dimanche 4 juin 2017

Good Time

Good Time : road trip furieux pour un amour fraternel fusionnel




Nick Nikas est un jeune homme qui vit avec sa grand-mère et son frère, Connie.
Ce dernier veut faire un braquage avec son frère pour démarrer une nouvelle vie. Mais après le casse, Nick se fait arrêter. Connie essaie de le faire sortir en payant une caution, mais une autre option va alors se présenter à lui. Il va tenter de le faire évader. Va alors commencer une virée d'enfer pour tout mettre en oeuvre pour retrouver Nick.


Descente aux enfers pour trouver un peu d'espoir.


J'ai eu la chance de pouvoir voir ce film lors du Festival International du Film de Cannes. Il était présenté en compétition.

Ce film aborde beaucoup de sujets dont on pourrait débattre pendant des heures.
L'amour que se portent ces deux frères est inconditionnel. Au-delà du handicap, des difficultés financières, de la société et d'une famille bancale, ils sont là l'un pour l'autre.
Connie fait tout ce qu'il peut pour assurer un avenir heureux à son frère. Il le protège et lui promet un rêve qui est à portée de mains.
Mais c'est alors que le braquage qui leur permettait de toucher cet avenir se passe mal. Et Nick est arrêté.
Connie ne le laissera pas tomber. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour le sortir de prison.
La famille n'est souvent pas tout; mais ces deux-là nous prouvent que quand on aime quelqu'un on peut aller extrêmement loin pour lui.


Il y a aussi le système carcéral, le rapport avec les forces de l'ordre, les lacunes du système de contrôle judiciaire qui sont abordés.
Bien que non approfondi, on a quelque part, un aperçu des problèmes de la justice américaine.
Dans le même court laps de temps, on a le milieu hospitalier, la pauvreté, les réseaux de drogues qui sont évoqués.
Le voyage de Connie dans le New-York des bas fonds nous entraîne dans le sillage d'un arc de violence qui s’accroît au fur et à mesure que le frère s'enfonce dans son road-trip.
Mais pour moi, les réalisateurs auraient même pu aller plus loin.
Sans spoiler, il se passe beaucoup de choses dans l'histoire de ce film. Mais bien que le tout soit maîtrisé et chaotiquement parfait, on aurait pu pousser le bouchon encore plus loin.
Bien que suffisant en soit, les personnages auraient pu en subir encore plus sans que ça ne ternisse le film.


Le scénario, à la fois simple et complet nous plonge dans les méandres de la vie de cette fratrie qui explose. Alors que ça aurait pu leur péter à la figure, les scénaristes ont su tenir un rythme constant et exponentiel pour donner une impression de montée en puissance qui nous tient en haleine.
Sans répit, on suit les rebondissements des aventures de Connie.

La réalisation de Joshua et Ben Safdie (Mad Love in New York...) est juste parfaite. Avec une façon de filmer proche des plus grands, ils ont su mettre en avant les moments essentiels, la dureté de la vie, la tendresse et la détresse des frères Nikas.
C'est avec des images claquantes, colorés et hallucinogènes qu'ils font voir l'explosion de la vie de ces personnages.
Le tout est filmé avec intelligence, en plein cœur d'une action et d'une tension ultra-présentes.
Ils arrivent à mettre chacun en valeur.


Sean Price Williams qui est le directeur de la photographie a fait un travail magnifique. Que ce soient les couleurs, les ombres ou les cadrages, on plonge en plein dans les méandres de ce New-York que l'on ne voit pas souvent.

Quant à la musique du film, elle est signée Oneohtrix Point Never/ Daniel Lopatin (The Bling Ring, Partisan...). Un pur moment de transe qui fera penser à d'autres films tout en donnant une originalité à celui-ci. Puissante et marquante, elle accompagne l'action et la longue route que prendra Connie.


