mardi 12 décembre 2017

Thor : Ragnarok

Thor : Ragnarok : Quand un Dieu embrasse son destin : électrique et explosif !




Alors qu'il est retourné chez lui pour chercher les pierres d'infini, Thor fait un rêve récurrent sur la destruction d'Asgard. Il se rend chez Surtur, un démon de feu pour trouver des indices... Le Ragnarok est en train d'arriver et la fin du monde des Dieux est en marche.
Alors qu'il débusque son frère qui a usurpé l'identité d'Odin, ils se rendent à la recherche de leur père, sur Terre. Ce dernier leur avoue qu'il a une première fille, Hela qu'il a dû emprisonner car sa soif de conquête et de destruction était intarissable.
A son réveil, cette dernière met Asgard à feu et à sang. Les 2 princes se retrouvent sur Sakaar. Alors que Loki a réussi à se faire bien voir du grand maître de la planète, Thor s'est retrouvé capturé et transformé en gladiateur.
Il va devoir ruser et retrouver force et courage pour se sortir de là et retourner sauver son peuple !

Thor revient plus fort que jamais pour ce dernier film solo.


Après un premier opus très Shakespearien (normal avec Kenneth Branagh aux commandes) et un second plus sombre, nous arrivons à l'apogée de sa trilogie avec un nouveau film décomplexé, drôle et qui assume complètement son état d'outsider.


En effet, alors qu'il a toujours clamé être le Grand Thor, fils d'Odin, Dieu du tonnerre, ce grand blond bodybuildé se retrouve toujours mis KO, dérouté de ses origines et son destin pour apprendre et revenir plus fort que jamais.
Thor, se retrouve sans marteau, battu par 2 femmes en l'espace de 15 minutes et loin des siens.
Il va voir son monde complètement chamboulé et ses repères n'en seront pas moins perturbés.
Mais c'est pour le mieux, parce que tous ces changements vont le faire revenir à ce qu'il est à l'origine même... Le Dieu du Tonnerre.















Marvel fait toujours son effet et les liens de l'univers MCU sont toujours aussi forts et aussi présents. Tout est lié et pas qu'un peu !
Ce dix-septième film nous donne des nouvelles de Thor et Hulk disparus tous 2 après les événements de Avengers : Age of Ultron et d'Odin dont le sort était incertain après Thor : le monde des ténèbres. On n'en apprend pas beaucoup plus sur les pierres d'infinité. Mais l'histoire arrive à avancer tout de même. Et oui, l'an prochain, c'est Avengers Infinity War qui nous attend sur grand écran ! Du coup, il faut que les pierres trouvent le chemin des Vengeurs ou de Thanos !


En dehors des notes purement marveliennes, le film est un florilège de références. On retrouve du Star Wars, des comédies musicales telles que Sunday at the park with George, du rock et de la pop bien flashy.


L'humour a toujours été présent dans l'univers de Thor (il adore les vitres... il aime y poser son visage!). Ici, il explose et devient avec le second degré et l'auto-dérision le mode d'expression essentiel.
Le ton du film s'en trouve allégé et malgré des sujets qui pourraient être difficiles, on se retrouve à glousser comme son voisin de siège.


Le scénario est assez simple, mais il intègre parfaitement les notions de conquête, revanche, problèmes familiaux et destin. Tant de points qui se retrouvent sur le devant de la scène, mais qui permettent de ne pas s'ennuyer une seule seconde.
Seul bémol, le destin un poil trop rapide pour certains personnages ! (pas de spoiler... mais quand même ! Ils ont fait un sacré ménage !)


Les effets spéciaux sont excellents (surtout lors des combats et les nouvelles créatures).


La réalisation de Taika Waititi (À chacun sa chacune, Boy, Vampires en toute intimité...) est très dynamique et intègre parfaitement chaque élément. Les combats sont épiques et les répliques farfelues mais uniques.


La musique de Mark Mothersbaugh (Thirteen, La Vie aquatique, La Grande Aventure Lego...) est parfaite et intègre des moments divins comme des musiques très connues ( je vous interdis de penser à 50 min inside !).

Côté casting :

Chris Hemsworth ( Rush, Hacker, Au cœur de l'Océan ...) est Thor. Après avoir recherché les pierres d'infinité et avoir fait quelques rêves récurrents, il s'en retourne sur Asgard pour révéler la supercherie de son frère. Ils vont retrouver leur père qui leur révèle l'existence d'une sœur aînée.
Et les rapports avec cette dernière vont se révéler douloureux. Il va devoir se battre pour retrouver les siens et sauver son peuple.
Hemsworth montre qu'il sait se renouveler, même dans un rôle aussi fermé que celui du super héros blond bodybuildé. Il sait avec humour et auto dérision nous donner un personnage à la fois fort et sensible. Thor prouve qu'il peut être fort, encore plus que musculairement et embrasser son destin si longtemps repoussé !



