Wonder Woman 1984 : Vouloir toujours plus n'est pas la vérité !
1984, le monde change, se modernise. Mais sa noirceur n'a pas disparu. Et bien que Ares est été vaincu, il n'en reste pas mois la dualité de l'humanité.
Diana, dans l'anonymat protège le monde à son niveau. Elle continue à utiliser ses pouvoirs pour défendre le bien. Elle travaille comme anthropologue et rencontre Barbara. Cette jeune femme, transparente, gentille mais qui n'arrive pas à comprendre les autres envie Diana et son indépendance, sa force.
Alors qu'elles expertisent une pierre pour le FBI, leurs souhaits les plus précieux se réalisent.
Mais à quel prix ? En vouloir toujours plus nous rend-il vraiment heureux ?
Ou accepter la vérité de la vie, ce qui nous entoure et qui est réel n'est-il pas la solution ?
Wonder Woman revient à la vie sous les traits de Gal Gadot pour la 4ième fois.
Alors que son personnage est apparut pour la première fois dans Batman Vs Superman, et a évoluer avec une "Origin Story" puissante et percutante, elle semble perdue dans ce monde qui évolue.
Toujours dans le deuil de Steve, de sa vie avec les Amazones et de sa foi en l'humanité, Diana croit encore que le bien et l'amour peuvent triompher et éclairer le monde.
C'est avec cette force qu'elle avance, mais confrontée à ce qu'elle veut le plus au monde, elle va perdre pied et se perdre entre ce qu'elle veut le plus et ce qui est la vérité, la réalité.
Le sacrifice sera énorme.
Alors que Wonder Woman s'était révélée comme une femme forte et puissante, elle tombe sacrément de son piédestal.
Le fait de vouloir humaniser des êtres surhumains, des demi-dieux, des superhéros, ils perdent ce qui les rend si spéciaux.
Ils n'en sont pas moins attachants, mais n'ont plus l'auréoles qui les sublime.
Du coup le film est bien, mais il perd en intensité et prend de la longueur dans son traitement.
L'histoire est assez basique et devient presque "culcul" (pardonnez l'expression). La relation amoureuse est presque trop mise en avant.
Et puis l'inversion de l'apprentissage des personnage les décrédibilisent (Diana candide dans le premier, Steve est nettement moins convainquant.).
Le spectacle est dans le traitement de l'image et dans l'hommage aux années 80.
On peut avoir l'impression que les effets spéciaux sont très mal faits, mais si on les regarde avec une intention de représenter la série qui avait lieux dans la fin des années 70, ils prennent un autre sens.
Et puis le kitch reste assez fun.
Par contre les méchants sont grotesques et caricaturaux.
On a Barbara alias les gens sont méchants avec moi, alors je suis méchante avec eux dès que j'ai des pouvoirs. Et quasiment le même combat avec Max Lord alias je voulais être riche et célèbre, alors comme j'y arrive pas normalement, je vais passer par la magie.
Ils n'ont pas de charisme.
Dommage parce que l'un comme l'autre auraient pu faire mieux.
Les acteurs sont bons, il n'y a pas de vraie déception si ce n'est le traitement de l'histoire de chacun.
La réalisation de Patty Jenkins est bien aussi, mais les attentes étaient trop fortes et le traitement des idées un peu trop survolé.
Et la musique de Hans Zimmer reste merveilleuse.
Au total, on a un film sympathique mais en demi teinte.
Peut être que comme son idée générale, le fait d'en vouloir plus n'est pas la vérité .
Se contenter de ce que l'on a plutôt que de changer pour ce qu'on imagine être mieux et accepter qui l'on est, est la solution.
A réfléchir. En attendant, le film reste un joli bonbon pour les fans de films de superhéros, pas le meilleur mais pas le pire.
C'est divertissant et sympathique.
Bon film !
PS : il y a un petite scène post-générique qui est un merveilleux clin d'œil !
Sur Netflix en novembre, débarquement d'un nouvel héros écossais !
