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mardi 22 juin 2021

Cruella

 Cruella : méchamment branchée ! 



Tout le monde connait Cruella, la célèbre styliste qui rêve d'un manteau en peau de dalmatiens.

Mais on ne connait pas son histoire. 

Alors revenons aux origines. Enfants, Estella était différente. Petite génie, adorant la mode, elle a du mal à se fondre dans le moule et à se faire des amis. Sauf 2 : Bandit, un chien de gouttière qu'elle a recueilli et Anita, la seule fille de l'école qui a voulu lui parler. 

Après des début périlleux, sa mère et elles partent de la campagne direction Londres. Elle vont chercher de l'aide auprès d'une amie de sa mère, mais tout ne se passe pas comme prévue et Estella va devoir affronter beaucoup d'épreuves.

Adulte, elle vit une vie loin de ses rêves mais une opportunité va bouleverser sa vie ! 

Et elle va devoir user de tout son génie pour arriver à ses fins ! 


Et voilà la toute nouvelle adaptation live pour un méchant Disney ! 



A la différence de Maléfique, c'est une histoire qui se veut réelle, sans magie aucune si ce n'est celle de l'aventure de ses personnages.



Cruella est avant tout Estella, une petite fille qui essaie de convenir au monde qui l'entoure, même si sous ses vêtements étriqués se cache une petite génie qui veut imposer sa patte artistique au monde. 

Alors qu'elle va lutter, perdre tout se qu'elle a, se sentir responsable pour un accident, elle va aussi rencontrer 2 personnes qui vont devenir sa famille et qui vont l'aider à réaliser ses rêves ! 

Mais avec les embuches, Cruella va prendre le pas sur Estella... et l'équilibre entre les deux sera déterminant pour la suite des évènements. 



Cruella s'inscrit dans la ligne post Me Too que le cinéma propose en ce moment. Résolument féministe, passionnément mode et cruellement marrant. On ressort avec la banane de ce film et on se prend d'affection pour cette nouvelle version de la célèbre méchante ! 

Les gros plus du film sont en ses costumes ! C'est juste énormissime les différentes tenues de Cruella ! Que ce soient celle de la Baronne ou celle d'Estella, c'est un vrai défilé ! J'espère que la nomination aux oscars suivra ! 

La BO aussi est juste parfaite ! La musique et les différentes chansons du film sont excellentes ! 

Il y a des grands noms ! Pas moins que Nina Simone, The Clash, The Rolling Stone, Ike & Tina Turner, Florence & The Machine...  Méchament rock est parfaitement intégré à l'histoire ! 




La réalisation de Craig Gillespie est très bien. Dynamique, insolente, il rend hommage à cette méchante en construction. Il l'a rend humaine et permet de comprendre comment elle est devenue si Evil ! 

Quant au casting, c'est un régal de voir les Emma se battrent pour assouvir leurs désirs et leurs rêves.

Emma Stone se délecte de donner vie à Estella et Cruella. L'un pas si éloignée de l'autre, entre vouloir et pouvoir, elle va s'imposer en méchante évoluante.



Emma Thompson est la Miranda Priestly du Londres des années 60 ! Elle est excellente en méchante styliste tyrannique et aime écraser le moindre humain sur son chemin.



Quelques autres noms sympathiques offrent des seconds rôles dynamiques et des noms qui vous rappelleront des personnages célèbres des 101 dalmatiens !

Joel Fry est Jasper, Paul Walter Hauser est Horace, Kirby Howell-Baptiste est Anita Darling et il y a aussi le charismatique Mark Strong.



Au total, Cruella est une belle adaptation rock, stylée et chic de l'histoire de la célèbre méchante.

Entre morceau de choix et costumes de grand créateurs, on a deux monstrueuses actrices au top qui donnent vie à deux méchantes iconiques ! 

On a presque envie d'une suite ! 

Bon film !


Bande annonce :




mercredi 15 février 2017

La La Land

La La Land : La cité des Anges se transforme en cité des étoiles ! Hommage au cinéma et aux rêveurs !




Mia est une actrice en herbe. Elle rêve de percer et de décrocher le rôle qui lui donnera la possibilité de vivre de son art.
Sebastian est un grand amateur de jazz pur. Pianiste dans un restaurant qui ne lui laisse pas la possibilité d'exprimer son talent, il se retrouve au chômage. Il rêve d'ouvrir son propre club et de pouvoir jouer du "vrai"jazz.
Ces 2 grands rêveurs vont voir leurs chemins se croiser. Ils vont arpenter le monde cruel d'Hollywood et de la cité des anges.
Car même si la ville brille de mille feux, la route n'en est pas moins très dure.
C'est la loi cruelle de la jungle hollywoodienne !
Mais la musique rend les rêves réels et à portée de main !


