samedi 24 décembre 2016

Noel 2017


Hello !


Je vous souhaite un merveilleux et très heureux Noel ! 
J'espère que le Père Noël vous a gâté ! 


On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures ! 


A bientôt ! 





jeudi 22 décembre 2016

Vaiana, la légende du bout du monde

Vaiana, la légende du bout du monde : le Courage n'est pas que Force et l'Espoir peut vaincre les Ténèbres !




Dans les temps anciens, la Déesse Te Fiti était créatrice de vie. Elle donna naissance à l'humanité et à la nature. Mais son cœur, plein de pouvoir fut convoité et dérobé par le demi-Dieu Maui. Les ténèbres s'abattirent alors sur son île.
Des années plus tard, le peuple des Hommes coule des jours paisibles entre soleil et océan. Une légende raconte l'histoire de Te Fiti et Maui. Et elle dit également qu'un champion des Hommes prendra l'océan, retrouvera le coeur et le remettra à sa place.
Vaiana, fille du chef, a été bercée par les légendes que lui racontait sa grand-mère.
Choisie par l'océan, elle prendra le large quand les ténèbres arriveront sur son île. Elle partira à la recherche de Maui pour le forcer à rendre le cœur à sa propriétaire. Mais le chemin sera semé d'embûches...


Un Disney de Noël plein de chaleur et de soleil !


Comme tous les ans, Disney nous offre pour les fêtes un grand classique.
Et cette année direction la Polynésie et ses légendes !


Vaiana est une petite fille rêveuse et aventureuse. Elle rêve qu'elle est l’héroïne des légendes racontées par sa grand-mère. Mais son père n'est pas du même avis. Et il souhaite qu'elle devienne son successeur. Il veut qu'elle prenne la responsabilité de la tribu pour la protéger.
Mais l'Océan n'est pas d'accord et depuis qu'elle est bébé, il veille sur elle. Il l'a choisi !
Quand les ténèbres arrivent sur l'île, Vaiana part à la recherche de Maui pour le forcer à restituer le coeur et faire en sorte que tout rentre dans l'ordre.
Un voyage initiatique et mouvementé attend notre jeune princesse.


Disney, depuis La Reine des Neiges, casse ses codes et nous offre des héroïnes qui n'ont pas froid aux yeux et n'ont pas besoin des hommes ou d'une relation amoureuse pour vivre leurs aventures.
Dans Vaiana, on prend le même chemin et Disney s'auto-critique même dans certaines répliques bien sorties ! Plus de jeune fille en détresse, pas de "Princesse", mais du courage, de la curiosité et de l'intelligence.
Même si on a toujours des chansons, le film ne ressemble pas à une comédie musicale.


Les valeurs défendues restent d'actualité et montrent qu'il faut croire en soi et aux autres, qu'il ne faut pas avoir peur de s'aventurer au delà de ce que l'on connaît pour grandir, s'épanouir et découvrir qui l'on est vraiment.
Il ne faut pas laisser la peur et l'inconnu nous freiner dans l'apprentissage de la vie et dans la découverte des richesses qui nous entourent.


Mais même si les codes sont cassés, il reste tout de même les bases !
Ainsi, l'amitié, la famille, la perte et l'aventure restent présent.
On a des sidekick qui déchirent ! Vous craquerez pour Pua le cochon innocent, curieux et énergique mais prudent . Et vous pleurerez de rire avec HeiHei le coq déjanté, idiot et complètement siphonné !
Quant aux personnages, ils ont chacun leurs forces et leurs défauts.
Vaiana est déterminée, intelligente mais un peu naïve et jeune. Maui est fier et têtu mais aussi sensible et généreux.
Le tout nous offre une équipe harmonieuse et complémentaire.




Le scénario du film est bon, dynamique et plein de rebondissements. Mais dans la première partie, il y a quelques longueurs. Et pour un Disney, 1h45 ça commence a être long.
La réalisation et l'animation comme toujours restent superbes.


