mardi 6 juin 2017

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar : Hissez Haut Matelots !




Henry Turner veut une seule chose, sauver son père, Will, de la malédiction qui l’enchaîne au Hollandais Volant. Alors qu'il pense avoir découvert une solution, il lui faut retrouver Jack Sparrow pour arriver au bout d'une nouvelle quête au trésor. En route, un vieil ennemi de Jack va le pourchasser, une jeune fille veut aussi retrouver ce même trésor et certaines connaissances vont venir perturber ce voyage périlleux.

En avant mes jolis, Yo-Ho !


Ils sont de retour pour retrouver un peu de splendeur passée !

Nous voici revenus parmi les pirates favoris de cette dernière décennie.


Disney et Jerry Bruckheimer ont su faire revivre ces héros des temps anciens dans une série de films plus ou moins réussis !
En effet, le tout premier épisode de cette pentalogie (actuellement 5 films, peut être 7 !) fut une sacrée réinvention !
La Malédiction du Black Pearl nous permettait de découvrir Jack Sparrow et ses amis.
Cet être hautement improbable, alcoolique, roublard mais terriblement intelligent nous entraîne dans son sillage et nous fait partir à l'aventure.
Le Secret du coffre maudit et Jusqu'au bout du monde seront des suites passables mais qui permettront d'élargir l'univers de Jack.
En revanche, La Fontaine de Jouvence est un épisode parfaitement oubliable et qui n'a pas d’incidence sur ce tout nouveau chapitre !


Ici, on reprend nos héros, mais 20 ans plus tard. Henry Turner, le fils de Will et Elisabeth  a bien grandi et son but est de libérer son père de sa malédiction.
Il étudie les légendes et trouve une solution. Mais pour arriver à mettre la main sur ce nouveau trésor, il lui faudra de l'aide. Mais les fantômes du passé ne sont jamais bien loin et Salazar, un ancien chasseur de pirates, décédé et maudit lui demandera de transmettre un message à Jack Sparrow.
Entre la malchance du pirate, la fougue de sa nouvelle compagne de route et les ennemis qui s'accumulent, le périple ne sera pas de tout repos !


On revient aux origines de ce qui a fait le succès de la saga. Après un passage à vide avec La Fontaine de Jouvence, Jack revient, certes fatigué, mais il a toujours un certain panache et sa gouaille légendaire.
Son personnage peut agacer, mais il n'en reste pas moins divertissant et culte. Il a fini par devenir une certaine référence.
Et le voir évoluer reste toujours aussi drôle !


Les petits nouveaux sont également très sympa.
Aussi têtu (et beau) que ses parents, Henry a fait une promesse qu'il a bien l'intention de tenir. Il a cherché pendant des années un moyen de sauver son père. Et alors qu'il lui avait dit de ne pas le faire, sa rencontre avec Salazar va l'amener à retrouver Jack. Jeune, il n'en est pas moins intelligent et sensible. Des qualités qui vont lui permettre d'avancer dans ses recherches.
Carina est une jeune fille qui s'est donnée pour mission de trouver un trésor que son père cherchait. Il lui a légué un journal qui contient une carte. C'est le même que cherche Henry. Parce qu'elle est astronome et scientifique, elle sera accusée de sorcellerie. Elle arrivera à se sauver grâce à Henry.
Femme forte, elle sera aussi têtue que les autres mâles du film.
Tous les 2 amènent un vent frais sur une histoire qui aurait pu être répétitive aux vues des précédents opus.
Chacun veut absolument avoir raison et l'affrontement entre chaque partie est très drôle.


Quant aux anciens, Barbossa et ses pirates sont de retour et vont devoir lutter contre des morts revanchards.
Will sera présent mais pas autant qu'on aurait pu le souhaiter.
Et l'équipage de Jack sera aussi de la partie avec Mr Gibbs, le nain et une bonne partie des autres !


