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lundi 29 juin 2026

Supergirl

 Supergirl : De la perdition à la rédemption pour retrouver la maison




Après la catastrophe qu'est le film Superman de James Gunn, nous voilà avec sa cousine, Kara, qui avait fait une micro apparition dans le film de son cousin. 


Kara est partie dans l'espace pour chercher ce qu'elle n'arrive pas à trouver sur Terre. Un peu perdue, elle préfère aller sur des planètes avec un soleil rouge pour ressentir les choses qui l'entourent. 

Sur la dernière planète qu'elle visite, bourrée car c'est sa semaine d'anniversaire, elle rencontre Ruthye, qui vient de perdre toute sa famille à cause d'un brigand, Krem. Ce dernier vole le vaisseaux de Kara et empoisonne Krypto, son chien. 

Les deux jeunes filles vont devoir faire équipe pour retrouver le brigand et l'une obtenir son antidote pendant que l'autre cherche sa vengeance. 

Bon, ben, c'est mieux...

Ce film relève un peu le niveau par rapport à son prédécesseur.

Là où James Gunn rendait ridicule chacun de ses personnages (sauf Luthor), Craig Gillespie a mis en avant plus respectueusement ses acteurs. 

L'histoire est mieux construite et plus profonde. 

Superman ne se base que sur un égo démesuré d'un méchant mal employé. Ici, on a une histoire de recherche de soi, de vengeance et de sauvetage. Kara cherche à quel monde elle appartient après avoir tout perdu (sauf un cousin duquel elle ne pourrait être plus éloigné) et Ruthye cherche une vengeance pour les meurtres de sa famille.



Entre colère, désespoir, décuvage, rage et un brin de folie, ces deux jeunes filles perdues vont affronter des épreuves pour retrouver leur chemin. 

Un peu long à se mettre en route, le film n'est pas trop long (1h59). Le rythme une fois passé la première partie est plutôt bon.

Notre héroïne est un poil agaçante de désinvolture, mais son amie est touchante.

Le méchant est un vrai méchant et ça fait longtemps qu'on n'avait pas eu autant de massacre dans un film de superhéros. Il va donner du fil à retordre à tout le monde. 

La petite étincelle du film c'est Lobo. Jason Momoa se délecte d'incarner ce personnage et ça se voit. Il était fait pour ça. 

Les effets spéciaux sont plutôt bons, mais pas non plus foufou par moment. 

La BO est très bien en revanche. 

La réalisation est très bonne. Craig Gillespie a déjà fait de très bon films (Cruella, I, Tonya) et il offre un écrin plutôt potable pour Supergirl. 

Cependant, on n'est pas au niveau d'une Patty Jenkins et de son Wonder Woman (2017). Supergirl est un film d'action qui donne vie à une héroïne intéressante, mais qui ne surpasse pas la reine des Amazones. 

Niveau casting, 

Milly Alcock  est une bonne Kara Zor-El (Supergirl). En crise d'adulescence, elle se cherche et ne trouve pas de raison à son chemin jusqu'à croiser celui de  Ruthye. 

Matthias Schoenaerts est un excellent Krem des Collines d'Ocre. Mauvais de son maquillage à ses prothèses, il est aussi noir que l'on peut imaginer un méchant DC.  


Eve Ridley est Ruthye Marye Knoll, jeune orpheline en quête de vengeance, elle va mener la vie dure et donner une raison de se battre à Kara. 


Jason Momoa  est un formidable Lobo. Il devrait avoir droit à son propre film dans les projets du DCU. Il s'éclate à jouer un anti-héros sans foi ni loi. 



Au total Supergirl est meilleur que Superman, avec de vrais enjeux, une vraie histoire qui tient la route, mais qui a encore quelques défauts. DC part pas très bien, on ne peut que leur souhaiter de remonter la pente et d'arrêter de se disperser. 


Bande annonce




mardi 22 juin 2021

Cruella

 Cruella : méchamment branchée ! 



Tout le monde connait Cruella, la célèbre styliste qui rêve d'un manteau en peau de dalmatiens.

Mais on ne connait pas son histoire. 

Alors revenons aux origines. Enfants, Estella était différente. Petite génie, adorant la mode, elle a du mal à se fondre dans le moule et à se faire des amis. Sauf 2 : Bandit, un chien de gouttière qu'elle a recueilli et Anita, la seule fille de l'école qui a voulu lui parler. 

Après des début périlleux, sa mère et elles partent de la campagne direction Londres. Elle vont chercher de l'aide auprès d'une amie de sa mère, mais tout ne se passe pas comme prévue et Estella va devoir affronter beaucoup d'épreuves.

Adulte, elle vit une vie loin de ses rêves mais une opportunité va bouleverser sa vie ! 

Et elle va devoir user de tout son génie pour arriver à ses fins ! 


Et voilà la toute nouvelle adaptation live pour un méchant Disney ! 



A la différence de Maléfique, c'est une histoire qui se veut réelle, sans magie aucune si ce n'est celle de l'aventure de ses personnages.



Cruella est avant tout Estella, une petite fille qui essaie de convenir au monde qui l'entoure, même si sous ses vêtements étriqués se cache une petite génie qui veut imposer sa patte artistique au monde. 

Alors qu'elle va lutter, perdre tout se qu'elle a, se sentir responsable pour un accident, elle va aussi rencontrer 2 personnes qui vont devenir sa famille et qui vont l'aider à réaliser ses rêves ! 

Mais avec les embuches, Cruella va prendre le pas sur Estella... et l'équilibre entre les deux sera déterminant pour la suite des évènements. 



Cruella s'inscrit dans la ligne post Me Too que le cinéma propose en ce moment. Résolument féministe, passionnément mode et cruellement marrant. On ressort avec la banane de ce film et on se prend d'affection pour cette nouvelle version de la célèbre méchante ! 

Les gros plus du film sont en ses costumes ! C'est juste énormissime les différentes tenues de Cruella ! Que ce soient celle de la Baronne ou celle d'Estella, c'est un vrai défilé ! J'espère que la nomination aux oscars suivra ! 

La BO aussi est juste parfaite ! La musique et les différentes chansons du film sont excellentes ! 

Il y a des grands noms ! Pas moins que Nina Simone, The Clash, The Rolling Stone, Ike & Tina Turner, Florence & The Machine...  Méchament rock est parfaitement intégré à l'histoire ! 




La réalisation de Craig Gillespie est très bien. Dynamique, insolente, il rend hommage à cette méchante en construction. Il l'a rend humaine et permet de comprendre comment elle est devenue si Evil ! 

Quant au casting, c'est un régal de voir les Emma se battrent pour assouvir leurs désirs et leurs rêves.

Emma Stone se délecte de donner vie à Estella et Cruella. L'un pas si éloignée de l'autre, entre vouloir et pouvoir, elle va s'imposer en méchante évoluante.



Emma Thompson est la Miranda Priestly du Londres des années 60 ! Elle est excellente en méchante styliste tyrannique et aime écraser le moindre humain sur son chemin.



Quelques autres noms sympathiques offrent des seconds rôles dynamiques et des noms qui vous rappelleront des personnages célèbres des 101 dalmatiens !

Joel Fry est Jasper, Paul Walter Hauser est Horace, Kirby Howell-Baptiste est Anita Darling et il y a aussi le charismatique Mark Strong.



Au total, Cruella est une belle adaptation rock, stylée et chic de l'histoire de la célèbre méchante.

Entre morceau de choix et costumes de grand créateurs, on a deux monstrueuses actrices au top qui donnent vie à deux méchantes iconiques ! 

On a presque envie d'une suite ! 

Bon film !


Bande annonce :