Côté Casting :

Robert Pattinson (Cosmopolis, The Rover, Life...) est Connie Nikas. Petit criminel, il n'en n'est pas moins un frère attentionné et aimant. Il veut offrir à Nick un avenir où il sera protégé. Mais son idée de base va virer au fiasco et le chemin pour remonter la pente va s'avérer long et ardu.
Pattinson n'est jamais aussi bon que dans les rôles extrêmes où il doit sortir ses tripes pour donner plus à son personnage. Encore une fois, il fait preuve d'un réel talent qui prend vie dans les yeux de cet homme prêt à tout pour rendre son frère heureux. Féroce, tendre et bouleversant, il a su mêler force, humour et douceur aux 99 minutes du film.


Jennifer Jason Leigh (eXistenZ, The Machinist, Les Huit Salopards...) est Corey. Petite amie de Connie, elle vit toujours chez sa mère et voit en son homme un moyen de s'échapper d'un quotidien ennuyeux. Prise au piège des mirages que lui fait voir Connie, elle ne se rend pas compte dans quoi elle s'embarque.
Leigh n’apparaît pas longtemps à l'écran, mais elle donne un côté un peu fou, décalé et humoristique avec un personnage criard et complètement à côté de la plaque.


Ben Safdie (The Acquaintances of a lonely John, Yeast) est Nick Nikas. Handicapé (il semble qu'il ait une surdité) et limité intellectuellement, Nick ne voit que Connie dans sa vie. Son frère est son repère. Il lui a promis un avenir meilleur et ne voit que par ça. Il ne comprend pas tout et se retrouvera en prison après le braquage. Il attend son frère avec impatience.
Ben Safdie en plus de réaliser, joue dans le film. Il nous offre un personnage tout en finesse et en fragilité. Sa peur l'emporte par moment et ses crises de violence nous montrent toute sa détresse. Safdie est impressionnant dans ce rôle.


Buddy Duress (Mad Love in New York, Person to Person...) est Ray. Personnage drogué qui va se retrouver embarqué dans le plan de Connie, il est complètement amoché par une vie faite de difficultés. Le road trip va être compliqué !
Duress a la tête de l'emploi et nous donne un personnage un peu cliché mais drôle par son décalage. Loin de se rendre compte de ce qui va lui arriver, il se laisse embarquer pour fuir ce qui l'attend.


Au total, ce nouveau film des frères Safdie est une vraie petite merveille de réalisation et d'interprétation. C'est une histoire forte magnifiquement portée et interprétée. Good Time nous entraîne dans son sillage et nous embarque pour une aventure puissante et attendrissante.
Sortie en salle prévue le 11 octobre 2017.

A vos tickets !


Bande annonce




Mise à jour :

Il vient de sortir pour la chanson du film un clip réalisé par les frères Safdie.
C'est une extension du film qui permet de voir jusqu'où serait prêt à aller le personnage de Connie pour son frère.



Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur

Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur : Longue vie au roi !




Dans les temps anciens, le peuple anglais vivait en harmonie avec les mages, ces êtres qui maîtrisent la magie. Mais Mordred, magicien avide de pouvoir, se mit en quête de conquérir tout le pays. C'était sans compter sur Uther Pendragon et son épée magique, Excalibur.
Alors que la menace a été enraillée, la trahison de Vortigern, le frère du roi, scelle le destin du royaume de Camelot.
Arthur, le fils de Uther, a pu s'enfuir. Élevé dans un bordel, il y grandira et deviendra un homme fort, malin et combatif. A la tête d'un groupe de pseudo-bandits, il protège son quartier.
Mais la légende veut que le royaume reviendra au roi-né Il sera reconnu en descellant de la pierre la célèbre épée.
Quand Arthur parvient à retirer Excalibur, le chemin vers son destin s'ouvre devant lui. Mais entre un passé oublié, une voie semée d’embûches et une envie farouche de liberté, l'aventure ne sera pas facile.
Longue vie au roi !


Bienvenue à Camelot, une surprise à chaque sabot !