Le scénario, assez prévisible n'en reste pas moins très divertissant. Il y a quelques longueurs dans certaines scènes, mais les combats et les courses en mer permettent un dynamisme et un rythme soutenu.
Il y a beaucoup d'humour qui ravira les petits comme les grands.
Comme dans les précédents films, les notions de famille, de loyauté, d'amitié seront mises en avant. Disney Power !


Les effets spéciaux sont très bons ! Les costumes, les décors et les bateaux sont grandioses !



La réalisation de Joachim Rønning et Espen Sandberg (Bandidas, Max Manus, opération sabotage, Kon-Tiki) est plutôt bonne. Pas d'apothéose, mais un film agréable à regarder avec des plans très sympas, qui savent donner le ton et rattraper les premières heures de la saga.


La musique est signée Geoff Zanelli (Hitman, Outlander : Le Dernier Viking, Charlie Mortdecai...). On retrouve des morceaux dynamiques avec le thème de Hans Zimmer en récurrence.


Côté casting :

Johnny Depp (Sleepy Hollow, Edward aux mains d'argent, Neverland...) est le capitaine Jack Sparrow. Célèbre pirate, mort par moment, toujours en activité à d'autres, il est au bout du rouleau et pourchassé par Salazar. Il verra en la quête d'Henry un moyen de sauver sa peau !
Depp prend de l'âge, mais ce personnage lui va toujours comme un gant. Dépassé par moments, il arrive toujours à retomber sur ses pattes ! Mais il ne faudrait pas trop tirer sur les cordons de la bourse !


Javier Bardem (Vicky Cristina Barcelona,  Mar adentro, Skyfall...) est le capitaine Armando Salazar. Chasseur de pirates dans l'armée espagnole, sa confrontation avec Sparrow lui vaudra de couler et d'être maintenu dans une certaine mort, prisonnier avec ses hommes sur un bateau fantôme et destructeur. Il n'aura de repos qu'à la mort de Jack Sparrow.
Barden nous offre un personnage dangereux, presque invincible mais avec un certain code d'honneur. Avec force et charisme il  mettra son personnage en avant dans toutes ses contradictions. (folie, gentillesse, honneur et meurtres....)


Brenton Thwaites (Maléfique, The Giver, Gods of Egypt...) est Henry Turner. Depuis qu'il est tout petit, il rêve de libérer son père des chaînes du Hollandais Volant. Alors qu'il a trouvé une solution, Salazar le laisse en vie pour qu'il retrouve Jack. Henry y voit une opportunité d'utiliser le plus célèbre des pirates pour trouver son trésor.
Thwaites est jeune mais prend la relève d'Orlando juste comme il faut. Il suit les pas de son père de fiction et offre la naïveté mais aussi la fougue et l’opiniâtreté pour sauver sa famille. Un acteur assez fin qui n'en fait pas trop et qui promet. A suivre.


Kaya Scodelario (Les Hauts de Hurlevent, Now is Good, Le Labyrinthe...) est Carina Smyth. Orpheline, elle suit les traces de son père qui lui a laissé juste son nom et un journal menant à un trésor. Intelligente, fonceuse et têtue, elle aura du mal à faire face au surnaturel.
Scodelario remonte un peu le niveau de féminisme du film, mais en prend un poil pour son grade avec le machisme ambiant. En dehors des machos, elle donne un personnage frais mais buté qui peut être un poil agaçant de par son entêtement !


Geoffrey Rush (Shakespeare in Love, Munich, Le Discours d'un roi) est le capitaine Hector Barbossa. Il a continué son bonhomme de chemin sur les mers. Sa rencontre avec Salazar va changer la course de son voyage.
Rush a un personnage qui vieillit, mais qui reste fidèle à ses principes de pirate. Toujours aussi roublard, il permet des renversements de situation assez cocasses.


