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lundi 12 octobre 2026

Digger

 Digger = Une satyre imparable et particulière d'un monde au bord de son extinction. 




Digger Rockwell est un magnat du pétrole. Alors que son exploitation au Groenland arrive à la limite de son temps, il fait accélérer le débit pour augmenter son rendement. Sauf qu'un incident arrive et un bout de banquise se détache et menace une partie de l'Europe. Avec le gouvernement américain, il va essayer de réparer son erreur et éviter trop de casse. Mais tout ne se passe pas comme prévu et tout n'est pas ce qu'il paraît être. Les grands discours sauveront ils le monde ? 


Digger est une sorte d'Ovni. 

Ce film est plus que ce qu'il n'y paraît et ça va être difficile de dire ce que l'on en pense sans spoiler.

Mais on va essayer. 


Digger est une critique de la société actuelle mais pas que. Iñarritu enfonce des portes ouvertes avec une critique des grands riches, de leur pouvoir et de leur insatiable soif du toujours plus. Mais au delà de cet aspect superficiel et grandiloquant, on retrouve aussi une satyre du pouvoir en lui même, des gouvernements, des assemblées, de l'information et de la désinformation. On a une critique et une mise en avant de l'histoire et du devoir de mémoire. De raconter ce qui s'est passé, de le critiquer, de s'en moquer tout en n'oubliant pas que c'est avec humour que l'on dépasse le traumatisme et qu'on arrive à avancer. Oui, dit comme ça, c'est un peu cryptique, mais sans dévoiler le twist de l'histoire, c'est un peu compliqué à expliquer. 

Il parle aussi de la liberté d'expression sous une forme qui peut faire grincer des dents. La satyre par l'humour est une critique qui ne passe pas toujours auprès de ceux qui s'investissent unilatéralement dans un sujet. Ce n'est pas parce qu'un sujet est sérieux ou douloureux que l'on ne peut pas en parler avec humour ou dérision ou auto-dérision. Surtout si ça permet d'en parler ou d'évacuer une charge émotionnelle trop lourde. 


Un autre sujet abordé est l'écologie et le rapport à l'environnement qu'a la société. L'iceberg est une entité qui 

Le film joue sur tous ces items et ce avec une facilité un peu déconcertante dans un premier temps et le fait d'avoir une histoire dans l'histoire nous sort parfois un peu du film.

Mais le casting, la réalisation, la photographie et la musique permettent de nous replonger dedans avec plaisir. 

Tom Cruise a ici un grand rôle qui rappel un peu ce qu'il a fait dans Magnolia. 


Il est extraordinaire et pas seulement parce qu'il est grimé pour le rôle. 

Riz Ahmed est excellent en Nirav Ganesh, spécialiste en écologie qui a tenté de prévenir Digger de la catastrophe en cours.


John Goodman est le génial président Compson qui joue entre Trump et Biden tout en y mettant un peu de Bush. Un fou à la tête de la maison blanche.


Sandra Hüller est Emma Rockwell, la soeur de Digger qui est son complet opposé. et permet de rééquilibrer les choses. 


Jesse Plemons est l'énigmatique et insaisissable Kenny Rockwell. Super bizarre au premier abord et dont le rôle permettra de mettre en avant certains thèmes.

Emma D'Arcy est Lina, l'assistante de Digger. Efficace, témoin de sa grandeur et de sa folie. Elle est un outil aux ordres du puissant. 

Alejandro González Iñárritu offre un film à la réalisation impeccable et au rythme discutable mais aux sujets importants. 

La photographie d'Emmanuel Lubezki est magnifique ! Son travail des lumières met en avant les personnages et l'histoire dans toutes ses formes. 

Au total, Digger est un film qui ne marchera peut etre pas au cinéma car déroutant et n'étant pas un blockbuster, mais il offre aux différents acteurs un écrin pour faire exploser leur talents et au spéctateurs il offre un cadre pour aborder différents sujets intenses et d'actualité ! 

A voir sur grand écran si vous en avez la possiblité !!! 



Bon film ! 


Bande annonce 




mardi 12 septembre 2017

Atomic Blonde

Atomic Blonde : Les blondes ne comptent pas pour des prunes !!




Lorraine Broughton est agent secret au MI6. En 1989, elle rentre de Berlin pour faire un débriefing de sa dernière mission.
Elle fut envoyée en Allemagne suite à l'assassinat d'un des meilleurs agents anglais et à la fuite d'une micro puce sur laquelle est écrit l'ensemble des espions de chaque agence. Cette liste est recherchée par tous les espions présent à Berlin. Alors qu'elle remonte le fil du temps et qu'elle raconte son histoire, se nouent alliances, mésalliances et se révèlent les trahisons.
Il n'est pas tous les jours facile d'être la meilleure dans son domaine!

Sweet dreams are made of this...


Sur un rythme branché des eightys, on se fond dans le décor que nous plante David Leitch (John Wick) avec une Allemagne divisée et en plein chaos à la veille de sa réunification.

Les espions jouent à un jeu d’échec et tromper le trompeur est la règle à la mode. Seulement pas facile de savoir à qui se fier dans un nid de vipères plus assoiffées les unes que les autres.


