Wonder Woman 1984 : Vouloir toujours plus n'est pas la vérité !
1984, le monde change, se modernise. Mais sa noirceur n'a pas disparu. Et bien que Ares est été vaincu, il n'en reste pas mois la dualité de l'humanité.
Diana, dans l'anonymat protège le monde à son niveau. Elle continue à utiliser ses pouvoirs pour défendre le bien. Elle travaille comme anthropologue et rencontre Barbara. Cette jeune femme, transparente, gentille mais qui n'arrive pas à comprendre les autres envie Diana et son indépendance, sa force.
Alors qu'elles expertisent une pierre pour le FBI, leurs souhaits les plus précieux se réalisent.
Mais à quel prix ? En vouloir toujours plus nous rend-il vraiment heureux ?
Ou accepter la vérité de la vie, ce qui nous entoure et qui est réel n'est-il pas la solution ?
Wonder Woman revient à la vie sous les traits de Gal Gadot pour la 4ième fois.
Alors que son personnage est apparut pour la première fois dans Batman Vs Superman, et a évoluer avec une "Origin Story" puissante et percutante, elle semble perdue dans ce monde qui évolue.
Toujours dans le deuil de Steve, de sa vie avec les Amazones et de sa foi en l'humanité, Diana croit encore que le bien et l'amour peuvent triompher et éclairer le monde.
C'est avec cette force qu'elle avance, mais confrontée à ce qu'elle veut le plus au monde, elle va perdre pied et se perdre entre ce qu'elle veut le plus et ce qui est la vérité, la réalité.
Le sacrifice sera énorme.
Alors que Wonder Woman s'était révélée comme une femme forte et puissante, elle tombe sacrément de son piédestal.
Le fait de vouloir humaniser des êtres surhumains, des demi-dieux, des superhéros, ils perdent ce qui les rend si spéciaux.
Ils n'en sont pas moins attachants, mais n'ont plus l'auréoles qui les sublime.
Du coup le film est bien, mais il perd en intensité et prend de la longueur dans son traitement.
L'histoire est assez basique et devient presque "culcul" (pardonnez l'expression). La relation amoureuse est presque trop mise en avant.
Et puis l'inversion de l'apprentissage des personnage les décrédibilisent (Diana candide dans le premier, Steve est nettement moins convainquant.).
Le spectacle est dans le traitement de l'image et dans l'hommage aux années 80.
On peut avoir l'impression que les effets spéciaux sont très mal faits, mais si on les regarde avec une intention de représenter la série qui avait lieux dans la fin des années 70, ils prennent un autre sens.
Et puis le kitch reste assez fun.
Par contre les méchants sont grotesques et caricaturaux.
On a Barbara alias les gens sont méchants avec moi, alors je suis méchante avec eux dès que j'ai des pouvoirs. Et quasiment le même combat avec Max Lord alias je voulais être riche et célèbre, alors comme j'y arrive pas normalement, je vais passer par la magie.
Ils n'ont pas de charisme.
Dommage parce que l'un comme l'autre auraient pu faire mieux.
Les acteurs sont bons, il n'y a pas de vraie déception si ce n'est le traitement de l'histoire de chacun.
La réalisation de Patty Jenkins est bien aussi, mais les attentes étaient trop fortes et le traitement des idées un peu trop survolé.
Et la musique de Hans Zimmer reste merveilleuse.
Au total, on a un film sympathique mais en demi teinte.
Peut être que comme son idée générale, le fait d'en vouloir plus n'est pas la vérité .
Se contenter de ce que l'on a plutôt que de changer pour ce qu'on imagine être mieux et accepter qui l'on est, est la solution.
A réfléchir. En attendant, le film reste un joli bonbon pour les fans de films de superhéros, pas le meilleur mais pas le pire.
C'est divertissant et sympathique.
Bon film !
PS : il y a un petite scène post-générique qui est un merveilleux clin d'œil !
Kingsman : Le Cercle d'or : Quand les britishs rencontrent les yankees, ça fait des étincelles !
Eggsy est devenu un Kingsman de premier ordre. Un soir, il est attaqué par Charlie, son ancien camarade de formation. Ce dernier a bien changé, il a un bras robotisé et fait parti d'une nouvelle bande de criminels; le cercle d'or.
A sa tête, Poppy Adams. Elle rêve de grandeur et de voir la drogue légalisée partout.