Orlando Bloom (Le Seigneur des anneaux, Troie, Kingdom of Heaven) et Keira Knightley (
Orgueil et Préjugés, Reviens-moi, The Duchess...) reprennent leurs rôles de Will Turner et Elizabeth Swann. Quel plaisir de les revoir dans cette saga.
Ça permet de faire un pont entre les 2 parties de la pentalogie.




Au total, La Vengeance de Salazar remonte le niveau de La Fontaine De Jouvence. Il nous ramènera dans le monde de nos pirates favoris et nous fera découvrir de nouveaux visages.
Frais, dynamique et vivant (même s'il y a beaucoup de morts....), il est un peu long par moments, mais l'humour et la course au trésor font toujours mouche.
En avant hissez haut matelots !

A vos tickets !

PS : Paul MacCartney fait une apparition, son rôle est très drôle !





Bande annonce :




dimanche 4 juin 2017

Good Time

Good Time : road trip furieux pour un amour fraternel fusionnel




Nick Nikas est un jeune homme qui vit avec sa grand-mère et son frère, Connie.
Ce dernier veut faire un braquage avec son frère pour démarrer une nouvelle vie. Mais après le casse, Nick se fait arrêter. Connie essaie de le faire sortir en payant une caution, mais une autre option va alors se présenter à lui. Il va tenter de le faire évader. Va alors commencer une virée d'enfer pour tout mettre en oeuvre pour retrouver Nick.


Descente aux enfers pour trouver un peu d'espoir.


J'ai eu la chance de pouvoir voir ce film lors du Festival International du Film de Cannes. Il était présenté en compétition.

Ce film aborde beaucoup de sujets dont on pourrait débattre pendant des heures.
L'amour que se portent ces deux frères est inconditionnel. Au-delà du handicap, des difficultés financières, de la société et d'une famille bancale, ils sont là l'un pour l'autre.
Connie fait tout ce qu'il peut pour assurer un avenir heureux à son frère. Il le protège et lui promet un rêve qui est à portée de mains.
Mais c'est alors que le braquage qui leur permettait de toucher cet avenir se passe mal. Et Nick est arrêté.
Connie ne le laissera pas tomber. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour le sortir de prison.
La famille n'est souvent pas tout; mais ces deux-là nous prouvent que quand on aime quelqu'un on peut aller extrêmement loin pour lui.


Il y a aussi le système carcéral, le rapport avec les forces de l'ordre, les lacunes du système de contrôle judiciaire qui sont abordés.
Bien que non approfondi, on a quelque part, un aperçu des problèmes de la justice américaine.
Dans le même court laps de temps, on a le milieu hospitalier, la pauvreté, les réseaux de drogues qui sont évoqués.
Le voyage de Connie dans le New-York des bas fonds nous entraîne dans le sillage d'un arc de violence qui s’accroît au fur et à mesure que le frère s'enfonce dans son road-trip.
Mais pour moi, les réalisateurs auraient même pu aller plus loin.
Sans spoiler, il se passe beaucoup de choses dans l'histoire de ce film. Mais bien que le tout soit maîtrisé et chaotiquement parfait, on aurait pu pousser le bouchon encore plus loin.
Bien que suffisant en soit, les personnages auraient pu en subir encore plus sans que ça ne ternisse le film.


Le scénario, à la fois simple et complet nous plonge dans les méandres de la vie de cette fratrie qui explose. Alors que ça aurait pu leur péter à la figure, les scénaristes ont su tenir un rythme constant et exponentiel pour donner une impression de montée en puissance qui nous tient en haleine.
Sans répit, on suit les rebondissements des aventures de Connie.

La réalisation de Joshua et Ben Safdie (Mad Love in New York...) est juste parfaite. Avec une façon de filmer proche des plus grands, ils ont su mettre en avant les moments essentiels, la dureté de la vie, la tendresse et la détresse des frères Nikas.
C'est avec des images claquantes, colorés et hallucinogènes qu'ils font voir l'explosion de la vie de ces personnages.
Le tout est filmé avec intelligence, en plein cœur d'une action et d'une tension ultra-présentes.
Ils arrivent à mettre chacun en valeur.