On connait tous Arthur et les chevaliers de la table ronde. Entre les differents films, séries et dessins-animés, on a été bercé depuis notre enfance ! (coucou Merlin l'Enchanteur)
Alors pourquoi un énième film sur cette histoire? Que peut on apporter de plus à ces personnages ?


Et bien ici, on reprend le tout et on le modernise tout en gardant les valeurs !

Arthur n'est pas le chevalier parfait ici, loin de là.
Petite frappe, petit con, soyons francs, il n'a rien du grand homme que l'on pourrait attendre.
Il n'a pas été élevé par ses parents, il a appris la débrouillardise et la tchatche.
Mais ce sont ces qualités là qui vont le rendre plus intéressant.
Ce roi-né est trop lisse dans sa nature originelle. Et là il en ressort grand, avec un passé qui le définira autrement.
Et ses aventures aussi s'en trouveront modifiées.



Toujours aussi épique, c'est une nouvelle quête pour une revanche et une certaine justice qui s'ouvrira mais pas au début de l'histoire. C'est en cours de route que le chemin prendra forme.
Ses minions ne sont pas aussi chevaleresques que l'on pourrait s'y attendre. Dans la même veine, on retrouve des gens opprimés, plus proches des copains de Robin des Bois plutôt que des chevaliers de la table ronde.
Tout comme le traître d'oncle. Il n'est pas aussi insensible que l'on pourrait le croire.


Le scénario est assez sympathique. Punchy, plutôt prévisible quand on connaît l'histoire, les remaniements offrent tout de même une originalité qui est bienvenue.
C'est avec plaisir que l'on voit s'affronter les différents personnages qui ne sont pas que bien ou mal, mais où les normes sont brouillées. Tout n'est pas blanc ou noir. Des zones d'ombres permettent une empathie différente pour chacun.


La réalisation de Guy Ritchie (Snatch, RocknRolla, Sherlock Holmes...) est toujours aussi esthétique et dynamique. Ça part dans tous les sens tout en étant maîtrisé !
On pourrait reprocher des plans trop près (genre Go-Pro) mais ça permet une meilleure prise dans l'action (à l'inverse d'Assassin's creed !!!)


Un peu brouillon dans les combats, le reste permet de mélanger magie et prises réelles pour donner quelque chose de graphique. Par moment, j'avais l'impression d'avoir quelques touches de Zach Snyder (genre 300 ou Sucker Punch !).

Les effets spéciaux sont inégaux. Certains très bons, d'autres très mauvais, il y a quand même des plans magnifiques et Camelot et Londinium sont très beaux.

La musique de Daniel Pemberton (Cartel, Agents très spéciaux : Code UNCLE, Steve Jobs...) est excellente. Aux accents écossais et irlandais, on retrouve la magie du médiéval qui se mélange avec des notes plus modernes et parfaitement typiques. Un régal pour les oreilles !

Côté Casting :

Charlie Hunnam ( Pacific Rim, Crimson Peak, The Lost City of Z...) est le Roi Arthur. Jeune con arrogant mais conscient du monde qui l'entoure, il est un chef de bande efficace et reconnaissant de ceux (celles) qui ont pris soin de lui. Loyal, fier, il refusera son destin. Ce n'est pas tous les jours que l'on devient roi !
Hunnam a su donner corps à un personnage souvent effacé bien que grand par son histoire. Frais, canaille, il lui offre des sentiments et une condition physique idéale pour en faire un nouveau héros des temps "modernes".


Àstrid Bergès-Frisbey (La Fille du puisatier, Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence,  I Origins...) est La Mage. Peuple massacré par Vortigern, elle est un des rares magiciens survivants. Elle a pour mission de guider Arthur vers un futur qui ré-unifiera le royaume.
Bergès-Frisbey nous offre une femme forte qui ne souhaite que le bien pour les siens. Même si elle n'apprécie pas Arthur dans un premier temps, elle le comprend. L'actrice a su en faire un personnage qui compte. Pas seulement une potiche. Pas vraiment nommée. Je me demande si elle est Guenievre ou Morgane...? Affaire à suivre !


