L'Ombre d'Emily : Passé secrets et disparition, on ne connait jamais vraiment les gens.
Stephanie Smothers est une mère parfaite. Elle cuisine, elle élève seule son enfant depuis qu'elle est veuve, elle tient un blog et participe plus qu'activement à la vie scolaire.
Un jour, elle rencontre la maman du meilleur ami de son fil, Emily. Grande, sexy et working girl, elle jure, tient son job et son mari d'une main de fer et pourrait passer pour une mauvaise mère.
Elles sont opposées et vont tout de même devenir les meilleures amies rapidement.
Mais Emily semble cacher quelque chose et un jour, alors qu'elle demande Stephanie de garder son fils, elle disparaît.
Stephanie va alors mener l'enquête et découvrir que tout le monde cache quelque chose.
Film à tiroir, L'ombre d'Emily est une comédie satirique ou un polar comique.
Il tire sa force des personnages diamétralement opposés mais tellement complémentaires que l'on accepte les défauts de l'autres qui semblent exagérés.
Fort de ça, les twists s'enchainent et les découvertes parfois délurantes montent l'histoire comme des œufs en neige et arrivent à ne pas retomber comme un souffler.
Bien que par moment un peu trop léger ou exagéré, on arrive à se sortir de la sensation de glue grâce à un casting parfait pour chaque rôle.
Paul Feig , le réalisateur, montre qu'il sait manier le rôle féminin et lui donner toutes les clés pour faire en sorte que l'héroïne ne soit pas qu'une potiche.
La musique et surtout les chansons du films sont excellente et cocorico quasiment toutes françaises !
Au casting,
Anna Kendrick, en nunuche pas si potiche que ça nous offre un rôle tête à claque mais auquel on fini par s'attacher.
Blake Lively, en parfait opposé, se sert de son physique pour appuyer la force de son personnage mais elle arrive aussi à faire en sorte que le secret perdure.
Henry Golding (Crazy rich asians) est une découverte plutôt sympa dans un second rôle masculin, presque potiche et tellement inférieur aux rôles féminins qu'il pourrait servir d'exemple à Hollywood (après tout, une étude récente montre que les films aux leaders féminins gagnent plus !).
Au total, Dans l'ombre d'Emily est un film drôle, à secret et qui est un vrai délice à suivre pour découvrir ce que cachent ces femmes.
Une perle à ne pas mettre autour du cou !
Stephanie (Anna Kendrick) cherche à découvrir la vérité sur la soudaine disparition de sa meilleure amie Emily (Blake Lively). Au cinéma le 26 septembre.
Mise à jour :
Nouveau trailer poster par The Golden Globes sur Youtube !
On découvre un peu plus de l'histoire de A simple Favor !
Café Society : tomber amoureux est douloureux surtout quand le sort n'est pas d'accord.
Bob est un jeune homme qui cherche à s'accomplir. Mais coincé entre la petite bijouterie de ses parents et les coups tordus de son frère, il décide de tenter sa chance à Hollywood auprès de son oncle Phil. En effet, celui-ci est un agent très réputé et connu du gratin des acteurs et producteurs du 7ème art.
Une rencontre va bouleverser Bob. La secrétaire de Phil, Vonnie, tout en ayant les pieds sur terre, est une jeune fille qui rêve au grand amour et de s'installer. Elle va se prendre d'amitié pour Bob, mais lui va tomber amoureux.
Alors que la jeune fille fréquente quelqu'un, lui se morfond et lui fait une cour discrète. Mais lorsqu'elle devient célibataire, leur relation évolue.
Mais l'amour est toujours aussi compliqué et rien n'est simple pour Bob qui ne trouve sa place qu'auprès de Vonnie.
New Yotk lui manque et son frère lui propose de s'associer pour ouvrir un club.
Alors que tout change, les amours se font et se défont. La famille est une source de soutien et de problèmes aussi. "La vie est comédie, écrite par un auteur sadique !"
Nous voici repartis pour un nouveau tour au pays de Monsieur Woody Allen (Match Point, Magic in the Moonlight, Tout le monde dit I Love You...).
Sans polémique, je ne suis pas fan de l'homme, mais je trouve son travail assez intéressant.
Ici il nous décrit le New York et le Los Angeles des années 30 et ce que les gens sont prêts à endurer pour trouver leur voie et vivre leurs rêves.
Un peu moins dramato-biographique et replié sur lui même, on trouve depuis quelques films chez ce réalisateur une volonté de dépeindre les méandres des années folles et ce qu'a pu être cette époque, des années colorées mais aussi sombres et torturées.
Versé dans la comédie satyrique, Allen trouve ici, un vent de fraîcheur que j'avais pu constater auparavant dans Magic in the Moonlight. Je pense que l'on peut dire que cela vient de ses actrices principales qui ont une aura lumineuse ce qui faisait parfois défaut dans d'autres de ses films.
Les personnages sont ambitieux et veulent trouver leur place dans une société qui colle des étiquettes. Dans celle que nous montre Allen, ils ont le choix entre l'ouest lumineux et rêveur et l'est plus sombre et aux prises avec une violence sous-jacente d'un banditisme grandissant.