L'histoire vraie et inédite de Robert Bruce, noble vaincu de l'Écosse médiévale devenu roi contre son gré puis héros hors-la-loi en l'espace d'une année. Contraint à se battre pour sauver sa famille, son peuple et son pays de l'envahisseur anglais, Robert Bruce s'empare de la couronne écossaise et rassemble une troupe de soldats hétéroclites. Avec eux, il devra affronter la colère de l'armée la plus puissante au monde, menée par le féroce roi Édouard 1er et son imprévisible fils, le prince de Galles.
Un raccourci dans le temps : Amour, lumière et espoir pour une aventure colorée.
Meg est une jeune fille très intelligente. Elle et son frère sont très proche.
Mais à l'école ils sont mal-aimés. Benjamin parce qu'il a une intelligente supérieure et un comportement particulier et Meg parce que depuis que son père a disparu, elle s'est renfermée et n'a plus d'amis.
Un jour, son frère lui présente 3 femmes aux pouvoirs et comportements étranges, Mme Quiproquo, Mme Qui et Mme Quidam. Elles lui disent que son père est vivant, mais en danger et qu'elles peuvent l'aider à le retrouver.
Il a réussi à appliquer ses recherches sur la théorie de l'espace-temps. Mais s'est retrouvé coincé par des forces qu'il ne connaissait pas !
Meg, Ben et Calvin, un ami, vont partir à travers l'univers pour sauver le monde et leur père.
C'est avec tendresse et aventure que Disney nous offre cette histoire épique d'une famille cassée dont les enfants tentent de recoller les morceaux en partant chercher la pièce manquante !
Ce film est l'adaptation du roman de Madeleine L'Engle, publié en 1962..
Différents thèmes sont abordés avec l'amour filial, fraternel, les premiers émois, l'amitié, les têtes de turc à l'école, la famille et ce qui peut lier les gens entre eux.
Un peu brouillon par moment, le tout reste coloré, tendre et joliment amené.
Mais attention, c'est assez (voir très) enfantin.
D'autre films comme Tomorroland ( article ici ) avaient une portée plus uniforme, plus large. Ici, l'histoire est essentiellement faite pour les enfants et jeunes adolescents.
Les plus grands risquent d'être déçus.
Les effets spéciaux sont assez jolis, mais un peu trop éclatants questions couleurs fluo... Mais ils restent tout à fait dans le cadre du monde de rêve et de voyage qu'ils servent.
La réalisation de réalisé Ava DuVernay (Middle of Nowhere, Selma) est jolie et on dirait que c'est une mère qui raconte une histoire à ses enfants.
Rien de grandiloquent, mais de beaux moments et un joli résultat.
Côté casting, beaucoup de beau monde, mais personne ne se distingue vraiment dans ce film.
Entre des enfants plutôt lisses et des actrices connues (Oprah Winfrey (La Couleur pourpre, Le Majordome...) en Mme Quidam, Reese Witherspoon (La Revanche d'une blonde, Walk the Line...) en Mme Quiproquo et Mindy Kaling (The Mindy Project) en Mme Qui) camouflées sous un maquillage et des costumes flashy, rien n'est bien mis en valeur.
Chez les garçons, ce n'est guerre mieux. Michael Peña (Seul sur Mars, Ant Man...) en Red, l'Homme aux Yeux Rouge Storm, Zach Galifianakis (Very Bad Trip, Birdman...) en Médium Joyeux et Chris Pine (Star Trek, Wonder Woman) en Dr Alex Murry, le père de Meg et Charles Wallace, ils sont rigolo, décalés ou tendre, mais pas de quoi rester dans les mémoires.
Au total, Un raccourci dans le temps est un joli film tendre, mais qui ne restera pas dans les mémoires. Il sera apprécié des enfants pour sa candeurs, son thème et ses couleurs et par les parents qui les colleront devant!
Wonder Woman : De l'horreur de la guerre naissent les plus grands héros !
Diana est la fille d'Hippolyte, reine des Amazones. Elles vivent sur Themyscira, une île créée par Zeus pour les protéger d'Ares, Dieu de la guerre. Ce dernier a perverti l'humanité en lui instillant jalousie et haine. Les Amazones ont pour mission de protéger les humains pour rétablir la paix. Retirées sur l'île, elles vivent dans l'attente du retour du Dieu vengeur.
Un jour, Diana sauve un pilote anglais, Steve Trevor. Il a amerri alors qu'il était pourchassé par les Allemands. Ces derniers débarquent et luttent contre les guerrières.