Djimon Hounsou (Gladiator, Amistad, Constantine...) est Bédivère. Homme du peuple, il est à la tête de la résistance. Après avoir reçu une vision des magiciens, il aidera La Mage pour sauver Arthur et le mettre sur le trône.
Hounsou nous offre un personnage puissant. Genre de Petit Jean, il mène ses hommes vers un meilleur futur. L'acteur a un jeu très intéressant entre subtilité et force. Une dualité qui lui permet de peser dans ce second rôle.


Aidan Gillen (The Dark Knight Rises, Le Labyrinthe : La Terre brûlée, Game of Thrones...) est Bill Graisse d'oie. En fuite, il va rejoindre les rangs de Bédivère pour renverser Vortigern. Sacré caractère et archer d'élite, il sera d'une aide précieuse à la petite bande.
Gillen a vraiment la tête de l'emploi. Fourbe, son personnage n'en est pas moins déterminé. Revanchard, il sera un vrai boulet ! L'acteur lui rend parfaitement justice.


Jude Law (eXistenZ, A.I. Intelligence artificielle, Sherlock Holmes...) est Vortigern. Frère d'Uther, il le jalouse et convoite son trône. Il y parviendra au prix de grands sacrifices et de hautes trahisons. Mais son pouvoir sera menacé par ce neveu sorti des bas-fonds.
Law a le charisme nécessaire pour faire de cet imposteur un grand roi. A la fois lumineux et ténébreux, c'est un méchant ambigu que la soif de pouvoir a perverti au plus haut niveau.


Eric Bana (Troie, Munich, Deux sœurs pour un roi...) est Uther Pendragon. Roi légendaire et père du héros, il est juste et grand dans sa façon de gouverner. La trahison de son frère le surprendra au plus haut point. Mais au dernier moment, il sauvera Excalibur et Arthur.
Bana est fort et grand. Il incarne parfaitement le roi trahi qui permet un sursis pour son royaume. Il donne douceur et puissance à ce guerrier.


David Beckham (oui ! le joueur de football) fait une apparition de quelques secondes dans un rôle de soldat gardien et si vous avez l'oeil, vous trouverez aussi Guy Ritchie qui apparaît dans la peau d'un propriétaire de "sortie possible" ! ^^



Au total, on a un pur film de divertissement et d'actions qui permet une renaissance du mythe des chevaliers de la table ronde. Fougueux, impétueux, le héros n'est pas aussi lisse qu'avant et permet une nouvelle approche franche et réelle de ce futur grand roi.


A vos tickets !



Bande annonce










samedi 3 juin 2017

Dirty Dancing 2017

Dirty Dancing 2017 : où comment massacrer un classique en 2h.....




Bon, alors, je vais perdre 10 minutes et vous parler du remake qui est passé le 25 mai sur ABC.
Ils se sont tout de même attaqués à un grand classique du film romantique !!!!!

On reprend pas du tout les mêmes et on massacre l'histoire, la romance, la danse et la musique !

Frances (Fredérique) est une jeune fille de 18 ans qui va rentrer à l'université. Pendant l'été 1963, elle part en vacances avec sa famille. Elle fera la rencontre de Johnny Castle, un prof de danse, qui lui fera voir la vie sous une autre facette. Et elle lui apprendra que notre destin n'est pas toujours écrit d'avance.

Bon, ben voilà...

Je fais pas souvent des critiques négatives, mais alors pour une fois, je vais me lâcher sévère.

Ce fut une lonnnnnnnnngue souffrance que de regarder ce téléfilm.

Alors certes, je suis très très très fan du film original, mais avec une certaine ouverture d'esprit, on ne peut que pleurer devant l'horreur qu'ils ont produite.

Par où commencer... ???