Mark Ruffalo (Zodiac, Shutter Island, Foxcatcher...) est Bruce Banner alias Hulk. Disparu depuis la bataille contre Ultron, on retrouve Hulk en grand champion de l'arène du Grand Maître. Décidé à rester en mode grognon, il faudra toute la persuasion de son collègue de boulot pour le faire revenir en mode scientifique. Il aidera alors Thor dans son sauvetage d'Asgard.
Ruffalo reprend lui aussi avec humour et finesse son rôle de grand colérique vert. Paumé quand il revient à la normale, il arrive entre stress et courage à trouver la voix de la rédemption.


Tom Hiddleston (Cheval de Guerre, Crimson Peak, "Kong: Skull Island"...) est Loki. Toujours en vie... (si vous avez vu les scènes post-générique de Thor le monde des ténèbres vous saviez !) il va devoir affronter les conséquences de ses actions... Mais toujours aussi intelligent et fourbe, il sait retomber sur ses pieds... ou presque ...
Hiddleston détonne toujours autant et sait jouer de ses atouts pour faire de Loki à la fois un personnage que l'on aime et que l'on déteste ! Son sourire malicieux qui cache toujours un plan tordu qui lui permet de s'en sortir nous ravit à chaque fois !



Cate Blanchett (L'Étrange Histoire de Benjamin Button, Carol, Blue Jasmine...) est Hela. Exécutrice et fille première d'Odin, elle fut emprisonnée par ce dernier car sa soif de conquête était trop grande.
Quand elle sort de son enfermement, elle fonce récupérer ce qu'elle estime lui revenir de droit. Elle va se confronter à ses petits frères et à un peuple pas prêt à se laisser asservir.
Blanchett est excellente dans ce rôle de méchante que rien n'arrête. Elle s'amuse et ça se voit. Son personnage est presque blasé, touché par ce que lui a fait Odin, mais elle n'a pas changé et a toujours soif de plus. Cate fait ressortir ça avec panache !


Anthony Hopkins ( Elephant Man Le Silence des agneaux, Les Vestiges du jour, Rencontre avec Joe Black...) est Odin. Père parfois incompris, il a fait ce qu'il pensait le mieux pour ses enfant et son royaume. Il reste toujours un puit de sagesse et de conseils.
Hopkins est toujours un acteur charismatique et qui sait imposer son savoir faire rien que par sa présence. Plus Père-de-toute-chose, on ne fait pas ! Il est le patriarche et essaye de faire comprendre à sa famille pourquoi il a pris certaines décisions. On a pu apercevoir sur le tournage qu'il s'était amusé et c'est tout aussi rafraîchissant que les petits nouveaux qui sont entrés dans l'univers Marvel.


Idris Elba (Pacific Rim, Prometheus, Mandela : Un long chemin vers la liberté...) est Heimdall. Suite à sa "trahison" envers Odin, il est en fuite, mais jamais bien loin et il prend soin du peuple d'Asgard lorsque la nouvelle menace arrive. Il sera un combattant redoutable et un allié de poids pour Thor !
Elba revient avec un rôle plus important. Il développe un peu son personnage et c'est tant mieux. Heimdall est fascinant, j'espère qu'on le reverra !


Jeff Goldblum (La Mouche, Jurassic Park, Independence Day...) est le Grand Maître. Dictateur de la planète Sakaar. Il aime le luxe, le jeu et ne pas se prendre au sérieux. Il adore les combats et fait se battre ses esclaves dans une arène tel les anciens Césars ! L'arrivée des super-héros va un peu chambouler son monde.
Goldblum est l'incarnation même du ton donné au film ! Fun et décalé et qui s'assume, il apporte de la joie et du pétillement dans ce monde de brutes !


Tessa Thompson (Dear White People, Creed, Veronica Mars...) est la Valkyrie (Scrapper 142). Ancienne asgardienne, elle vit sur Sakaar et capture des combattants pour le Grand Maître. Sa rencontre musclée et percutante avec Thor va lui rappeler ce pourquoi elle se battait.
Thompson est fraîche et forte et donne un sacré coup de fouet à cet univers avec son côté décalé et cynique. Elle amène une autre touche d'humour dans le ton léger du film.