Alors qu'il ne cherche qu'à s'accomplir, Bob va voir sa vie bouleversée et prendra un chemin auquel il ne s'attendait pas.
L'amour va amener Bob à faire des choix qu'il ne pensait pas possibles et il va se retrouver à une place à laquelle il ne s'attendait pas forcément au début de son histoire.
Il est littéralement amoureux et tombe de haut quand tout est chamboulé.
Mais il est intelligent et saura apprendre de ses erreurs et du monde qui l'entoure.
Il y a des questions de profits et de pouvoir, mais aussi une partie sur les sentiments et la place qu'ils prennent dans notre vie.
Allen aborde aussi le sujet de la fidélité, de la loyauté et de faire ce qui est juste même si notre cœur nous dit que c'est faux !
Il est important de tenir ses promesses et ses engagements, quels qu'ils soient !
La réalisation est toujours la même. Du Allen pur style ! Son hommage aux années 30 se reflète également dans sa manière de cadrer, de filmer. Il y a des plans typiques des films de ces années-là !
C'est fluide, lumineux et dynamique.
Le scénario est bon. Il y a des sentiments, un peu d'action et de l'humour savamment dosé !
La musique est délicieusement jazzy, un régal pour les oreilles !
Côté casting
Jesse Eisenberg (Social Network, Insaisissables, American Ultra...) est Bobby. Jeune new-yorkais qui se cherche et rêve d'une vie autre que celle de bijoutier ou gangster. Il part à Hollywood pour une nouvelle vie. Il sera frappé par l'amour et sa vie ne sera plus jamais la même ! Au-delà de ce que ça lui aura fait, il trouvera sa voie et travaillera pour être heureux. Même quand le destin lui mettra des bâtons dans les roues !
Eisenberg reste égal à lui-même. On retrouve ses mimiques habituelles, mais son jeu reste sensible et son personnage lui colle bien à la peau. Certains en font un Allen jeune .... pourquoi pas ! C'est une étiquette qui risque de lui coller, il va falloir qu'il se renouvelle.... Heureusement Zombieland 2 arrive en préparation.
Kristen Stewart (On the road, Sils Maria, American Ultra...) est Vonnie. Ancienne actrice devenue secrétaire, posée, elle est rêveuse, mais sait ce qu'elle veut et ne veut pas. Elle va tomber amoureuse de 2 hommes qui l'aimeront en retour. Ses choix détermineront les destins des personnages de l'histoire. Elle sera un pilier dans le déroulement des actes.
Stewart est une actrice plus qu'intéressante et qui a su se renouveler au fur et à mesure des rôles qu'elle choisit. Ici, on aura beau dire, elle est lumineuse, souriante et fraîche. Un rôle parfait à contre emploi chez une personnalité plus souvent torturée et qui cherche des défis à relever. Elle a su montrer beaucoup de douceur et de retenue tout comme de la lumière et de la sensibilité.
Steve Carell (Little Miss Sunshine, Crazy, Stupid, Love, Foxcatcher...) est Phil. Oncle de Bob, il est un agent très connu à Hollywood. Puissant, il prendra son neveu sous son aile, mais tout comme Vonnie, ses actes décideront de plusieurs destins. Tendre, un peu perdu, il est à la foi attachant et déroutant par son égocentrisme.
Carell est un acteur aux multiples facettes et qui de plus en plus sait jouer sur différents tableaux. Ici, il ne fait pas exception surtout qu'il a remplacé au pied levé Bruce Willis.
Blake Lively (Green Lanterne, La vie privée de Pippa Lee, Adaline...) est Veronica. Nouvelle rencontre de Bob, elle représentera une nouvelle page de son histoire.
Lively a un rôle de personnage secondaire, mais n'en reste pas moins lumineuse. Elle ramène, elle aussi, de la fraîcheur et de la sensibilité dans le pseudo cynisme/ fatalisme de l'histoire de Bob.
Corey Stoll (Dark Places, Ant-Man, Strictly Criminal...) est Ben, le frère de Bob. Gangster notoire, il fait ce qui lui semble être de son devoir pour survivre et faire vivre sa famille. Il l'aime même s'il est décalé par rapport à la société bien pensante. Il cherche le profit pour trouver le bonheur.
Stoll est un acteur caméléon qui sait jouer différents types de rôles! Il reste drôle et touchant malgré sa brutalité apparente.
Au total, on a un film qui parle d'amour et destins contrariés dans les années 30. On fait le plein de rêves et de paillettes, mais aussi de banditisme et de violence.
On a les 2 faces d'une société qui trouve son équilibre au travers de personnages hauts en couleurs et qui se cherchent, même s'ils pensent savoir où ils vont.
Du bon Woody Allen.
Le film a fait l'ouverture du festival de Cannes 2016
Adaline : L'éternité n'est rien si on ne la vit pas pleinement...