Elle veut éliminer les kingmsan. Mais c'était sans compter sur leurs cousins américains, les Statesman.
Les agents vont se serrer les coudes pour enrayer le plan parfait de la très rétro Poppy.
Les kingsman sont de retour et ils ont la pêche !
Après un premier opus plus que réussi, Matthew Vaughn (Stardust, le mystère de l'étoile, Kick-Ass, X-Men : Le Commencement) revient avec une suite digne du premier.
Toujours aussi barrés et en forme, nos espions reviennent pour de nouvelles aventures.
On retrouve Eggsy et ses amis. Toujours au top, il profite de ses gadgets, mais garde son travail secret pour sa famille. Seule sa fiancée, la princesse suédoise Tilde qu'il a sauvé de Richmond Valentine est au courant de son véritable métier.
C'est une nouvelle aventure et la découverte de cousins éloignés va changer beaucoup de choses dans l'univers des espions.
Un peu James Bondien, mais surtout beaucoup comics, on retrouve ici tout l'univers que nous avait dépeint le réalisateur avec Services Secrets.
Toujours fun, poussif, mais avec beaucoup d'humour, la recette fonctionne toujours aussi bien.
On perd la fraîcheur du premier opus, mais le plus vite, plus haut, plus loin comble la lacune.
On voit que tout le monde est ravi de revenir ou de participer à l'aventure.
C'est un déluge d'action et de nouveaux gadgets. La parade des espions et la méchante un peu caricaturale donnent un dynamisme qui rejoint celui du film précédent.
Le scénario n'offre pas de suspense ou de twist claquant, mais on reste emporté par la folie ambiante et les découvertes des kingsman.
Les effets spéciaux sont excellents. Les gadgets donnent envie de devenir un espion ! Tout comme James Bond ! ^^
Matthew Vaughn reste dans une réalisation qui colle à l'univers comics qu'il affectionne tant.
C'est à la fois fou, drôle, toujours punchy et intelligent.
Même s'il ne renouvelle pas le genre comme il a pu le faire auparavant, il donne du spectacle et on en a pour notre argent.
La musique de Henry Jackman (Capitaine Phillips, Captain America : Le Soldat de l'hiver, Les Nouveaux Héros...) colle bien au film et reste parfaitement punchy et dynamique.
Côté casting :
Colin Firth (Love actually, A Single Man, Le Discours d'un Roi...) est Harry « Galahad » Hart. Mentor de Eggsy, il a été tué après le massacre de l'église. Mais, rien n'est moins sûr avec les supers espions ! Mais son retour se fera dans une manière inattendue par ses amis.
Firth est décomplexé dans ce rôle. Bien que figure paternelle dans un premier temps, ici, il revient plus décontracté et prend son pied (dans le tapis) à jouer son personnage et ça se voit !
N'empêche que même avec un bandeau, il a la classe !
Julianne Moore (Magnolia, Maps to the Stars, Still Alice...) est Poppy Adams. Patronne du cercle d'or, elle est rétro, mais rêve de grandeur pour son entreprise de drogues. Elle va s'attaquer aux kingsman avant de faire chanter la Terre entière pour arriver à ses fins. Elle a un grain !
Moore n'est pas la plus charismatique des méchantes du grand écran, mais dans sa folie, elle permet de trouver une nouvelle facette à la franchise des gentlemen espions !
Entre un côté sixties et une intelligence folle Poppy reste une adversaire de taille, mais les tailleurs sont meilleurs ! Moore trouve un rôle pas forcément fort, mais convainquant et délirant.
Taron Egerton (Mémoires de jeunesse, Kingsman : Services secrets, Eddie the Eagle...) est Gary « Eggsy » Unwin, alias « Galahad ». Maintenant espion confirmé et partenaire de Lancelot, il mène de front sa vie privée et ses missions. Quand son agence est attaquée, il part à la recherche des coupables et de nombreuses surprises seront de la partie.
Egerton retrouve avec plaisir le personnage qui l'a rendu célèbre. Plus mature de par son nouveau métier, Eggsy n'en reste pas moins un jeune en apprentissage des épreuves de la vie. Et il apprend vite ! Egerton reste assez en surface dans son personnage, mais le développement ne se fait pas forcément dans le scénario. N'empêche qu'il reste fun et enjoué !
Mark Strong (Kick-Ass, Sherlock Holmes, Robin des Bois...) est Merlin. C'est le Q des tailleurs espions ! Il est le fidèle second qui aide dans l'enquête et est aux commandes de la batcave.