Sans prétention aucune que d'être un film d'action et d'espionnage, Atomic Blonde tient ses promesses dans ces 2 fonctions.

L'action est omniprésente et donne un rythme et une dynamique de folie, soutenus par des combats d'une grande qualité et d'une réalité presque choquante! (En ayant pratiqué à haute dose les arts martiaux, je félicite les cascadeurs et Charlize !)


Le film n'invente rien en terme de film d'espionnage, mais le scénario est sympa, plutôt prévisible à souhait, mais ça passe très bien !
Pendant 2h, on suit l'historique de cette mission dans ses moindres détails et avec des changements de point de vue qui permettent de mettre à jour de nouveaux indices.


La réalisation est très bonne et donne un rythme soutenu par la musique des années 80.
C'est avec plaisir que l'on suit les aventures de cette blonde qui sait se débrouiller et faire face à toutes les situations.


La musique du film est signée Tyler Bates (300, Watchmen, Sucker Punch...). Punchy, elle sait mettre en avant les scènes d'action et de combat tout comme les scènes d'intrigue et d'interrogatoire.
De plus on retrouve sur la soundtrack des artistes tels que David Bowie, George Michael, Stigmata et The Clash qui entre autres nourrissent en plus l'énergie déjà présente à l'écran.


Côté casting :

Charlize Theron (Monster, Prometheus, Mad Max: Fury Road...) est Lorraine Broughton. Meilleure agent du MI6, elle est spécialiste dans le combat au corps à corps et dans l'évasion. Elle est envoyée en Allemagne pour enquêter sur le meurtre d'un collègue et pour récupérer la liste. Mais dès son arrivée, elle va comprendre que le jeu est truqué et plus que dangereux.
Theron nous avait déjà impressionné dans Mad Max, elle réitère ici le coup en mettant tout son talent d'actrice dans son jeu de dupe et en y mettant vraiment du sien dans les combats et les cascades. Elle force le respect par son implication et le rendu est parfait à l'écran.


James McAvoy (Reviens-moi, X-Men : First Class, Split...) est David Percival, agent de liaison en Allemagne. Il doit aider Lorraine dans sa mission sauf que les limites de son intégrité sont plus que floues. Entre devoir, survie et profit, on ne sait jamais bien de quel côté sont ses intérêts....
McAvoy n'est jamais aussi bon que dans les rôle qui débordent des limites pré-établies. Charismatique et puissant, il met folie, intelligence et force dans un personnage qui ne surprend pas mais compte vraiment.


John Goodman (The Big Lebowski, O'Brother, Argo...) est Emmet Kurzfeld. Représentant de la CIA, il est en liaison avec Lorraine pour permettre une réussite optimale des agences impliquées. Taciturne et paternaliste, il est de bon conseil de suivre le vieil ours.
Goodman reste dans le genre de rôle qui lui colle bien à la peau et donne un côté posé dans la folie courante tout autour. Et le tout avec un humour qui allège les scènes. Un assaisonnement parfait.


Sofia Boutella (Kingsman : Services secrets, Star Trek : Sans limites, La Momie...) est Delphine Lasalle. Espionne française, elle est comme tous les autres agents inquiète par la liste et par l'arrivée de plus en plus de monde concerné par cette bombe à retardement. Elle se retrouvera entraînée dans le sillage de Lorraine et ne verra plus la vie d'espion comme une aventure très fun.
Boutella fait son petit bonhomme de chemin dans le monde de Hollywood et propose des rôles encore un peu léger pour des positions parfois qui mériteraient un peu plus d'expérience. Encore trop en surface, elle apprend au fur et à mesure et son rôle s'en retrouve amélioré au long du film.



Au total, Atomic Blonde est un très bon film d'action, qui n'innove pas, mais qui permet de passer un très bon moment de détente et de faire voir à ces messieurs qui est vraiment le sexe fort !
Charlize est époustouflante dans toute cette action et la bande son est délicieusement rétro !
Un très bon combo !


A vos tickets !


Bande annonce :








mardi 28 mars 2017

Kong : Skull Island

Kong : Skull Island : Le retour du Roi des Monstres.




Bill Randa est un chercheur spécial. Depuis des années, il veut monter un projet, mais à chaque fois tout tombe à l'eau. Pour sa dernière chance, il est intégré à une équipe de géologues qui doit cartographier une île qui vient d'être découverte.
Pour aller sur cette île, Randa exige d'avoir une équipe de militaires et un ancien capitaine de l'armée anglaise devenu spécialiste des secours en jungle.
Alors qu'ils sont démobilisés suite à la fin de la guerre du Viêt Nam, l'escouade du lieutenant-colonel Preston Packard sert de garde du corps à l'équipée sauvage.
Mais lorsque l'opération commence et que des bombes sismiques sont lancées cartographier le terrain, un monstre attaque les hélicoptères.
Car ils viennent d'entrer sur le territoire de Kong, le gorille géant roi de l'île du crâne !
Les survivants vont alors devoir faire preuve de prudence et de courage pour arriver à échapper aux multiples dangers qui rôdent !