Après avoir gagné, mais au prix de nombreuses vies, les Amazones apprennent qu'une guerre mondiale a lieu.
Diana veut aller accomplir son destin et trouver Ares qu'elle pense responsable.
Sa mère s'y oppose, mais finit par la laisser partir en la prévenant que le monde ne la mérite pas.
La rencontre avec les Hommes et la réalité va être très difficile.
L'éveil de la plus grande des super-héros !
Voilà enfin une adaptation cinématographique pour cette magnifique héroïne du DCEU.
Alors qu'on la connaissait par les comics, la série télé et les dessins-animés, jamais elle n'avait eu droit à ses aventures sur grand écran.
Après une première apparition très très remarquée dans Batman Vs Superman, on attendait avec impatience ce film solo !
Et on n'a pas été déçu !
On découvre l'histoire qui a fait de Diana, Wonder Woman.
Elle est élevée par une mère poule qui voit en elle un trésor. Elle est la seule enfant de l'île.
Elle a des cours, mais préfère sécher pour aller apprendre à combattre auprès de sa tante, la générale Antiope.
Quand elle grandit, elle se rend compte qu'elle est différente des autres Amazones, mais reste discrète.
L'arrivée de Steve va bouleverser la vie insulaire et ramener les guerrières dans le temps présent.
Diana qui a pris les histoires de sa mère au sérieux, croit qu'Arès est derrière cette guerre et veut aller le trouver pour l'arrêter.
Elle suivra Steve pour aller au front et accomplir son destin.
Mais la réalité la frappera de plein fouet et elle se retrouvera face aux horreurs de la guerre et ses conséquences.
On pourrait lui reprocher sa naïveté mais on ne peut que la comprendre au vu de la manière dont elle a été éduquée.
Enfant unique avec des légendes pour histoire et une mère surprotectrice, elle voit la vie avec candeur et innocence, sans forcément être naïve.
Ils ont su trouver le bon équilibre pour lui donner de la force et de la fragilité dans sa vision du monde.
De plus, un des bons points du film est de ne pas tomber dans un féminisme radical. Oui, on a une super héroïne, oui, elle est la plus forte mais elle n'écrase pas les hommes de sa présence et les réflexions sexistes sont plus dues à des faits d'époque qu'à une mauvaise interprétation de ce que peut représenter Wonder Woman.
Car comme Superman, elle est un symbole lumineux, plein d'espoir qui se bat pour que l'humanité s'élève.
Elle se décrit comme une passerelle vers un monde meilleur.
Et effectivement, elle apporte une vision nouvelle dans un univers masculin et sombre.
On pourrait aussi reprocher la petite romance qui est présente dans le film, mais elle est courte et elle n'est pas le centre du film et ne fait qu'humaniser Diana et lui faire découvrir que les hommes ne sont pas que cupidité et haine.
Autre point décevant, c'est Arès. Il n'est pas très charismatique pour le Dieu de la guerre...
En dehors, son personnage reste aussi manipulateur que l'on peut attendre. C'est probablement juste une histoire de physique... Mais je ne vous spoilerai pas son identité...
Le scénario est assez bon. Il y a des moments que l'on voit arriver de loin, mais ils passent sans soucis avec une énergie et un dynamisme explosifs.
On peut distinguer 3 parties nettes avec la découverte des Amazones, le départ pour le monde et le combat final.
Chacune a ses qualités et ses défauts, mais l'humour, les batailles épiques et les grands moments sont la force qui abat toutes les barrières.
Patty Jenkins (Monster) a su faire remonter son héroïne en scelle et lui donner force et émotions.
Sa réalisation est puissante et apporte une fraîcheur, un humour et une candeur qui manquait au DCEU. Des plans de folie se succèdent pour amener de la grandeur et de la force.
Certains effets spéciaux font un peu trop jeu vidéo, mais qui s'en préoccupe face à la puissance des images et des combats !
La musique de Rupert Gregson-Williams (Le Témoin amoureux, The Legend of Tarzan, Tu ne tueras point...) est juste magique. C'est un vrai baume pour les oreilles ! Et le thème de Wonder Woman de Hans Zimmer et Junkie XL est repris et remixé avec justesse et perfection.