Karl Urban (Le Seigneur des anneaux, Star Trek, Dredd...) est Skurge l’Exécuteur. Nouveau gardien du Bifröst, il est opportuniste et cherche surtout à marquer son temps par son histoire.
Second couteau, Urban donne tout de même avec son personnage une couleur différente à l'histoire avec un côté traître mais pas trop et la rédemption lui ira bien au teint !



Y'a un bonus pour vous si vous reconnaissez Matt Damon dans un rôle dans lequel vous ne l'attendez pas !


Au total, Thor : Ragnarok est une pépite et renouvelle son personnage principal en faisant avancer à petit pas l'histoire du MCU.
Plein de fun, décalé et coloré, on retrouve tout ce qu'on aime et encore plus dans ce 17ième volet des aventures Marvel !
A regarder sans modération !
A vos tickets !




Bande annonce :




PS : Comme toujours, on n'oubli pas la règle dans les films Marvel !!!


PS 2  : Voici un petit article des Toiles Héroiques sur les scènes post-génériques ! à lire ici !




jeudi 23 novembre 2017

Geostorm

Geostorm : Attention, tempête méchante en approche !!!




En 2019, la Terre a basculé dans l'extrême et les catastrophes naturelles se succèdent et font beaucoup de dégâts humains et matériels.
Pour y remédier, les nations s'unissent et réussissent à créer un système d'ensemble de satellites qui contrôlent la météo.
Après quelques années, la NASA doit remettre les clés de la station spatiale de commandement à une commission internationale.
Mais 2 semaines avant la date, d'étranges dérèglements climatiques se produisent.
Pour mener l'enquête, Max Lawson responsable de la commission va faire revenir son frère Jake, qu'il avait viré, pour qu'il répare sa création.
Mais au fur et à mesure des vérifications, il devient évident qu'un sabotage est en cours. Quelqu'un veut utiliser le "Deutsche Boy" comme arme de destruction massive.
Le compte à rebours pour sauver la Terre d'une tempête globale est enclenché.

En route pour le nouveau film catastrophe qui décanille la planète.


Geostorm est un film simple et qui ne prétend à rien de plus qu'à nous divertir en mangeant du pop-corn.


Loin de réinventer le genre, il en reprend les codes et les respecte tout en y mêlant un peu de film d'action.
Il n'a pas la prétention à plus et se contente du strict minimum syndical.


En effet, le scénario est prévisible à souhait, on sait dès qu'il apparaît à l'écran qui est le méchant, les actions s’enchaînent sans surprise.
Mais le tout reste tout de même divertissant grâce à beaucoup d'humour et de scènes impressionnantes.

Par contre, pour un film récent, je trouve que certains effets spéciaux sont très moches !
Quitte à regarder un film catastrophe, faite vous plaisir avec Le jour d'après ou Twister, qui bien que plus anciens, assurent plus à ce niveau-là !


La réalisation de Dean Devlin (Leverage) est assez basique et n'apporte pas grand chose de neuf.
Bien que pas trop brouillon, il n'en fait pas plus pour donner un côté original à son oeuvre.


Lorne Balfe (Terminator : Genesys, 13 Hours, En route...) nous offre une partition assez bonne qui colle bien à l'image et à l'action.


Côté casting :

Gerard Butler (300, RocknRolla, La Chute de la Maison Blanche...) est Jake Lawson. Inventeur du "Deutsche Boy", il est très intelligent, mais têtu et impulsif. Ce qui lui vaut d'être renvoyé par son propre frère quand il prend la tête du projet. Mais quand il devient défaillant et se transforme en arme, Max renvoi Jake dans l'espace car il est le seul à pouvoir sauver le monde....
Butler s'affiche clairement dans un rôle sans prétention autre que de divertir. Habitué à faire le show, il fait ce qu'il a à faire sans plus. Mais après tout, on ne lui demande rien d'autre....


Jim Sturgess (Un Jour, Upside Down, Cloud Atlas...) est Max Lawson. Jeune homme qui a toujours du nettoyer derrière son frère, il a réussi à faire quelque chose de sa vie et travaille sur le projet climatique. Mais quand tout se dérègle, il est obligé de remettre son frère sur le "Deutsche Boy". A eux 2, ils vont enquêter et trouver de nombreux secrets dans un projet qui ne devrait pas en cacher...
Sturgess est frais et apporte un contre poids d'une certaine fragilité face à la testostérone de son "frère". Il apporte aussi une petite touche comique dans son contre emploi face à son super-héros de frangin.