Adaline Bowman est née en 1908. Elle vit à San Francisco. à 22 ans, elle se marie et à 25 a une petite fille. Mais son mari décède dans un accident de travail. 4 ans plus tard, Adaline a un accident de voiture. Elle est en train de se noyer alors que la voiture est frappée par la foudre. Son métabolisme change au niveau génétique et la course du temps s’arrête pour elle.
Ne vieillissant plus, des gens malveillants veulent l'étudier. Elle parvient à s'échapper, mais doit fuir et changer d’identité pour continuer à vivre tranquille.
Commence alors sa nouvelle existence où tous les 10 ans elle déménage et change d’identité. Sa seule constance restant sa fille Flemming.
Lors d'un réveillon de nouvel an, elle rencontre Ellis. Séduite, elle le revoit à son travail et commence une relation avec lui. Mais toujours effrayée par le fait de devoir se cacher, elle fuit et rejette Ellis.
Sa fille la persuade alors de reprendre sa vie en main et de ne plus chercher à s'échapper...
Ellis l'invite donc pour lui présenter ses parents lors de leur anniversaire de mariage.
Mais il se trouve que William, le père de Ellis connait Adaline ....
Son passé va alors la rattraper ....
C'est un film romantique par excellence.
C'est une jeune femme dont la vie se retrouve brisée puis bouleversée par plusieurs épreuves.
Après celle ci, elle s’empêche de vivre complètement et reste figée tout comme son corps.
Il y a beaucoup de thèmes abordés, mais malheureusement pas développés ...
La vie éternelle, la famille, la science, les relations au temps, la captivité, la fuite.... Lee Toland Krieger ( The vicious kind, Celeste and Jesse Forever ...), le réalisateur, se sert de ces sujets sans les aboutir. Il les utilise comme des excuses ou des faits, mais ne va pas au bout l'idée.
Dommage....
Parce qu'en dehors de ça l'histoire est très jolie. Le rythme est un peu lent, mais ça correspond au sujet finalement... ( figée dans le temps ...) et on se prend d'affection pour ce personnage qu'est Adaline, pour ce qu'elle traverse et ce qu'elle vit.
Elle a du sacrifier sa vie quotidienne auprès de sa fille et ne reste que 10 ans grand maximum au même endroit et change d'identité et d'adresse en même temps.
Elle a peur de servir de cobaye, elle veut pouvoir vivre libre, mais reste prisonnière de ses peurs.
Ce n'est que lorsque sa fille lui dit qu'il est temps qu'elle revive, qu'elle décide enfin de s'ouvrir aux autres et de laisser quelqu'un d'autre que Flemming entrer dans sa vie !
La réalisation est fluide et assez jolie, manque un petit quelque chose quand même.
Le scénario a ses défauts, mais je ne reviendrai pas dessus. Il ne faut pas s'attendre à de grandes explications, mais se laisser porter par l'histoire.
Les effets spéciaux sont vraiment pas mal du tout et la reconstruction historique et le travail sur les costumes et les maquillages sont excellents.
Côté casting :
Blake Lively (The Private Lives of Pippa Lee, Gossip Girl, The Town...) est Adaline. Jeune femme pas épargnée par la vie avant que ne lui arrive cet accident. Obligée de se cacher, elle ne vit pas réellement au final. Lively est jolie et impliquée dans son personnage. Elle n'en fait pas des caisses et fait très mature !
Michiel Huisman ( Game of Thrones,Victoria : Les Jeunes Années d'une reine, World War Z...) est Ellis Jones. Jeune homme passionné, simple et romantique, il ouvrira les yeux à Adaline sur une partie de son coeur qu'elle a caché depuis longtemps. Huisman est beau ... !*Sight*
Mais il est crédible. Là où Lively montre force et fuite, il montre tendresse et courage. Son jeu est plutôt intéressant ... tout comme ses abdos ! ( oui, j'assume !)
Harrison Ford (Star Wars, Indiana Jones, Le fugitif...) est William Jones, le père d'Ellis. C'est un astronome. Il a découvert une comète qu'il a nommé Della.... J'en dis pas plus.. je vous laisse la surprise !
Ford est excellent. Drôle, doux, tendre, il fait preuve d'un sentimentalisme qu'on ne lui connaissait pas vraiment ( ou pas depuis très longtemps !!! ). Il est aussi l'un des pivots de l'histoire.
Kathy Baker (Edward aux mains d'argent, Retour à Cold Mountain , The Jane Austen Book Club ...) est Kathy Jones, la mère d'Ellis. Elle donne un côté "normal" à l'histoire. Celle qui est la mère sans soucis. Elle représente le côté vivant.
Ellen Burstyn ( L'Exorciste, Requiem for a Dream, The Fountain...) est Flemming. C'est la fille d'Adaline. Elle a vécu une vie bien remplie et normale, tout en restant en contact avec sa mère qu'elle voit tous les ans pour son anniversaire. Elle est le point d'encrage d'Adaline. Malgré son âge, Burstyn a un côté frais et juvénile qui soulage Adaline et lui laisse son rôle de mère quelque part. Elle est très jolie dans son interprétation.
En bref, on a un joli film romantique, un peu sous traité, mais qui reste très bien mis en avant par ses acteurs.