Côté Casting
Gal Gadot (Fast and Furious, Triple 9, Batman v Superman : L'Aube de la justice...) est Diana Prince alias Wonder Woman. Jeune fille pleine de fougue et qui attend avec impatience d'accomplir son destin, elle va se retrouver confrontée à quelque chose de plus grand et sombre qu'elle n'imaginait. Sa vision du monde en sera changée. Mais elle affrontera les épreuves avec courage et grandeur.
Gadot reprend ici le rôle de cette super-héroïne qui lui va comme un gant. Affûtée, intelligente, tendre et forte, elle est complexe et complète. Gadot a su lui donner vit dans Batman V Superman et elle prolonge le sentiment de grandeur dans ce premier film solo. Elle offre plusieurs facettes à sa princesse et la transforme en une guerrière redoutable ! Vivement la suite de ses aventures dans League of Justice.
Chris Pine (Star Trek, The Ryan Initiative, Comancheria...) est Steve Trevor. Espion anglais, il est poursuivi par les allemands quand il amerrit à proximité de Themyscira. Sauvé par Diana, il sera son guide dans un monde dévasté par la guerre. Il la suivra au front et avec un but commun, ils lutteront pour trouver un peu d'espoir dans les ténèbres.
Pine n'est pas le chevalier en armure qui vient sauver la demoiselle en détresse. C'est presque l'inverse. Mais au-delà de ça, il est surtout une porte ouverte vers un nouveau monde pour Diana. Il lui apprendra la culture du monde présent, la socialisation (ou du moins, il tentera....) et il l'ouvrira à de nouveaux sentiments qui la bouleverseront. Fin, plein d'humour et de tendresse, il est aussi très intelligent et courageux. Pine est un parfait soldat.
Robin Wright (Incassable, Forrest Gump, Princess Bride...) est la générale Antiope, la tante de Diana. guerrière accomplie et dirigeante de l'armée des Amazones, elle croit au retour imminent d'Arès.
Elle estime que toutes les Amazones doivent être prêtes au combat ! Elle entraînera Diana pour en faire une guerrière parfaite !
Wright n'a jamais fait autant preuve de force dans un rôle ! Elle se fond dans cette guerrière pour lui donner corps et faire d'elle un général à la hauteur de sa puissante ascendance !
Connie Nielsen (L'Associé du diable, Mission to Mars, Gladiator...) est la reine Hippolyte, la mère de Diana. Reine pleine de sagesse, elle adore sa fille par dessus tout. Elle veut pour elle une enfance normale, mais cette dernière avec determination voudra être une guerrière. Elle fera en sorte d'être la meilleure.
Nielsen porte avec force la couronne et les responsabilités du peuple Amazone. Elle est une guerrière mais aussi une mère et sa fille est la plus importante. Elle n'hésitera pas à la protéger d'elle-même mais elle l'aidera aussi à se réaliser. C'est avec force et sagesse que l'actrice donne vie à cette grande Amazone.
Danny Huston (21 Grammes, X-Men Origins: Wolverine, Robin des Bois...) est le général Erich Ludendorff. Chef de garnison allemande, il cherche à gagner la guerre par tous les moyens. Il n'a aucune morale et c'est sans pitié qu'il s'attaque aux innocents.
Huston a vraiment la tête de l'emploi et donne un méchant james bondien dans toute sa splendeur, sa force et sa décadence. Un belle interprétation qui donne un ennemi à la hauteur de l'héroïne.
Lucy Davis (Orgueil et Préjugés, The Office, Shaun of the Dead...) : Etta Candy, la secrétaire de Steve Trevor. C'est une boule d'énergie, d'humour et de douceur.
Davis est un de mes personnages préférés de ce film. Très drôle, elle donne un parfait contre poids à la noirceur qui ressort du monde en guerre. Une vraie bouffée d'air frais !
Saïd Taghmaoui (La Haine, Les Rois du désert, G.I. Joe...), Ewen Bremner (Pearl Harbor, Trainspotting, La Chute du faucon noir) et Eugene Brave Rock (Jamestown, Heartland) sont les 3 compères qui suivront Diana et Steve au front pour empêcher l’ennemi de lâcher son arme et dévaster le monde.
