapardeurs), le film est poétique, doux et tendre à la fois.
On retrouve tous les ingrédients qui font les succès du studio avec une histoire d'amitié, d'amour, de famille. La nature et le surnaturel sont présents et merveilleusement mis en valeur.
La réalisation est belle, sans temps mort mais toujours avec cette douceur qui sied à l'histoire.
Anna est une jeune fille perdue, qui se déteste parce qu'elle se croit moche, méchante et inutile. Ses parents sont morts quand elle était très jeune et sa grand mère qui l'a gardé 1 an suite à ça est décédée aussi. Elle a un fort sentiment d'abandon et se sent en décalage par rapport aux autres.
Sa rencontre avec Marnie va lui ouvrir les yeux sur son histoire et voir qu'elle n'est pas la seule. Qu'elle peut s'ouvrir aux autres et s'épanouir.
L'amitié, l'amour permet de surmonter et de guérir les blessures les plus profondes et les plus anciennes !
Comme toujours dans les productions Ghibli, les dessins sont splendides, fluides et agréables.
Là où Disney ( producteur aussi) marque ses films par de l'action et de la dynamique, Ghibli le gagne en maturité et en sentiments.
Les 2 studios sont grands et complémentaires ! Il en faut pour tout le monde ! ^^
La chanson de la fin du film est superbe. Elle est interprétée par Priscilla Ahn.
Au total, un film magnifique, doux, tendre et poétique sur l'amitié et l'acceptation de soi et des autres . Encore un bijou des studios Ghibli. Et leur ultime puisqu'ils ne feront plus de long métrage !
Alors profitez en !
Sophie est une jeune chapelière travaillant dans la boutique de son défunt père. Elle vit dans un pays en guerre avec le pays voisin. La magie est une arme. Et les sorciers sont divisés. Certains aident leur roi, d'autres défendent les villes et d'autres servent leurs propres intérêts. En allant rendre visite à sa sœur, elle fait la connaissance de Hauru,un puissant sorcier. Une rencontre furtive où il la sauve d'un mauvais pas. La sorcière des Landes, pensant qu'elle est proche de Hauru, lui jette un sort. Elle la transforme en vielle femme et lui oblige à ne pas pouvoir parler de ce sort. Elle part de chez elle. Et en chemin elle fait la connaissance d'un épouvantail magique qu'elle surnomme Navet. Il la guide jusqu'au château ambulant,demeure de Hauru. Elle y fait la connaissance de Calcifer, démon du feu lié à Hauru. Il lui propose de briser le sortilège si elle l'aide à se défaire de Hauru. Mais ne voulant pas pactiser avec un démon, elle refuse et se proclame femme de ménage du château. Elle fait également la connaissance de Marco, jeune apprenti magicien. Elle va alors apprendre à connaitre l'autre facette de Hauru et ses secrets. Mais le pays étant en guerre, Hauru est demandé au palais pour combattre. Madame Sulliman,son ancien mentor essaie de le piéger. Mais avec l'aide de Sophie il s'échappe. Décidé à protéger Sophie, Marco et les habitants de la ville, il va lutter à en perdre son humanité...
Encore une magnifique oeuvre de maître Hayao Miyazaki et des studios Ghibli. C'est l'une de mes œuvres préférées du maître.
Comme à son habitude, on reconnait la patte du maître dans les dessins et le scénario de cette merveille.
Passionné de nature, de mécanique et de magie, le tout est ici combiné pour sublimer l'idée de Mr Miyazaki. Soit que le courage, le sacrifice, la beauté et bien évidemment l'amour et de ce qu'on peut faire par lui et pour lui est essentiel !
Cette histoire est un conte magnifique sur les responsabilités et le fait de grandir et de les accepter. L'amour transcende les apparences pour en faire ressortir le meilleur.
On retrouve les créatures féeriques chères au maître avec l'oiseau, le chien espion et Calcifer le démon du feu.
C'est l'un de ses films les plus romantiques avec "Le vent se lève". Un vrai dessin animé pour fille !
Les dessins sont magnifiques, c'est toujours merveilleux de contempler ses œuvres. Avec une filmographie riche et diversifiée ( Sherlock Holmes, Edgar détective cambrioleur, Ponyo sur la falaise, Chihiro, Le vent se lève .... ) Hayao Miyazaki privilégie la nature et la liberté. On reconnait le graphisme des personnages de suite, on reconnait aussi son univers si tendre poétique et métaphorique !
Le scénario est riche, fluide et sans longueur. Il sait faire passer les sentiments des personnages et enrichir un univers entre le réel et le magique. Quand à la musique du film elle est magnifique. On est transporté par le travail de Mr Joe Hisaishi ! 2 titres de la Musique du film
La carrière de Hayao Miyazaki est parcourue de chef d'oeuvre, que ce soit en séries, en films ou en mangas papiers ! Je vous les recommandes chaudement ! A très bientôt ! Bande d'annonce
PS = J'ai un petit faible pour Calcifer ! Trop chou !