Le doublage est plutôt bon. La jeune Cerise Calixte s'en sort très bien et Anthony Kavanagh ( Mulan, Madagascar, Happy Feet...) est excellent en demi-Dieu guerrier !


Et au niveau des musiques, pour ma part, je ne retiendrai pas celle que Vaiana chante, mais plutôt Pour les Hommes (You're Welcome en VO) de Maui qui est excellente et vous restera coincée comme un Libérée, Délivrée bien connu...
De plus la plupart des chansons sont accompagnées de chœurs en langue polynésienne.








Au total, on a un nouveau grand classique Disney à la hauteur de ses prédécesseurs et qui offre comme toujours de la joie et du plaisir pour les yeux et les oreilles des petits et des grands !
La magie est toujours au rendez-vous !


A vos tickets !


Bande annonce :










Les Animaux Fantastiques

Les Animaux Fantastiques : La magie est toujours là !




A New-York, en 1926, d'étranges phénomènes se produisent. Alors que la police enquête et pense à des phénomènes naturels, la communauté magique y voit l'apparition d'une créature dangereuse et qui met en jeu la vie des Non-mages (les Moldus). La présidente du congrès magique américain, Mme Séraphine Picquery charge Percival Graves, directeur du département de la justice magique, de mener l'enquête.
Quand débarque le magizoologiste britannique Norbert Dragonneau, on le croit responsable des événements parce qu'il trimbale une ribambelle d'animaux fantastiques.
Et en ces temps troublés, la disparition mystérieuse de Gellert Grindelwald, un puissant mage noir, met également en lumière une autre piste quant aux phénomènes de New-York.
Dragonneau, arrêté par Porpentina Goldstein, une ancienne Auror, devra récupérer toutes ses "petites" bêtes et accomplir le devoir qu'il s'est fixé. Mais sa tâche ne sera pas simple. Entre les créatures facétieuses, les mystères de New-York, un non-mage embarqué malgré lui, et une communauté d'anti-magie, il a fort a faire !


Soyez les bienvenus dans le monde magique de J.K Rowlins !


Nous voici de retour dans l'univers d'Harry Potter, mais quelques années auparavant !
Extrait du livre "Les Animaux fantastiques" (Fantastic Beasts and Where to Find Them en VO), il est en fait une adaptation de ce recueil et compilation des animaux du monde magique.



Pour arriver à faire une histoire de ce dictionnaire, le scénario prend place dans les années 20. Alors qu'il cherche à protéger et étudier les animaux magiques, Norbert Dragonneau se retrouve embarqué dans une histoire où il pourra, de part ses connaissances, aider la communauté magique.
En tant que spécialiste magizoologue, il va devoir rattraper les animaux qui se sont échappés durant son arrestation. Et il va aider Porpentina à résoudre le mystère de la créature de New York.


Avant l'émergence de Voldemort, il y a eu Gellert Grindelwald, un puissant mage noir. Et il avait des idées plutôt extrêmes.  Sa disparition n'en a pas éteint les convictions. Et son ombre pèse encore sur la communauté américaine de magie.
Les phénomènes mystérieux et l'ombre aux yeux vont accentuer les convictions des magiciens dans chaque camps et des humains qui craignent ce qu'ils ne connaissent pas.


Encore un coup, le monde de Rowling nous embarque dans sa magie et notre envie de s'évader s'en retrouve satisfaite.
Le scénario est un peu déroutant par moment, surtout qu'on se retrouve extrêmement éloigné du point de départ au final. Mais n'est-ce pas ce qui en fait aussi la magie ?
On est embarqué par ces nouveaux sorciers que l'on ne connaît pas et on s'attache à eux très vite.
Leurs aventures et les nouvelles formules sont excellentes. De plus les animaux vont vous faire fondre ! (que ceux qui arrivent à résister au niffleur sortent.... merci !)
Il y a peu de temps-morts et les retournements de situations et l'avancée de l'histoire continuent de nous transporter.
On retrouve les thèmes chers à Mme Rowling dans la différence, l'acceptation, la peur de l'inconnu et l'évolution. On n'est plus dans l'émancipation et le passage de l'enfance à l'âge adulte, mais on retrouve les principes de destin, d'amitié et d'extraordinaire.
Et comme toujours, on a plusieurs niveaux de lecture dans l'histoire.