Au total, Wonder Woman sort de sa cachette pour nous enchanter et nous sauver ! Elle est belle, intelligente et courageuse. Elle porte l'espoir d'un monde meilleur avec elle ! Le film est dynamique et frais. Il apporte de nouvelles couleurs au DCEU par rapports aux autres héros.
Elle s'envole pour mieux nous renverser !
Star Trek : Sans limites : Vers l'infini et au-delà. Limites repoussées pour la franchise qui passe le cap !
Depuis 3 ans, l'Enterprise sillonne l'espace pour découvrir de nouvelles planètes et partager la paix et les connaissances de la Fédération des planètes unies.
James T. Kirk, capitaine du vaisseau, doute de ses capacités et des buts qu'il poursuit. On lui offre une place au commandement de Starfleet. Son avenir le préoccupe beaucoup.
Alors que l'équipage fait une pause dans la station spatiale Yorktown, une capsule de survie arrive avec à son bord le commandant d'un autre vaisseau qui demande de l'aide pour sauver les siens.
Elle a été attaquée dans une nébuleuse inexplorée.
L'Enterprise part à la rescousse de l'équipage.
Mais il se retrouve lui aussi attaqué par une nuée de vaisseaux, le forçant à se crasher sur une planète inconnue et sans communication avec Starfleet possible.
L'équipage est fait prisonnier dans sa plus grande partie. Seuls Kirk et Chekov, Spock et Bones, et Scotty sont dispersés et tentent de les sauver....
Face à Krall, la mission va s'avérer plus que périlleuse....
Beaucoup de surprises les attendent !
Bienvenue dans l'espace ... une surprise à chaque pas, chaque planète, chaque nébuleuse, chaque galaxie....
Avec le reboot de cette franchise, on aurait pu avoir peur. En effet, Star Trek est un monument du monde Geek, du cinéma et de la télévision.
Il a bercé plus d'une génération de trekkies en herbe.
Ici, il passe la main, mais reste à la production.
Apeurée dans un premier temps en apprenant cela, j'ai surmonté mes craintes lors de la première bande annonce.
Le film promettait d'être explosif.
On retrouve notre équipage préféré à la moitié de sa mission de 5 ans d'explorations dans l'espace.
Ils essaient d'apporter connaissances et paix aux nouveaux peuples qu'ils rencontrent.
Mais, être aussi loin de tout a ses avantages et ses inconvénients. Là où de nouvelles relations se créent, d'autres s'arrêtent et chacun a son lot de remise en question.
Kirk pense à ce pourquoi il s'est engagé. A l'approche de la date anniversaire de sa naissance et donc de la mort de son père, il ne peut s’empêcher de comparer leurs destins.
Lui ne s'est engagé que sur un défi et ne se sent pas à la hauteur de la tâche qu'on lui a donné.
Spock, un des derniers représentants des Vulcains, se sent le devoir de perpétuer son peuple et souhaite donc retourner auprès des siens. Mais quitter l'Enterprise reste une chose très difficile.
Et chacun a ses préoccupations. Le fait de repartir pour une mission de sauvetage va leur permettre de vivre au moins une dernière aventure ensemble. Mais évidemment tout ne se passe pas comme prévu... Et les compétences de l'équipage dans son ensemble seront très utiles.
Dans les 2 premiers films de cette nouvelle tranche de Star Trek, on avait droit à une refonte complète de l'histoire d'origine dès les premières minutes.
Passé ce choc, on s'attache tout autant aux personnages et à leurs émotions, leurs aventures...
Les voir sur le point d'y mettre un terme n'est pas des plus plaisant, mais peut se comprendre. Quand on est au carrefour de nos vies, les choix sont multiples et importants.
Mais la famille, pas forcément celle du sang, mais celle que l'on se crée, celle qui nous soutient et nous suit dans nos décisions quelles qu'elles soient... Cette famille est celle pour qui vous feriez n'importe quoi.
Et dans l'urgence et le danger, ces liens vont se révéler les plus forts.
Alors que l'on a l'habitude de voir Kirk avec Spock, Bones avec Scotty, les binômes seront séparés pour nous offrir une nouvelle dynamique.