Il sera d'une aide précieuse pour Eggsy.
Strong, plus en retrait que dans le précédent opus, n'en reste pas moins important. Il est le lien entre les différents pions et trouve son pendant avec le personnage de Halle Berry. Il reste un pilier solide pour les acteurs plus jeunes et plus fous.
Halle Berry (À l'ombre de la haine, Meurs un autre jour, Cloud Atlas...) est Ginger Ale. Membre des Statesman, elle est le membre technique de l'équipe. Elle a les mêmes fonctions que Merlin et aide les agents sur le terrain. Mais elle rêve de plus ! Sa rencontre avec les cousins anglais lui montrera le chemin !
Berry en nerd, c'est un peu bizarre dans un premier temps, mais elle tient la route.
Moins charismatique que Strong, elle apporte tout de même un peu de fraîcheur et de féminisme dans ce monde de brutes !
Elton John (je ne pense pas avoir besoin de présenter Sir Elton !) est lui-même... Kidnappé par Poppy, il est prisonnier et rêve de rentrer chez lui. Mais Poppy est un peu insistante sur sa présence...
Elton John s'éclate dans ce rôle où on force ses traits de caractères et ses habitudes bizarres. C'est très sympa de le trouver ici et de le voir s'éclater dans l'histoire.
Pedro Pascal (Game of Thrones, Narcos, The Mentalist...) est l'agent Whiskey. Agent des Statesman, il aidera Eggsy sur le terrain pour trouver une solution au problème Poppy. Ses compétences en lasso et tir au pistolet sont légende dans son unité.
Pascal aussi s'amuse beaucoup dans cette franchise. Son rôle est lui aussi un peu exagéré et traité en surface mais il n'en est pas moins impliqué.
Jeff Bridges (Tron, The Big Lebowski, True Grit...) est agent Champagne. chef des Statesmans, il est la sagesse, mais prend conseils auprès de tous pour prendre ses décisions. Chef respecté, il donnera un coup de main à la famille des espions.
Bridges donne un ton paternaliste et une pincée de grand chef sage à cette histoire un peu délurée.
Plein d'expériences et de conseils, il reste au service du bien et de l'ordre. Bridges n'en fait pas des tonnes et ça reste soft et intéressant par rapport aux autres personnages délurés.
Channing Tatum (Magic Mike, White House Down, Jupiter : Le Destin de l'univers...) est agent Tequila. Fougueux, un peu trop même, il réserve un accueil tonique à nos héros.
Tatum reste dans ce qu'il sait faire. Grand, sans cervelle, heureusement il n’apparaît pas longtemps à l'écran (sorry ladies !). C'est très creux !
Au total, on a un film dynamique, une suite sympathique, mais qui a perdu la fraîcheur et la candeur du premier volet.
L'équipe est toujours aussi fun, mais la surcharge d'action pêche un peu dans le développement de l'histoire et des personnages.
Il n'en reste pas moins un bon film d'action et de divertissement ! Pop-corn garanti !
La Grande Muraille : Quelques briques, une armée contre le mal et la cupidité incarnée.
William Garrin et Pero Tovar sont 2 mercenaires partis sur les routes de l'Asie pour trouver la poudre noire. C'est une arme qui pourrait leur rapporter fortune et sécurité en ces temps de dangers.
Sauf que sur la route, ils croisent quelques difficultés.
Dans un premier temps, des chasseurs sont à leurs trousses. Puis une étrange bête les attaque.
Seuls survivants de leur escouade, il arrivent devant un immense mur aux abords de la Chine. C'est la Grande Muraille.
Pris pour des voleurs ou attaquants de prime abord, il vont vite se retrouver mêlés à une bataille que livre l'armée sans nom contre des monstres de plus en plus violents.
La lutte va être acharnée.
Bienvenue dans l'empire de Chine avec ses légendes et sa grande merveille !
Voici le premier gros blockbuster de l'année !
En route pour la Muraille et ses secrets.
Alors qu'ils cherchent de quoi vivre, ces anciens guerriers arrivent aux portes de leur destinée.
William et Pero sont de grands combattants, mais n'ont ni nation ni bannière. Ils luttent pour vivre et survivre.
C'est là toute la différence avec l'armée qu'ils vont rencontrés.