Sean Price Williams qui est le directeur de la photographie a fait un travail magnifique. Que ce soient les couleurs, les ombres ou les cadrages, on plonge en plein dans les méandres de ce New-York que l'on ne voit pas souvent.

Quant à la musique du film, elle est signée Oneohtrix Point Never/ Daniel Lopatin (The Bling Ring, Partisan...). Un pur moment de transe qui fera penser à d'autres films tout en donnant une originalité à celui-ci. Puissante et marquante, elle accompagne l'action et la longue route que prendra Connie.


Côté Casting :

Robert Pattinson (Cosmopolis, The Rover, Life...) est Connie Nikas. Petit criminel, il n'en n'est pas moins un frère attentionné et aimant. Il veut offrir à Nick un avenir où il sera protégé. Mais son idée de base va virer au fiasco et le chemin pour remonter la pente va s'avérer long et ardu.
Pattinson n'est jamais aussi bon que dans les rôles extrêmes où il doit sortir ses tripes pour donner plus à son personnage. Encore une fois, il fait preuve d'un réel talent qui prend vie dans les yeux de cet homme prêt à tout pour rendre son frère heureux. Féroce, tendre et bouleversant, il a su mêler force, humour et douceur aux 99 minutes du film.


Jennifer Jason Leigh (eXistenZ, The Machinist, Les Huit Salopards...) est Corey. Petite amie de Connie, elle vit toujours chez sa mère et voit en son homme un moyen de s'échapper d'un quotidien ennuyeux. Prise au piège des mirages que lui fait voir Connie, elle ne se rend pas compte dans quoi elle s'embarque.
Leigh n’apparaît pas longtemps à l'écran, mais elle donne un côté un peu fou, décalé et humoristique avec un personnage criard et complètement à côté de la plaque.


Ben Safdie (The Acquaintances of a lonely John, Yeast) est Nick Nikas. Handicapé (il semble qu'il ait une surdité) et limité intellectuellement, Nick ne voit que Connie dans sa vie. Son frère est son repère. Il lui a promis un avenir meilleur et ne voit que par ça. Il ne comprend pas tout et se retrouvera en prison après le braquage. Il attend son frère avec impatience.
Ben Safdie en plus de réaliser, joue dans le film. Il nous offre un personnage tout en finesse et en fragilité. Sa peur l'emporte par moment et ses crises de violence nous montrent toute sa détresse. Safdie est impressionnant dans ce rôle.


Buddy Duress (Mad Love in New York, Person to Person...) est Ray. Personnage drogué qui va se retrouver embarqué dans le plan de Connie, il est complètement amoché par une vie faite de difficultés. Le road trip va être compliqué !
Duress a la tête de l'emploi et nous donne un personnage un peu cliché mais drôle par son décalage. Loin de se rendre compte de ce qui va lui arriver, il se laisse embarquer pour fuir ce qui l'attend.


Au total, ce nouveau film des frères Safdie est une vraie petite merveille de réalisation et d'interprétation. C'est une histoire forte magnifiquement portée et interprétée. Good Time nous entraîne dans son sillage et nous embarque pour une aventure puissante et attendrissante.
Sortie en salle prévue le 11 octobre 2017.

A vos tickets !


Bande annonce




Mise à jour :

Il vient de sortir pour la chanson du film un clip réalisé par les frères Safdie.
C'est une extension du film qui permet de voir jusqu'où serait prêt à aller le personnage de Connie pour son frère.



Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur

Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur : Longue vie au roi !