Voici un film qui vous réconciliera avec les comédies musicales et le cinéma en général !


Dans le monde fou et dangereux du cinéma, les gens rêvent tous de grands rôles, de devenir célèbres ou juste de vivre en jouant. Idem dans le monde de la musique, faire connaître son talent pour pouvoir vivre de son art est un parcours du combattant.


Dans La La Land, on se trouve dans la peau d'un musicien et d'une actrice qui se battent pour trouver leurs voies dans ce monde de fous.
Entre les auditions, où tout le monde se ressemble, où les autres sont meilleurs que nous, où il y a peu de places et où il faut être au bon endroit au bon moment, trouver son chemin peut se relever très difficile.
Et trouver quelqu'un qui croit en nous permet de surmonter les épreuves et de nous donner de la force.


Mais faire survivre une relation, quand la passion dévore tout le temps que l'on a, est aussi très difficile.













Le scénario du film est signé par son réalisateur. Il rend hommage au cinéma, à la musique et à tous ces artistes qui nous font rêver avec leurs talents.


La scène d'ouverture est une pure merveille où se croisent de nombreuses références aux grandes comédies musicales. C'est une explosion qui vous fait rentrer directement dans le vif du sujet.
L'histoire est divisée en actes représentés par des saisons. Elles font avancer le cours du temps et donnent un thème au moment présent.


Mais après une ouverture pareille, on retombe dans un rythme plus lent. C'est le seul point négatif que j'ai trouvé. Alors que l'on prend une grosse claque ensoleillée (Another day of sun) c'est un peu mou par la suite. Mais le rythme remonte progressivement et l'histoire, fluide, trouve son apogée dans son dernier tiers avec un final haut en couleurs et en sentiments! Car tout comme il commence, il fini avec un numéro de danse et de chant juste parfait.
En revanche sa fin peut être déroutante. Le message servi ne sera peut être pas celui que vous attendez ! Pas de Spoiler, donc je n'en dirai pas plus !



Les décors et la photo du film sont magnifiques ! Les couleurs sont claquantes et vibrantes ! Elles illustrent les moments clés. Que ce soit les rouges, bleus ou jaunes chatoyants pour du peps ou du noir et blanc pour rendre classe et tendre, la maîtrise reste là.


La réalisation de Damien Chazelle (Whiplash) est juste magique et parfaite. Il maîtrise le rythme, le son, les images et donne un coup de fouet aux comédies musicales en remettant le genre aux goûts du jour tout en lui rendant hommage! Pour moi, il a mis la musique en image. Le Jazz, les chansons et les partitions sont transcendés!



Pour finir, ce qui frappe le plus dans cette oeuvre, c'est sa musique et ses chansons.
Elles vous emportent dans le monde de ces héros et dans leur âme. Chaque note raconte un sentiment, une histoire que les acteurs ont su mettre en avant et partager.
Justin Hurwitz (Whiplash) nous offre une oeuvre qui mérite tous les prix ! Forte, puissante, tendre, elle est à la hauteur des ambitions du film et de son réalisateur.




Côté casting :

Ryan Gosling (N'oublie Jamais, Crazy, Stupid, Love, Drive...) est Sebastian Wilder. Musicien professionnel, il joue dans des bars et restaurants en attendant d'ouvrir son propre club. Sa rencontre avec Mia va le motiver pour bouger et faire des choses, mais il va se perdre en route. Et le parcours sera semé d'embûches pour arriver à accomplir ses rêves.
Gosling nous offre une performance magnifique entre sensibilité, héroïsme et fougue. Il bouffe l'écran dans les 2 tiers du film. Imposant et charismatique, il est classe et donne un coté dandy en folie passionné par son art. La rencontre avec Mia sera déterminante pour son avenir.
Gosling vous épatera par ses pas de danses, ses chansons et son aisance au piano ! (il a appris à jouer tous les morceaux du film)



Emma Stone (La Couleur des sentiments, The Amazing Spider-Man, Birdman...) est Mia Dolan. Actrice en herbe, elle travaille comme barista en attendant de décrocher un rôle qui lui permettra de devenir une actrice confirmée. Sa rencontre avec Sebastian lui donnera des ailes et la force de dépasser ses limites. Mais la jungle hollywoodienne est toujours aussi impitoyable et les casting des épreuves féroces.
Stone est éblouissante. C'est une actrice qui a beaucoup de peps et de dynamisme. Elle donne un côté lumineux au film là où par moment le rôle de Gosling peut l'assombrir.
Elle s'élèvera notamment dans le dernier tiers du film où ce sera à son tour de crever l'écran.



J.K Simmons (Spiderman, Juno, Whiplash...) et John Legend (chanteur pro)  font de petites apparitions pour marquer les embûches autour des rôles principaux.