Bienvenu sur Skull Island ! Une surprise à chaque pas !


Voici revenir l'ère des films de monstres !
Ce n'est pas la première adaptation de King Kong. Et le roi singe a déjà fait le bonheur de la grande toile. Que ce soit dans les années 30, 70, 90 ou 2000, son mythe a été repris plus d'une fois.
Le grand singe, étrange créature de la nature, plus ancien que nous et aussi quelque part plus sage, se montre protecteur de son environnement.


Et c'est ce qu'il représente depuis des années!
Il est la nature qui combat l'homme.


Depuis longtemps, ce dernier se croit en haut de la chaîne alimentaire et n'hésite pas à piller et à dévaster ce qui l'entoure pour le faire sien.


La nature retrouve toujours ses droits de façon plus ou moins violente. Les catastrophes naturelles, les maladies et les grosses bébêtes nous ont montré les conséquences de nos actes!


Dans ce nouvel opus sur le roi des très grands singes, le combat ne change pas. L'histoire n'amène pas de nouveauté. L'homme est toujours aussi stupide dans ses choix et ses actes et la nature répond en conséquence.
Il n'y a rien d'original dans le scénario ou ses métaphores. L'homme est toujours égoïste et assoiffé de pouvoir face à une nature sauvage et écrasante.


Mais en dehors de ça, le film reste un très bon divertissement !
Il y a beaucoup d'humour et de finesse dans les personnages qui sont parfois plats et caricaturaux.
Et l'histoire s'est déplacée dans un temps plus récent et offre de nouvelles possibilités.


Les effets spéciaux sont particulièrement réussis ! On a un Kong plus vrai que nature et ses amis sur l'île du crâne sont très bien soignés !



Jordan Vogt-Roberts (dont c'est le premier grand film) nous offre une réalisation soignée, dynamique et facile à suivre.
Rien de grandiloquent, mais tout de même une image très sympa à regarder.

La musique est signée Henry Jackman (Kick-Ass, Captain America : Le Soldat de l'hiver, Jack Reacher: Never Go Back...). Elle colle bien aux images et souligne l'action avec aisance.


Côté casting :

Tom Hiddleston (Cheval de Guerre, Avengers, Crimson Peak...) est le capitaine James Conrad. Ancien militaire spécialisé dans la rescousse en jungle, il sera embarqué dans une aventure qui le dépassera et lui fera retrouver foi en une certaine morale.
Hiddleston en héros musclé et au cœur aimant est un changement de poids dans sa filmographie éclectique.
Il nous donne un personnage prudent, conscient du monde qui l'entoure et qui veut faire au mieux pour sauver tous ces gens qui se sont mis en danger inconsciemment !


Brie Larson (States of Grace, Don Jon, Room...) est Mason Weaver. Photographe free lance, elle est spécialisée dans les photos de guerre. Elle embarque dans la mission pour l’Île du Crâne afin de mettre en avant ce que souhaite cacher l'armée.
Larson est loin d'être la demoiselle en détresse que l'on connaît dans les autres films. Elle est une femme forte et intelligente qui sait ce qu'elle veut et qui sera le cœur d'une humanité démontrée sans âme !


Samuel L. Jackson (Une journée en enfer, Avengers, Django Unchained...) est le lieutenant-colonel Preston Packard. Alors qu'il a fini sa mission dans la guerre du Viêt Nam, il prend une dernière affectation. Mais la mission va le transformer et en faire une vraie machine de guerre.
Jackson interprète un personnage qui perd toute vision d'une humanité soumise à une nature dont elle est un échelon et non le maître. Il aura fort à faire avec un roi de l'île qui tient à sa tranquillité et qui protège aussi son propre monde.


John Goodman (Blues Brothers 2000, The Big Lebowski, O'Brother...) est William « Bill » Randa. A l'origine de la mission pour l'île du Crâne, il est sûr de ce qu'il va trouver là bas. Et il ne sera pas déçu, mais au delà des preuves qu'il espérait, il va devoir se sauver pour survivre avec ses collègues et amis.
Goodman représente ici un homme que personne n'a jamais cru mais qui est persuadé de ce qu'il a vu. Il montrera avec force et persuasion qu'il a raison et devra assumer les conséquences de ses décisions.


John C. Reilly (La Ligne rouge, Gangs of New York, Aviator...) est Hank Marlow. Echoué sur l'île du Crâne depuis plus de 30 ans, il sera heureux de trouver de nouveaux amis qui lui promettent une issue de secours. Conscient de tous les dangers qui rodent, il sera leur guide afin de trouver le chemin le plus sûr !
Reilly est un peu fou, mais après 30 ans loin de la civilisation on le comprend. C'est la version adaptée de l'homme dans la nature. Par obligation, il s'est fait à cette nouvelle vie, mais il fera tout pour partir et retrouver les siens.



Au total, on a un film de divertissement très efficace qui modernise son image. Il n'apporte pas de vrai changement à son message qui reste le même depuis le premier film.


Kong reste un grand roi et son retour est très bien orchestré. Vive le roi !


PS : il y a une scène post générique qui promet du très très lourd pour une suite ! (Godzinounet !)


Bande annonce ;