La réalisation de David Yates (Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, Harry Potter et les Reliques de la Mort 1et 2, Tarzan...) est faite pour cet univers. Claire et nette, elle amène la magie et la laisse nous guider au travers de l'histoire.


Les effets spéciaux sont extraordinaires ! Que ce soit les décors ou les animaux et la magie, on est servi !


Et à la musique, on retrouve James Newton Howard (The Dark Knight, Maléfique, Hunger Games : La Révolte...) qui reprend le thème potterien que l'on connaît bien et l'adapte pour ces nouvelles aventures.


Côté casting :

Eddie Redmayne (My Week with Marilyn, Une merveilleuse histoire du temps, The Danish Girl...) est Norbert Dragonneau (Newton Scamander en V.O.). Amoureux des créatures magiques, il les étudie et les préserve pour faire en sorte qu'elles ne disparaissent pas. Il est en train d'écrire un livre. Il débarque à New-York pour une mission bien précise, mais une de ses créatures se carapate et il se retrouve alors bien loin de son but originel. Il va être mêlé aux phénomènes étranges qui retournent la grosse pomme. Son esprit doux et pur va être mis à mal par ces événements.
Redmayne nous offre un personnage très attachant. Doux, passionné il est un fervent défenseur des créatures magiques. Le physique juvénile de l'acteur sert un jeu tout en finesse qui permet de créer des liens avec ce nouveau héros du monde de Harry Potter.


Katherine Waterston (48 heures chrono, The Disappearance of Eleanor Rigby, Steve Jobs... ) est Porpentina « Tina » Goldstein. Ancienne Auror, elle a été rétrogradée après une erreur lors d'une enquête. Elle fait tout pour regagner ses galons. Elle va arrêter Newton qui a apporté illégalement des créatures magiques sur le sol américain. Elle va être obligée d'ouvrir son esprit à de nouveaux horizons.
Waterston est un peu figée dans son interprétation. Ça ne dessert pas vraiment le personnage, mais ça lui donne une interprétation assez étrange.


Dan Fogler (Kung Fu Panda, Man Up, Secrets and Lies...) est Jacob Kowalski. Travailleur dans une usine de conserves, il rêve d'ouvrir sa propre boulangerie. Il va rencontrer Newton à la banque et son destin va s'en retrouver bouleverser.
Fogler nous offre un personnage qui représente le spectateur. Dans la saga Harry Potter, nous avions les livres pour nous guider dans ce monde. Ici, même si l'univers est toujours le même, il y a de nouvelles créatures, de nouveaux magiciens et de nouvelles règles. Et la candeur, la gentillesse, l'innocence et la "normalité" de Jacob en font un parfait reflet du spectateur. Fogler donne une interprétation toute en finesse et en douceur, mais aussi avec plein d'humour et d'innocence qui allègent les scènes un peu lourdes.


Alison Sudol ( Transparent, Dig, Between Us...) est Queenie Goldstein, la soeur de Tina. Avec des pouvoirs bien particuliers, elle est d'une grande douceur et d'une grande gentillesse. Plus ouverte que sa soeur, elle va l'aider à s'ouvrir à de nouvelles aventures et lui permettre de vivre autrement.
Sudol est la jolie fille de l'histoire et elle sait s'en servir. Mais elle n'est pas que ça et en toute subtilité elle donne un personnage fin, intelligent et sensible.