Alors, premièrement, le film fait 80 minutes de plus que le premier.... On pourrait se demander ce qu'ils ont pu vouloir rajouter ... ???
Ah oui.... des numéros de chant.... oui, vous avez bien lu... les personnages chantent !! Et c'est pas génial !
Ils ont repris les titres originaux et les ont juste massacrés. Il y a également de nouvelles chansons qui sont plus que bof.
Ils ont développé les histoires des personnages secondaires. Certaines sont sympa (les parents se retrouvent en pleine crise de couple, la sœur qui change de comportement) et d'autres moins (la femme adultère a une histoire de divorce, le racisme et puritanisme ambiant...) !


Il y a beaucoup de changements dans ce remake.
Scénaristiquement c'est une catastrophe avec les différences apportées.
La seule chose positive que j'en tire c'est la relation entre les 2 sœurs qui est beaucoup plus sympa.
De même que l'exploitation de la relation de couple des parents nous permet de mieux les comprendre. Et c'est tout ! Le reste, on jette !


Parlons 5 minutes des danses.... C'est juste une pure catastrophe. Alors, oui, je sais que Baby est censée apprendre, mais même à la fin du film, elle est raide comme un piquet et elle fait semblant de danser !
Et alors, le Johnny.... C'est une horreur. Il danse MAL !!!
Rendez-nous Patrick et Jennifer ! (heureusement que cette dernière a refusé de jouer dedans !)

Les costumes sont justes affreux ! C'est mal adapté aux morphologies ! Mais qu'à bien pu faire le département costume ???!!!


Pour la réalisation, Wayne Blair (Les Saphirs, Wish You Were Here...) est à la barre. Il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a mais c'est pas grandiose ! Y'a même des plans particulièrement moches (cf la danse dans le bungalow...)

La musique est une pure torture pour les oreilles ! Des remixes pire les uns que les autres, des reprises à faire peur, rien rien ne vaut la bande annonce originale ! (Punaise, le massacre de Hungry Eyes est l'apothéose !)


Côté Casting

Abigail Breslin (Little Miss Sunshine, Bienvenue à Zombieland, Un été à Osage County) est Baby Houseman. Jeune fille sage, timide et intellectuelle, elle rêve de devenir médecin comme son père. Sa rencontre avec Johnny va tout changer. La danse va l'épanouir et la faire grandir.
Breslin est une bonne actrice habituellement, mais ici, elle est coincée par le côté physique du rôle. Quand il faut jouer ça va, mais quand il faut danser.... c'est une autre paire de manche. Et l'alchimie avec son partenaire est au zéro absolu.


Colt Prattes est Johnny Castle. Prof de danse, il survit en donnant des cours et en se faisant entretenir par des femmes plus riches. Sa rencontre avec Baby va lui donner le courage de prendre son avenir en main.
Prattes est censé être un danseur professionnel.... Je me demande où est passé son talent. Ici, il est non seulement nul dans le jeu d'acteur, mais même pour danser, c'est une catastrophe. Le regard vide et le charisme d'une huître, c'est pas demain la veille qu'il fera une carrière dans le cinéma ! (et puis il est super moche quoi !!!)


Debra Messing (L'Escorte, Will et Grace, Smash ...) est Marjorie Houseman. Bruce Greenwood ( I, Robot, Star Trek, Super 8...) est le Dr Jake Houseman. Les parents de Baby sont au bord de l'explosion conjugale. Une mère au foyer modèle et un père absorbé par son travail et absent ont abîmé les années de vie communes. Ce sont les vacances de la dernières chance.
Les 2 acteurs sont bons et à part le chant (et encore ils se débrouillent pas mal) ils donnent un peu de contenance et de solidité à l'histoire.


Nicole Scherzinger (chanteuse des Pussycat Dolls) reprend le rôle de Penny Johnson, la partenaire de Johnny. Cette jeune femme ferait mieux de rester dans la chanson.... J'ai rien de plus à dire !