Au total, on a un film reprenant les codes des comédies musicales tout en mettant le genre au goût du jour. C'est un film frais, dynamique et intelligent qui marquera son temps comme d'autres ont pu marquer leur époque.
Sa musique et sa réalisation en font un chef d'oeuvre du cinéma et il ne vole pas toutes les nominations et récompenses qu'il peut avoir !
Je vous le recommande fortement pour ensoleiller vos journées ou soirées !


A vos tickets !


PS : voici une vidéo qui donne les références pendant le film.



https://www.youtube.com/watch?v=iI5BPRrj554

Bande annonce :





mercredi 11 mars 2015

Birdman

Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance) : Iñárritu rend vie à Keaton et ça détonne !


Riggan Thomson, ancien acteur célèbre pour le rôle de super-héro de Birdman, essaie de remonter la pente de la célébrité. Pour cela, il écrit et met en scène une pièce à Broadway. Les jours qui précédent la première, il doit changer l'acteur jouant le second rôle, doit faire face à la critique, à sa fille, à l’ego de ses acteurs et au sien. Le tout en gérant son angoisse de ne pas y arriver.... Chaque épreuve l'amenant au bord de la scène....


Iñárritu nous offre ici un film épique sur les dessous du revers de la médaille de la gloire éphémère Hollywoodienne !


Alejandro González Iñárritu (21grammes, Babel, Biutiful...) est un réalisateur de génie !
Scénariste aussi sur ce long métrage, il nous permet de voyager dans la tête de cet acteur déchu et fragile.
La réalisation est juste éblouissante avec un film quasi tout en plan séquence (de longues scènes filmées en un seul plan !). On est dans les coulisses avec Riggan, on le suit dans ses doutes, ses accès de colère ou d'émotions diverses et variées. Cette façon de filmer nous permet de rentrer dans sa tête, d'autant plus qu'il a un dialogue interieur plus que prenant !

Le scénario est presque un reality show avec le parallèle sur la remontée de Michael Keaton grâce à ce film alors que son rôle le plus marquant fût celui de Batman sous la houlette de Tim Burton!


Beaucoup comparé à Black Swan de Aronofsky, il y a effectivement un certain parallèle dans le sens où l'acteur entend des voix et a des hallucinations (tentative de ne rien spoiler, s'il vous plait... ). Mais là où Black Swan est une lente descente dans l'enfer de la schizophrénie, Birdman (oui, même si les 2 sont des oiseaux!!!) est plus onirique et tente de s'envoler plutôt que de se cracher...
Il ne descend pas dans la folie, il est déjà dedans métaphoriquement.... et tente de s'envoler.
Riggan se rend compte et critique sa propre folie, son comportement, même s'il se sait fragile, colérique et emporté, il n'en est pas moins sensible et tendre, surtout avec sa fille. Il est plus borderline que schizophrène.
Il est aux portes de sa propre folie et l'embrasse pleinement, s'en servant pour son art et pour remonter la pente....
Son déclin fait que son personnage de Birdman commence à prendre le pas sur sa vie réelle, l'étiquette est en train de s'inverser. Entre l’interprète et l'interprété, la ligne est floue.


Il y a pleins de clins d’œil à différents super héros comme Iron Man et Robert Downey Jr, Avengers, X men, Spiderman (tiens, coucou Emma Stone !!!), mais il y a aussi des références à Hunger Game, au fantôme de l'opéra ... Un univers à la fois restreint et ouvert sur l’imagination!
Restreint par la vision des autres et leurs jugements, mais ouverte car sans limites!

Le film en ressort fort d'un dynamisme et d'une fluidité qui permettent de le rendre inclassable !


Côté Casting, y'a de grands noms dont un grand retour.

Riggan Thomson alias Birdman est interprété par Michael Keaton (Batman, Beetlejuice, Robocop...). C'est son grand retour pour un rôle quasi autobiographique (peut être le côté schizo en moins....quoi que ....). Il est juste bluffant! C'est un grand acteur qui a passé une sacré passe désertique. Et il revient en force. A la fois fou, fort, tendre, exigent, il dépeint les affres de son âme avec génie. Il nous permet de voir et de deviner un peu du pan caché de la célébrité et de ses revers quand tout s’arrête ou presque. L'oscars du meilleur acteur n'était pas loin! Dommage.


Dans le rôle de Mike Shiner, remplaçant du second acteur de la pièce, on retrouve Edward Norton ( American History X, Fight Club, The Grand Budapest Hotel...). Acteur de génie, il explose et est tout à fait au niveau de Keaton. Grandeur et décadence aussi de son côté, il nous montre la souffrance de l'acteur qui n'arrive à être lui même qu'en jouant sur scène.