On n'a plus la complicité évidente, mais l'adaptation et l'amélioration des relations entre les hommes du crew !
De même que Uhura prendra du galon et Scotty se fera une nouvelle amie qui mettra certaines choses en perspective.
Dans un monde inconnu, prisonniers pour une raison qu'ils ignorent, mais avec un seul but, tous se retrouver et s'échapper, l'équipage de l'Enterprise trouvera en son sein, un chef prêt à tout, des hommes solides et intelligents, des femmes intuitives et des alliés inespérés.
Le film nous propose une histoire dynamique, rythmée et comme toujours bourrée d'humour ! (merci à Simon Pegg d'y avoir mis sa patte !)
Pas d'énormes rebondissements, mais les actions ne sont pas téléphonées et on s'amuse au fur et à mesure que l'histoire avance.
Par contre on a droit à quelques WTF.... mais je pencherais plutôt pour la faute du nouveau réalisateur...
Et les trekkies risquent de s'arracher quelques cheveux avec le sort premier de l'Enterprise...
Comme toujours les maquillages sont spectaculaires et même celui d'Idris Elba fonctionne très bien ! Pas d'effet Apocalypse (Cf X-men Apocalypse).
Quant aux effets spéciaux, je les ai trouvés superbes. Certains sont moins bons (option sur la moto et sa fumée spéciale...) mais dans l'ensemble, le tout est beau et bien fait !
A la réalisation J.J. Abrams laisse sa place à Justin Lin (Annapolis,Fast and Furious 4,Fast and Furious 5 et 6...). Et ça se sent. Après 2 films avec la touche du rêve d'enfant qui fait ce qu'il aime plus que tout, on a un film plus adulte mais aussi plus blockbuster.
En effet, les plans et la réalisation sont bons, mais on sent la différence entre les 2 façons de filmer. On est moins dans la revival et plus dans l'action.
Mis à part quelques plans un poil foireux et trop booster, on a une jolie mise en scène.
Côté musique, Michael Giacchino (Ratatouille, Mission impossible : Protocole Fantôme, Vice Versa...) revient à la barre. On retrouve quelques morceaux déjà entendus dans les précédents films, mais aussi de nouveaux morceaux très beaux. J'aime définitivement le travail de ce musicien !
Côté casting :
Chris Pine (Unstoppable, The Ryan Initiative, The Finest Hours...) est James Tiberius Kirk. Le capitaine de l'Enterprise s'interroge sur son avenir au sein de Starfleet. Mais rattrapé par sa mission, il se mettra en avant pour protéger son équipage.
Chris Pine reprend pour la troisième fois le rôle du célèbre capitaine de vaisseau. Dans le premier film, il était l'étalon fou, dans le deuxième, il apprenait de ses expériences, dans celui-ci, il est plus mature. D'un côté, il est plus sûr de lui et de l'autre il doute de son avenir au sein de Starfleet.
Ayant le choix de ce qu'il veut faire, il devra peser le pour et le contre et avancer sur un chemin nébuleux.
Pine sait jouer sur tous les tableaux, humour, sentiment et action. Un bon travail.
Zachary Quinto (Margin Call, Heroes, American Horror Story...) est Spock. Il est parmi les derniers survivants des Vulcains. Prenant son rôle à cœur, il veut aider à perpétuer sa race. Et de ce fait, il pense quitter l'Enterprise. Mais comme toujours, tout ne se passe pas comme prévu et l'assaut de l'Enteprise par Krall et les épreuves remettront en cause ses décisions.
Quinto est excellent dans la reprise du célèbre homme aux oreilles pointues. Toujours entre 2 places, il hésitait entre son côté humain et son côté vulcain, maintenant, il hésite entre son devoir envers son peuple et celui envers sa famille, son équipage. Sensible, même si son rapport aux autres ne le fait pas penser, il s'ouvre au fur et à mesure de son expérience et de ses interactions. Quinto sait donner écho à cela.
Karl Urban (Le Seigneur des anneaux, RED, Dredd...) est Leonard McCoy alias Bones. Le médecin de bord de l'Enterprise, grand phobique de l'espace, n'en est pas moins un fin docteur qui sait quand ses amis ont besoin de lui. De bons conseil, il faut écouter son médecin !!
Il sera dans l'action et ça le changera.