En effet, chaque soldat de la faction sans nom vit et se bat pour la Chine et son Empereur.
Et chacun fait confiance en ses partenaires tandis que William n'a confiance en personne.
Les créatures qui attaquent la Muraille sont malfaisantes et représentent des erreurs du passé d'anciens empereurs.
La rencontre avec l'armée et ses ennemis va remettre en question la vision que William a de son existence.
La Grande Muraille a un scénario assez basique. L'intrigue est très téléphonée et elle ne vous demandera pas particulièrement d'effort intellectuel.
Remarque, au vue de la bande annonce, on savait un peu à quoi s'attendre.
Pas complexe du tout, un but et une histoire que l'on connaît déjà, le scénario a tout de même un levier sympa, l'humour.
Les 2 héros vont se révéler être de sacrés bagarreurs, avec des points de vus pas toujours identiques, et ils en profiteront pour s'envoyer quelques piques bien placées. C'est un bon ressort dans un film d'action.
La réalisation de Zhang Yimou (Épouses et Concubines, Hero, Le Secret des poignards volants...) est assez jolie, on a des plans très beaux qui mettent en valeur l'action et les grands combats (sauf à un ou deux moments où le mode go pro est très moche !).
Le rythme est bon et il sait mettre en valeur ses personnages.
Côté effets spéciaux en revanche, c'est décevant. C'est brouillon et parfois vraiment très mal fait!
Il n'y a pas que du moche! Mais c'est loin d’être parfait!
Cependant les costumes sont très beaux!
En revanche, la musique de Ramin Djawadi (Iron Man,Pacific Rim, Warcraft : Le Commencement...) est superbe. Avec l'utilisation des tambours traditionnels, la grandeur et la force de l'action se retrouvent amplifiées.
Côté casting :
Matt Damon (Will Hunting, Jason Bourne, Seul sur Mars...) est William Garrin. Guerrier dans l'âme, il ne se bat que comme pour faire un travail, pas par devoir ou passion. Il cherche la poudre noire pour pouvoir la revendre et continuer son chemin. Mais en route, avec son compagnon, son destin changera de cap. Il va trouver une nouvelle voie.
Damon est bon dans son rôle d'anti-héros qui va changer et faire pour le mieux et œuvrer pour le bien. Les touches d'humour avec Pedro Pascal sont savoureuses et c'est ce qui sauvent par moment l'histoire d'un ennui certain.
Jing Tian (Dragon Nest, Police Story 2013, Special ID...) est le Commandant Lin Meï. Rare femme dans l'armée sans nom, elle a la confiance totale du général. Mais elle n'accorde la sienne que très difficilement et les premiers temps, il va y avoir des tensions avec les nouveaux venus. Mais elle ouvrira son cœur et son esprit vers de nouvelles rencontres et connaissances.
Tian a la grâce des danseuses chinoises. Pas forcément le meilleur personnage, assez convenue, elle n'en reste pas moins très "mains de fer dans un gant de velours" !
Pedro Pascal (Graceland, Game of Thrones, Narcos...) est Pero Tovar. Compagnon de voyage de William, il est moins à cheval sur le bien et le mal. Il n'hésite pas à voler pour pouvoir survivre.
Mais il reste tout de même un ami fidèle dans la bagarre.
Pascal est un excellent comédien et son duo avec Damon fonctionne très bien. Merci à l'humour présent dans leurs répliques qui est un peu acide et sarcastique.
Willem Dafoe (Le Patient anglais, Spider-Man, Antichrist...) est Ballard. Marchand pris au piège de sa cupidité, il sera la clé de la liberté pour les 2 compagnons. Peureux, il n'en est pas moins intelligent et conscient des dangers.
Dafoe a un rôle de couard doublé d'un froussard. Mais attention, il a la tête de l'emploi et garde toujours quelques secrets bien cachés.
Andy Lau (The Bodyguard, Détective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme, Une vie simple...) est le stratège Wang. Grand conseiller de l'armée sans nom, il est sage et sait reconnaître les bons conseils. Toute information pour lui est importante car elle peut mener à la victoire.
Lau apporte le côté grand sage zen de l'histoire. Il complète la zenitude de Tian.
Au total, on a un film d'action sympa, qui vous divertira, mais qui n'est pas non plus inoubliable.
Quelques bonnes vannes contre des effets spéciaux moyens, ça reste un divertissement correcte rien que pour Matt et Pedro.