Colin Farrell (Minority Report, Alexandre, The Lobster...) est Percival Graves. Directeur du département de la justice magique, il est haut placé et cherche à savoir ce qui se passe vraiment à New-York. Il ne lésinera pas sur les méthodes pour trouver ce qu'il cherche. Extrémiste, il cache un coté sombre et réserve quelques surprises...
Farrell est magique dans ce rôle. Tout en finesse et en intelligence, il sait jouer sur chaque tableau pour mieux en tirer la profondeur de son personnage.


Ezra Miller (We Need to Talk About Kevin, Le Monde de Charlie, Madame Bovary...) est Croyance Bellebosse (Credence Barebone en V.O.) Enfant d'une Non-Mage activiste, il est maltraité par cette dernière qui n'hésite pas à le battre et le rabaisser pour se défouler de son manque de preuve quant à l’existence des sorciers. Croyance se confie beaucoup à Graves qui jouera de ses sentiments de solitude pour mieux le manipuler.
Miller est particulièrement brillant dans la sensibilité de son personnage. Il nous offre un personnage torturé et malheureux qui ne cherche qu'à rejoindre ce en quoi il croit.


Ron Perlman (Hell Boy, Sons of Anarchy, Pacific Rim...) fait une apparition déguisé et Johnny Depp (Pirates des Caraïbes, Transcendance, Edward aux mains d'argent...) aussi !



Au total, on a un retour en grande pompe du monde de nos sorciers préférés ! David Yates nous ramène quelques années avant la grande bataille de Poudlard et nous permet de nous replonger avec plaisir dans cet univers. On y découvre de tous nouveaux personnages et des créatures fantastiques qui nous emmènent vers de nouvelles aventures !
La nouvelles saga comprendra 5 films !

A vos tickets !



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mardi 13 décembre 2016

Snowden

Snowden : Quand l'espionnage dépasse les limites de nos libertés... bien ou mal ? Les lanceurs d'alerte nous montrent la voie.




Edward Snowden est patriote dans l'âme. Il veut défendre son pays à tout prix. Réformé de l'armée car son physique ne suit pas, on lui propose d'autres solutions pour servir son pays. Il rentre alors à la CIA, puis à la NSA. Lors de missions, il se rend compte de l'ampleur de la surveillance que pratiquent les différentes agences du gouvernement américain. Elles outrepassent la constitution et le droit à la vie privée en utilisant la cyber-surveillance à l'échelle mondiale.
Après moult hésitations, démissions et retour au travail, il va se faire lanceur d'alerte et révéler au monde les dangers que représentent ce genre de pratiques. Il espère que le public aidera à faire changer les choses...


La surveillances des données, le droit à la vie privée et les limites que chacun doit respecter ne font pas bon ménage.

L'histoire de Edward Snowden est connue du grand public depuis 2013. C'est cette années-là qu'il a lancé son alerte via de grands journaux américains.


Son histoire est à la fois fascinante, intrigante et flippante.
Cet homme heureux de servir son pays, de le protéger, voit ses ambitions et ses rêves cassés par la réalité des choses.

La fin justifie les moyens serait une bonne expression pour résumer les arguments des agences de surveillance. En effet, l'information est source de pouvoir pour devancer les ennemis de l'état. Mais de là à hacker les informations de gens lambda sans leur permission est une violation de la vie privée.
Une fois cette limite franchie, que leur reste-t-il comme bride pour les empêcher de faire encore pire ?


C'est sur cette idée que se lance Oliver Stone (Platoon, Wall Street, JFK...)  pour rendre hommage au courage de ce lanceur d'alerte.
Courage parce qu'il en a fallu pour balancer aux orties tous ce en quoi croyait et tenait Edward Snowden. Parce qu'il n'a pas fait ça pour l'argent ou pour la gloire.
Il a fait ça pour rendre son droit et son pouvoir à chaque personne concernée par les abus des agences de renseignement.