Abbie Cornish (Bright Star, Sucker Punch, Limitless...) est Sarah Wilson, l'agent d'United States Secret Service. Elle est affectée à la protection du président des Etats-Unis. En cachette, elle sort avec Max. Elle l'aidera dans son enquête sur la menace "Deutsche Boy". Elle est très douée dans son domaine !
Cornish donne des points aux féministes avec un rôle de femme forte et indépendante ! C'est elle qui frappe et demande des réponses après. Intelligente, elle permet de faire ressortir autre chose qu'une potiche d'une blonde.


Ed Harris (Abyss, The Truman Show, A History of Violence...) est Leonard Dekkom, le secrétaire d'État des États-Unis.Soutien de Max, il est inquiet des répercussions du "Deutsche Boy" lorsqu'il dérape. Conseiller du président, il aidera les Lawson dans la mesure de ses capacités...
Harris nous fait ce qu'il sait faire de mieux. Il joue de son apparence et de son intelligence pour amener un personnage prévisible à souhait.


Andy Garcia (Le Parrain 3, Les Incorruptibles, Ocean's Eleven...) est Andrew Palma, le président des États-Unis. Sincère et prudent, il est pour la collaboration internationale pour la survie de l'humanité.
Il va se retrouver au sein d'une lutte pour le pouvoir et la planète.
Garcia reste toujours charismatique même dans des rôles qui ne lui donnent pas la vedette. Il apporte une touche de classe à l'ensemble.


Au total, Geostorm est un pur film pop-corn divertissant, à voir pour le style, mais pas pour le fond. Il a un casting pas mal et une histoire prévisible.
Posez votre cerveau et amusez-vous !

A vos tickets.




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lundi 13 novembre 2017

Blade Runner 2049

Blade Runner 2049 : Entre humanité et poésie de la vie. Hypnose sensorielle.




En 2049, les réplicants sont un peu plus intégrés dans la société. Seuls les derniers modèles sont autorisés. Ils sont faits pour être obéissants.
L'un d'eux, K, est Blade Runner au LAPD.
Lors d'une enquête, il trouve la trace d'une naissance qui pourrait engendrer de nouveaux soulèvements des réplicants.
Il va continuer son enquête et trouver la trace d'un ancien Blade Runner qui le mènera sur les pas d'un espoir pour le futur de son espèce.
Entre mystères, chasse à l'homme et souvenirs, K va se retrouver perdu et sur un chemin qui changera à jamais son destin.

Voici la suite tant attendue de Blade Runner.


Le premier film de Ridley Scott date de 1982. Adapté de la nouvelle "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" de Philip K. Dick, il nous plongeait dans un futur avec des êtres humanoïdes que la société avait rejetés.
Alors qu'ils développaient une conscience et une vie propre, ils se sont retrouvés pourchassés alors qu'ils servaient d'esclaves, de soldats voire pire.


Ici, on retrouve exactement le même univers, 30 ans après. De nouvelles générations de réplicants ont été créées. Plus obéissants, toujours avec une vie créée de souvenirs, ils sont intégrés dans la société.
Mais il reste toujours un espoir pour une autre vie, pour une liberté qui leur permettrait des jours meilleurs.
C'est ainsi que persistent des traces d'une rébellion et le LAPD et Niander Wallace cherchent à trouver ce qui les arrangerait le plus. La trace d'un changement et le moyen d'arrêter la révolte.


Moins dans la critique du système de consommation et d'un déclin d'une société sectaire et enfermée dans ses propres pièges, on retrouve plutôt ici une seule des notions du premier opus : Qu'est ce qui fait de nous des humains ?
Sans proposer de réelles solutions, Dennis Villeneuve (Prisoners, Sicario, Premier Contact...) pose des questions qui ne sont pas nouvelles, mais avec un œil différent.
Au delà de la mémoire et des sentiments, qu'est ce qui peut dire que nous sommes plus méritants de notre sort que ceux à qui on donne vie artificiellement ?
Un débat sans fin qui attend tout philosophe en herbe.


Bien qu'il y ai des changements radicaux côté cataclysmiques, on a tout de même l'essence du premier film qui est toujours présente.
L'ensemble est hypnotique. Tout comme avec le Blade Runner de Ridley Scott, on a de grandes plages de silence, lumineuses et colorées, ou sombres et pensives.

Le scénario qui se veut un peu mystérieux, ne l'est vraiment que lorsqu'on se laisse happer par l'image et la photo hypnotique.
Les retournements de situation facilement décelables ne sont pas le point fort du film, mais l'intensité des personnages et leurs implications donnent un ton, voire une poésie à l'ensemble qui relève un peu le niveau. Car il y a beaucoup de lenteurs et de longueurs qui gâchent un peu le tout.
Trop d'hypnotisme tue l'hypnotisme...