Urban nous offre un des plus sympathiques membres de l'équipage. Drôle, avec toujours le mot ou réplique qui fait mouche, il monte en grade en prenant part à l'aventure directement.
Zoe Saldana (Avatar, Colombiana, Les Gardiens de la Galaxie...) est Nyota Uhura. La traductrice multilingue de l'Enterprise verra sa relation avec oreilles pointues compromise, mais au-delà de ça, elle sera au cœur des confidences de l'ennemi. Elle essaiera par tous les moyens de venir en aide à l'équipage.
Saldana donne à Uhura les traits d'une femme forte et qui sait ce qu'elle veut. Elle donnera du courage à ses amis pour avancer et lutter contre les attaquants.
Simon Pegg (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Mission impossible...) est Montgomery Scott. Scotty, le spécialiste de l'Enterprise, dérogera à ses habitudes. Précipité dans un tout nouvel environnement, il démontrera agilité, intelligence et loyauté en gardant son humour anglais grandiose !
Pegg a mis la main à la pâte ! Comme toujours son Scotty reste un des membres de l'Enterprise les plus apprécié par son humour et son côté désopilant, mais il a également écrit le scénario avec un compère. La différence se sent dans les répliques et l'humour un peu différent des premiers films.
Il est doué notre Scotty !
John Cho ( Flashforward, Sleepy Hollow, New Girl...) est Hikaru Sulu. Tout comme les autres membres de l'équipage, il attend l'escale sur la station spatiale pour retrouver sa famille. La nouvelle mission du vaisseau va écourter les retrouvailles. Lui aussi ne fera pas équipe avec la même personne que d'habitude. Et son implication sera différente pour lui comme pour Uhura.
Cho reste dans le même registre. Son personnage évolue peu, mais il montre des moments de courage comme dans le premier film.
Anton Yelchin (Only Lovers Left Alive, Cymbeline, Green Room...) est Pavel Chekov. Faisant équipe avec son capitaine, il montrera de nouvelles aptitudes dans la recherche et le sauvetage de l'équipage!
Yelchin était un merveilleux acteur, disparu trop tôt. Il nous donne un personnage qui essaie de tempérer son binôme, mais qui veut faire ses preuves aussi. Un hommage tout simple lui est consacré dans le générique de fin.
Idris Elba (Pacific Rim, Prometheus, Mandela : Un long chemin vers la liberté...) est Krall. Chef d'une escouade de pirates, il attaque les vaisseaux aux alentours de la planète où il vit afin de récupérer des armes pour empêcher Starfleet de rependre ce qu'il considère comme un danger : "L'union fait la force". Il sera un adversaire redoutable et pour cause....
Elba nous offre un personnage sombre, déterminé, qui sait ce qu'il veut et y croit dur comme fer.
Son passé sera une clé dans la compréhension de sa propre mission.
Très bien masqué par son maquillage, il en arrive tout de même à faire paraître ses émotions ! ouf !
Sofia Boutella (StreetDance 2, Kingsman : Services secrets...) est Jaylah. extraterrestre, prisonnière de la planète où s'est crachée l'Enterprise. Elle sera d'une grande aide pour Scotty avec qui elle fera équipe pour retrouver l'équipage.
Boutella a un personnage entre tendresse et force. Sa propre peur en fait un personnage redoutable dans sa défense. Elle est fragile parce qu'elle a été seule longtemps, mais elle n'en reste pas moins quelqu'un de redoutable.
Encore un peu fragile dans son interprétation, il faudra probablement des rôles moins grimés et plus conséquents pour découvrir plus de son talent.
Au total : on a une suite dynamique, qui fait son travail dans l'action et qui continue à faire évoluer une nouvelle saga qui a su renaître de ses cendres.
Attention tout de même à ne pas perdre de vue les principes de l'univers Star Trek au profit de l'action à tout va.
A vos tickets !
PS ; Un très bel hommage est fait tout au long du film à Leonard Nimoy décédé en 2015 et qui fût Spock pendant des années. Il avait même fait des apparitions dans les 2 premiers films de cette nouvelle franchise.
PS bis : Un 4ème film serait en préparation avec une apparition du papa de Kirk alias Chris - Thor - Hemsworth !