C'est une histoire prenante et terrifiante parce qu'elle est réelle et personnelle. En effet, avec son film, Stone nous montre que la CIA et la NSA ne se sont pas privées pour espionner tout le monde et pour se servir des informations privées pour faire chanter les gens et obtenir d'autres informations.
Vous me direz, on n'y connaît rien et on ne peut pas juger des moyens et techniques des agences pour faire leur travail. Mais si de très grands journalistes et des agents spéciaux les ont critiqués, c'est que quelque part, c'était mal.
Et c'est ce qui fait peur. Jusqu'où sont prêts à aller ces hommes et ces femmes pour défendre leurs convictions et leur pays? Quelles limites sont-ils prêts à franchir pour faire en sorte d'être les premiers ou les vainqueurs?


Au niveau du scénario le film peut se découper en 2 parties.
Une première nous montre quel type d'homme et de personne est Edward Snowden. Son parcours et ce en quoi il croit, son entourage et ce qui l'a mené à faire son travail.
Un peu lente et beaucoup survolée par moment, son alternance avec la façon dont il a monté son alerte avec les journalistes peut en faire quelque chose d'un peu brouillon.
Mais la seconde partie qui montre la façon dont il a réagi et comment il est parti mettent en avant le message fort du film.
Parce que même si cela peut paraître un peu décousu par moments, l'importance de l'histoire reste son alerte !


La réalisation d'Oliver Stone est forte et porte le message de Snowden pour mettre en avant l'homme, son parcours et ce en quoi il croit.
Pas forcément égale sur tout le film, la direction reste tout de même de très grande qualité.
Pour moi, une des scènes les plus fortes reste la dernière avec l'apparition du vrai Edward Snowden depuis la Russie où il est en exil.


Quant à la musique du film, Craig Armstrong (Love Actually, Moulin Rouge !, Avant toi...) nous offre de vrais moments de douceur et de force pour nos oreilles.
Et la chanson de Peter Gabriel est fantastique !


Côté casting ;

Joseph Gordon-Levitt (Inception, Looper, The Walk : Rêver plus haut...) est Edward Snowden. Lanceur d'alerte, il a voulu rendre aux gens le droit à une vie privée et a dénoncé de ce fait les agissements du gouvernement américain. Il a renoncé à sa propre vie.
Gordon-Levitt se fond dans le personnage. Il est extra en patriote concerné. Humain, sensible mais avec de fortes convictions, il rend parfaitement hommage à Snowden.


Shailene Woodley (The Descendants, Divergente, Nos Étoiles Contraires...) est Lindsay Mills. Petite amie de Snowden, elle le rencontre par un site de rencontre entre geeks. Libre, militante, artiste et rêveuse, elle va avoir par moments du mal à se faire à la vie d'agent d'Edward. Mais elle restera auprès de lui malgré les embûches.
Woodley est très bien dans ce rôle. Le hic vient de l'utilisation de Lindsay dans l'histoire. En effet, peu creusée et à chaque scène différente, elle fait superficielle, pas assez approfondie. Et c'est dommage parce qu'elle a de l'importance dans la vie de Snowden.


Melissa Leo (Oblivion; Le Majordome, Prisoners...) est Laura Poitras. Documentaliste, elle va aider Snowden à parler de son histoire et à témoigner de son alerte.
Leo amène un personnage avec des qualités d'empathie et d'écoute qui mettront Snowden en confiance pour transmettre son message.
Son personnage a réalisé un documentaire : Citizenfour sur l'histoire d'Edward. Elle a reçu un oscar du meilleur documentaire en 2015 pour ça !


Zachary Quinto (Star Trek, Agent 47, Heroes...) est Glenn Greenwald. Journaliste d'investigation du Guardian, il sera convié par Snowden avec Poitras pour délivrer son message et les preuves de ce qu'il avance.
Quinto nous offre un personnage passionné par la vérité et qui veut absolument mettre la liberté de chacun en avant.


Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Good Morning England...) est Corbin O'Brian. Recruteur, instructeur et agent de la CIA, il sera le mentor de Snowden jusqu'à ce que celui-ci remette en cause les principes d'utilisation des programmes de surveillance. Agent ayant pour unique but son devoir envers son pays, il a dépassé les bornes des limites il y a longtemps.
Personnage à la fois paternaliste et ennemi juré, Ifans nous donne une interprétation à double tranchant d'un agent qui en a beaucoup vu et beaucoup fait.


Apparaissent également Nicolas Cageen Hank Forrester (autre mentor de Snowden), Tom Wilkinson (autre journaliste), Scott Eastwood (en superviseur hawaïen), Timothy Olyphant (en agent sans scrupules) et Joely Richardson (rédactrice en chef du Guardian).




Au total c'est un film complexe par son message et ce qu'il veut transmettre. Ces lanceurs d'alerte n'ont rien à gagner et tout à perdre dans la mission qu'ils se donnent et ça ne peut que demander du respect. Oliver Stone a su mettre en avant la force de conviction et le message qu'à voulu transmettre Snowden.
Même si l'on n'est pas fan, le voir une fois permet de remettre en perspectives certaines choses et d'ouvrir de nouvelles fenêtres de discussion !

A vos tickets !

Bande annonce ;



Bande annonce de Citizenfour




PS : j'ai regardé Citizenfour à la suite de cet article. Je vous mets une citation d'Edward Snowden.

Citation d'Edward Snowden dans Citizenfour :
"Pour moi cela se résume à la puissance d'Etat utilisée contre l'aptitude des gens à s'opposer ouvertement à ce pouvoir. Et chaque jour je suis assis là, payé à concevoir des méthodes pour amplifier ce pouvoir d'Etat. Et je réalise que si les alternances politiques... Ça reste l'unique moyen de restreindre ces états.... venaient à changer, vous ne pourriez plus vraiment vous y opposer. Je veux dire il vous faudrait être le plus incroyablement pointu des collecteurs d'informations de tous les temps. Je ne pense pas qu'il y ait personne, aussi douée qu'elle soit qui puisse s'opposer à tous ces services, à toutes ces personnes brillantes et  même aux médiocres, étant donné tous les outils et moyens qui sont les leurs. Et dès que j'ai vu les promesses de l'administration Obama être trahies, que les faits montraient que l'on s'en éloignait... commencer à mettre en place ce qui avait été promis puis le réduire jusqu'à le reformuler complètement. Et ça s'est empiré avec les frappes de drones, dont j'ai également eu connaissance à la NSA. Nous pouvions regarder des vidéos provenant des drones sur nos ordinateurs. Dès que j'ai vu ça, ça m'a réellement poussé à agir."
"Je me rappelle de ce qu'était l'Internet avant d'être surveillé. Il n'y a jamais eu dans l'Histoire de l'Humanité quelque chose de comparable. Des enfants d'une partie du monde pouvaient avoir une discussion d'égal à égal où en quelque sorte on accordait un respect équivalent à leurs idées et leurs paroles, avec des experts venant d'une autre partie du monde, à n'importe quel sujet, n'importe où, n'importe quand, tout le temps. C'était libre et sans retenue.Nous avons vu le ralentissement, le déclin et la mutation de ce modèle vers quelque chose où les gens modèrent leurs opinions. Ils plaisantent même sur le fait de finir sur LA liste s'ils font des dons pour une cause politique ou si ils disent quelque chose dans une discussion. C'est devenu comme prévisible, on s'attend à être surveillé. (...)
Je préfère plutôt risquer la prison ou toutes autres conséquences néfastes, plutôt que de risquer toute limitation de ma liberté de penser et celle de ceux qui m'entourent, qui m'importent au même titre que ma personne. Et encore une fois, je ne vis pas cela comme un sacrifice personnel. Parce que ça me permet de me sentir bien humainement parlant, de savoir que je peux contribuer au bonheur d'autrui."


Je vous met également une interview par Amnesty France :