Emma Stone (La couleur des sentiments, The Amazing Spiderman, Magic in the Moonlight...) interprète Sam Thomson, la fille de Riggan. Désabusée et malheureuse car en manque d'affection paternelle, elle se relève aussi de son côté et lutte contre ses propres démons. Stone est comme toujours lumineuse, même dans ce registre un peu plus sombre.


Naomi Watts (Diana, King Kong, The impossible...) est Lesley, actrice principale de la pièce de théâtre. Elle aussi incarne une autre facette de l'acteur en manque de reconnaissance et qui travaille sans relâche pour arriver à son but. Digne, respectable, mais en manque de valorisation et de confiance en elle, elle est fragile. Watts est tout aussi exceptionnelle que les 3 autres!


Zach Galifianakis (trilogie Very Bad Trip, True Calling, Date Limite...) est Jake, le producteur, avocat et meilleur ami de Riggan. Méconnaissable dans ce rôle plus sérieux tout en gardant un léger côté comique, il est la tête pensante au milieu de tous ces égos blessés. Galifianakis est métamorphosé et amène une autre dimension dans ce monde de fous qu'est le show-business !


Côté effets spéciaux, il y a un énorme travail de l'image avec une photo et une lumière bien particulière. C'est magnifique (et d'ailleurs récompensé aux oscars !).


Dernier point, la musique! Tout au long du film, on est accompagné par un jazz batterie qui est prenant et envoûtant! Un travail de percussions qui donne le rythme et fait en sorte de vous scotcher à l'histoire !

Au total, on a un film brillant, avec une réalisation en or, un casting 4 étoiles et une réflexion sur les revers de la célébrité!
Un bijou en ce début d'année cinématographique !


Foncez pour l’expérience!

A vos tickets!





 Bande d'annonce



vendredi 24 octobre 2014

Magic In The Moonlight

Magic In The Moonlight = Woody en mode années 30 = Pétillant et acidulé ! Un régal !


Stanley, un des plus grand illusionnistes des années 20, est appelé à la rescousse par son ami Howard. Ce dernier,illusionniste aussi, en voyage chez des amis et essai de prouver que Sophie est une arnaqueuse. En effet elle prétend être médium et parler aux esprits. La famille fortunée ne voit plus que par elle pour toute décision et le fils héritier veux l'épouser ! Il part donc pour le sud est de la France loger chez sa tante.
Sur de lui et d'un scepticisme aussi grand que son ego, Stanley va se trouver ébranler par la fraîcheur, la beauté et l'optimisme de Sophie..... Ses révélations lui feront ouvrir les yeux sur de nouvelles possibilité ... Mais est-ce magie ou illusion ???



Du pur Woody Allen !

Ecrit et réalisé par Mr Allen, on retrouve tous les tic classique de ce maître de la comédie à la foie loufoque, burlesque, comique et romantique.
C'est une histoire à la fois tendre et pleine de cynisme comme il a su nous habitué ( To Rome with Love, Blue Jasmine, Whatever works, Tous le monde dit I Love You ...). D'un coté le scepticisme, le pragmatisme et de l'autre le magique, le rêveur .....  C'est un tout à la fois lisse et rythmé,  balancé par des dialogues rapides et savoureux. Que ce soit des pseudo monologues tout comme les échanges de dialogues entre Stanley et Sophie ou Stanley et sa Tante ! C'est endiablant et enivrant !


La réalisation est impeccable. A la fois nerveuse et enjouée comme sait si bien le faire Woody Allen.
Typique du réalisateur névrosé et déprimé qui cherche sa propre thérapie dans ses films !

Le casting est savoureux !


Colin Firth nous fait don de son grand talent rythmique anglais ! Déjà vu au préalable dans d'autres comédies connues ( Bridget Jones, Love Actually, ...) comme des moins connues ( St Trinians, Ce dont rêvent les filles ) et grand acteur de théâtre, il nous sert son texte au millimétre prêt et prend un grand plaisir à jouer les anglais têtu et obtus ! Un vrai régal.
Quand à Emma Stone (Zombieland, Crazy Stupid Love, The Amazing Spiderman...) elle amène toute sa fraîcheur et sa candeur dans ce rôle pour mieux perdre les spectateurs et le pauvre Stanley ! Un vrai petit bonbon rose acidulé !


Un énorme travail a été fait sur les costumes et les décors qui sont tous magnifiques ! ( J'ai adoré la robe du bal de Sophie !)

Quand à la musique du film... Elle est juste entraînante comme il faut ! On se dandine au son des rythme de jazz de cette jolie époque !


En bref, un film pétillant et charmant qui mettra du jazz dans vos oreilles et du soleil dans vos yeux !

A vos tickets !

Merci Mr Allen !