En revanche, les effets spéciaux et les décors sont magnifiques. Que ce soient la ville, ses quartiers divers et variés, la Wallace compagnie, ou le Las Vegas dévasté, tout est parfait !



La réalisation de Dennis Villeneuve est excellente, comme toujours !
Au fur et à mesure de ses films, on voit l'étendue de son talent. Qu'il soit conteur ou explorateur de la psyché de ses personnages, il sait mettre en scène ses histoires et rendre hommage à ses pairs par des films intenses et beaux.


La musique du film est signée Benjamin Wallfisch ( A Cure for Life, Les Figures de l'ombre, Ça...) et Hans Zimmer (Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, Man of Steel, Interstellar...). Aussi prenante que celle de Vangelis, mais en moins synthétique, elle fait le pont entre les 2 films et permet de donner corps à certaines scènes un poil trop contemplatives.

Côté casting :


Ryan Gosling (N'oublie jamais, Drive, La La Land...) est l'officier K du LAPD. Replicant au service de la police. Il chasse les anciennes versions pour appliquer la loi. Mais sur sa dernière mission des indices le mènent à se poser des questions sur son passé et les souvenirs qui lui ont été implantés. Il ira chercher ses réponses très loin !
Gosling fait du Gosling. Taciturne. Questionné. Il apporte une touche robotique qui correspond très bien au personnage de K. Il a tout de même un jeu intéressant et qui permet de fouiller et trouver des réponses à la question existentielle du film.



Harrison Ford (Star Wars, Indiana Jones, Le Fugitif...) est Rick Deckard. Ancien Blade Runner, il se cache depuis 30 ans. Son histoire va le rattraper avec l'arrivée de K.
Ford reprend son rôle culte et lui donne la même vie. Sans avoir perdu sa hargne, il reste toujours aussi imposant et force le respect de ses collègues !



Ana de Armas (Knock, Knock, Suspicions, Overdrive...) est Joi. Programme informatique. Intelligence artificielle, elle est la compagne de K. Elle l'aide pour les tâches de la vie courante. Mais comme les replicants elle aspire à beaucoup plus. Une vie.
De Armas donne corps à une Siri 3.0 qui est plus humaine que certains autres personnages. Lumineuse elle apporte à la fois une touche de féminité et de vie dans un monde fermé et taciturne.



Robin Wright (Forrest Gump, Princess Bride, House of Cards...) est le lieutenant Josh. Chef de la police de Los Angeles, elle ordonne à K d'enquêter sur les traces d'anciens répliquants. Elle veut éviter une nouvelle guerre.
Wright aspire aux rôles forts et de pouvoir depuis quelques années. Et c'est plus que crédible. Elle se positionne en avant d'acteurs qui pourraient l'écraser  mais aussi charismatique que Ford, elle amène de la puissance dans son jeu.


Jared Leto (Requiem for a Dream, Lord of War, Mr. Nobody, Dallas Buyers Club...) est Neander Wallace, un fabricant de réplicants. A la recherche de perfection, il veut savoir ce qu'il y a de spécial sans les découvertes de K. Il veut donner vie à une nouvelle espèce qui sera le futur de l'humanité !
Leto est fantastique dans le peu de scènes auxquelles il participe. Imposant mais sensible, il offre un personnage tout en finesse mais puissant. Il serait temps qu'il porte un film à lui seul !!!! (et je suis objective ! )



Sylvia Hoeks (The Best Offer, Renegades...) est Luv. Assistante de Neander, elle est un replicant dernière génération. Mais comme toute création, elle dépasse les attentes. Et pour servir au mieux son maître, elle est prête à tout.
Hoeks apporte de la froideur là où De Armas était lumineuse. Elle donne corps à ce repliquant de façon presque robotique là où les autres cherchent l'humanité. Elle embrasse son personnage avec la même fougue que Luv.




Au total, Blade Runner est une digne suite avec un thème respecté, une ambiance, une photo et une musique parfaite. Seul bémol des longueurs.
N'hésitez pas à revoir le premier pour vous plonger par la suite dans le monde des répliquants !


A vos tickets !

Bande annonce




PS : je vous poste ci-dessous les courts métrages réalisés par 3 autres réalisateurs qui permettent de comprendre un peu mieux les 30 ans qui se sont écoulés entre les 2 films !

1 - BLADE RUNNER 2049 - "2036: Nexus Dawn" Short



2 - BLADE RUNNER 2049 - "2048: Nowhere to Run" Short




3 - BLADE RUNNER 2049 - "Black Out 2022" Anime Short