Sarah Hyland (Vampire Academy, Modern Family...) est Lisa Houseman. Grande soeur de Baby, elle rêve de se marier et de fonder une famille. Mais son séjour dans la pension de famille va lui faire voir que la vie ne se résume pas qu'à ça !
Hyland, qui fait bien plus jeune que sa précédente interprète, donne un ton plus frais à un personnage fadasse. Et en plus elle a une jolie voix !


Au total, ce film ou plutôt téléfilm est une pure catastrophe dont seuls quelques petits passages sont à sauver.
Des acteurs coincés, de mauvais danseurs et des musiques massacrées, le tout ne ressemble plus à rien.

Que l'on nous rende Patrick et Jennifer !!

A choisir, prenez l'original de 1987 ! Toujours !!!



A très bientôt !


PS : je prie pour qu'ils ne s'attaquent pas à Bodyguard ou Pretty Woman !

Bande Annonce





mardi 30 mai 2017

Love Actually

Love Actually : L'amour tout simplement !




5 semaines avant Noël, à Londres, le chassé-croisé de la vie va permettre à différentes personnes de voir leurs vies bouleversées.
Un ancien chanteur reprend un titre célèbre qui le fait revenir sur le devant de la scène.
Un homme découvre que sa compagne le trompe avec son frère et plaque tout pour aller écrire son nouveau roman en France.
Un homme enterre sa femme et se voit confier la garde de son beau-fils.
Différents employés d'une boite vont se retrouver confrontés à leurs craquages amoureux.
Un homme assiste au mariage de son meilleur ami.
Le nouveau premier ministre prend ses fonctions.
Autant de vies et de personnes qui vont voir leurs destins bouleversés par l'Amour quelque soit sa forme.


All you need is Love !

Ce film est une pure merveille. Essentiellement regardé en fin d'année car il se passe pendant les fêtes, il permet de rêver et de voyager au cœur des histoires de ces différents personnages.


On circule de vie en vie de ces personnages, tous liés par le travail, la famille ou les amitiés. D'histoire en histoire on s'attache à chacun.


L'ancien chanteur has-been revient avec la célèbre chanson de Wet wet wet pour la transformer en Christmas is all around. Il nous montrera comment il aime tout en méprisant et en dénigrant. C'est sa relation avec son manager et meilleur ami qui reflétera son point de vue sur l'amour.
L'écrivain trompé va prendre le large pour trouver une vie plus simple et un amour plus pur et plus doux. Dans un changement d'expression et de langage il va trouver sa propre voie.
Alors qu'il enterre sa femme, un homme va se retrouver confronté aux premiers émois amoureux de son beau-fils. Perdu entre conseils paternels et amicaux, ils chercheront chacun le meilleur moyen de surmonter les peines et les épreuves. Amour filial et premier crush sont au programme !
Dans une boite, alors que le patron a une secrétaire un peu entreprenante, une autre employée voit la possibilité de se déclarer à un collègue qu'elle aime depuis le premier jour où elle travaille. Amours incompris, à sens unique et adultère vont se croiser.
Quand il marie son meilleur ami, un artiste parait froid et distant avec la femme de ce dernier. Mais les apparences sont trompeuses. C'est un amour caché qui fera foi ici. (avec la plus belle des déclaration !!!)
Et quand le premier ministre prend ses fonctions, il rencontrera dans son personnel une jeune femme qui le touchera par sa simplicité, sa douceur et son honnêteté. La trahison, la jalousie et l'incertitude amoureuse seront de la partie.


Toutes ces histoires sont connectées et apportent une facette de plus à ce que peut être l'Amour pour les uns ou les autres.


Le film est bourré de tendresse. C'est un vrai bonbon rose!
De plus, qui dit film anglais dit humour purement british ! Un vrai régal !


Il y a des dialogues d'une infinie douceur et d'une incroyable vérité ! C'est une vrai couverture de bonheur !
"Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres. De l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout. Il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et fille, mari et femme, copains, copines, vieux amis... Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour. Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour."


Certaines scènes ou personnages sont désopilants et font du bien à regarder ou entendre quand d'autres se démènent avec leurs vies et leurs problèmes.


Ce n'est pas un grand film, mais pour moi il fait parti de mes grands classiques et c'est toujours avec un immense plaisir que je le retrouve.


Richard Curtis (Good Morning England, Il était temps) nous offre un film choral frais, dynamique, fluide et intelligent. Il ne se perd pas dans les différentes histoires et sa réalisation met chaque moment en valeur. Egalement scénariste, il offre des moments d'un incroyable romantisme et d'une finesse et douceur qui vous transportera ! (la palme à Mark et ses panneaux !)


La musique du film est signée Craig Armstrong (Roméo + Juliette, World Trade Center, Avant toi (Me Before...). Ce sont des purs moments de douceur et de tendresse!
Et nous avons également une bande originale avec de très grands noms tels que les Bay City Rollers, Maroon 5, Texas, Dido, Sugababes, Norah Jones, Eva Cassidy, The Calling, Joni Mitchell ou Otis Redding !



Côté Casting :
C'est juste une master classe 4 étoiles.
Je ne vais pas vous détailler chaque personnage ! mais voici quelques stars qui apparaissent !


Hugh Grant (Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Le Journal de Bridget Jones...) est David, le Premier ministre.


Liam Neeson (Mission, La Liste de Schindler, Star Wars, épisode I : La Menace fantôme...) est Daniel le beau-père veuf.



Emma Thompson (Les Vestiges du jour, Raison et sentiments, Harry Potter...) est Karen la femme de Harry, soeur de David et amie de Daniel.


Laura Linney (The Truman Show, Dr Kinsey, La Famille Savage...) est Sarah. Elle travaille pour Harry et est amoureuse de Karl.


Alan Rickman (Piège de cristal, Robin des Bois, prince des voleurs, Raison et Sentiments...) est Harry, patron, et mari de Karen en crise de la quarantaine.



Bill Nighy (Underworld, Pirates des Caraïbes, Harry Potter et les Reliques de la Mort...) est Billy Mack, rock star désabusée sur le retour.



Colin Firth (Bridget Jones, La Jeune fille à la perle, Le Discours d'un Roi...) est Jamie Bennett, l'écrivain, trompé et qui cherche à s'évader et se reconstruire.


Andrew Lincoln (L'Arnacœur, Comme t'y es belle !,The Walking Dead...) est Mark, meilleur ami de Peter et artiste.


Keira Knightley (Pirates des Caraïbes, Orgueil et Préjugés, A Dangerous Method...) est Juliet, femme de Peter et tourment de Mark.


Chiwetel Ejiofor (American Gangster, Twelve Years a Slave, Docteur Strange...) est Peter, meilleur ami de Mark et mari de Juliet.


Martin Freeman (Sherlock, Le Hobbit, Captain America: Civil War...) est Jack, acteur doubleur, il rencontrera l'amour au travail.


Et d'autres noms très connus font leur apparition : Billy Bob Thornton (en président des États-Unis), Rodrigo Santoro (collègue amoureux de Sarah), Rowan Atkinson (en vendeur farfelu), Claudia Schiffer (mini apparition en lien avec un fantasme qui se réalise!)....




Tous sont au top. Ils donnent une énergie, une force à chaque personnage. De la tendresse et de l'humilité ressort chez les plus grands.
Un vrai régal !

Au total, Love actually vous offrira un vrai moment de douceur et vous rappellera que l'amour est tout autour de nous. Il nous est indispensable, quelque soit sa forme, son origine ou son histoire.


Si vous avez un coup de blues ou que vous avez besoin de tendresse, foncez !

A très bientôt


Bande annonce :





PS : bonus chez Buzzfeed : 50 choses que vous ne saviez probablement pas sur le film «Love Actually»


PS :  voilà le Red Nose Day Actually ! Que sont devenu les personnages ?