Dans les temps anciens, le peuple anglais vivait en harmonie avec les mages, ces êtres qui maîtrisent la magie. Mais Mordred, magicien avide de pouvoir, se mit en quête de conquérir tout le pays. C'était sans compter sur Uther Pendragon et son épée magique, Excalibur.
Alors que la menace a été enraillée, la trahison de Vortigern, le frère du roi, scelle le destin du royaume de Camelot.
Arthur, le fils de Uther, a pu s'enfuir. Élevé dans un bordel, il y grandira et deviendra un homme fort, malin et combatif. A la tête d'un groupe de pseudo-bandits, il protège son quartier.
Mais la légende veut que le royaume reviendra au roi-né Il sera reconnu en descellant de la pierre la célèbre épée.
Quand Arthur parvient à retirer Excalibur, le chemin vers son destin s'ouvre devant lui. Mais entre un passé oublié, une voie semée d’embûches et une envie farouche de liberté, l'aventure ne sera pas facile.
Longue vie au roi !


Bienvenue à Camelot, une surprise à chaque sabot !


On connait tous Arthur et les chevaliers de la table ronde. Entre les differents films, séries et dessins-animés, on a été bercé depuis notre enfance ! (coucou Merlin l'Enchanteur)
Alors pourquoi un énième film sur cette histoire? Que peut on apporter de plus à ces personnages ?


Et bien ici, on reprend le tout et on le modernise tout en gardant les valeurs !

Arthur n'est pas le chevalier parfait ici, loin de là.
Petite frappe, petit con, soyons francs, il n'a rien du grand homme que l'on pourrait attendre.
Il n'a pas été élevé par ses parents, il a appris la débrouillardise et la tchatche.
Mais ce sont ces qualités là qui vont le rendre plus intéressant.
Ce roi-né est trop lisse dans sa nature originelle. Et là il en ressort grand, avec un passé qui le définira autrement.
Et ses aventures aussi s'en trouveront modifiées.



Toujours aussi épique, c'est une nouvelle quête pour une revanche et une certaine justice qui s'ouvrira mais pas au début de l'histoire. C'est en cours de route que le chemin prendra forme.
Ses minions ne sont pas aussi chevaleresques que l'on pourrait s'y attendre. Dans la même veine, on retrouve des gens opprimés, plus proches des copains de Robin des Bois plutôt que des chevaliers de la table ronde.
Tout comme le traître d'oncle. Il n'est pas aussi insensible que l'on pourrait le croire.


Le scénario est assez sympathique. Punchy, plutôt prévisible quand on connaît l'histoire, les remaniements offrent tout de même une originalité qui est bienvenue.
C'est avec plaisir que l'on voit s'affronter les différents personnages qui ne sont pas que bien ou mal, mais où les normes sont brouillées. Tout n'est pas blanc ou noir. Des zones d'ombres permettent une empathie différente pour chacun.


La réalisation de Guy Ritchie (Snatch, RocknRolla, Sherlock Holmes...) est toujours aussi esthétique et dynamique. Ça part dans tous les sens tout en étant maîtrisé !
On pourrait reprocher des plans trop près (genre Go-Pro) mais ça permet une meilleure prise dans l'action (à l'inverse d'Assassin's creed !!!)


Un peu brouillon dans les combats, le reste permet de mélanger magie et prises réelles pour donner quelque chose de graphique. Par moment, j'avais l'impression d'avoir quelques touches de Zach Snyder (genre 300 ou Sucker Punch !).

Les effets spéciaux sont inégaux. Certains très bons, d'autres très mauvais, il y a quand même des plans magnifiques et Camelot et Londinium sont très beaux.

La musique de Daniel Pemberton (Cartel, Agents très spéciaux : Code UNCLE, Steve Jobs...) est excellente. Aux accents écossais et irlandais, on retrouve la magie du médiéval qui se mélange avec des notes plus modernes et parfaitement typiques. Un régal pour les oreilles !

Côté Casting :

Charlie Hunnam ( Pacific Rim, Crimson Peak, The Lost City of Z...) est le Roi Arthur. Jeune con arrogant mais conscient du monde qui l'entoure, il est un chef de bande efficace et reconnaissant de ceux (celles) qui ont pris soin de lui. Loyal, fier, il refusera son destin. Ce n'est pas tous les jours que l'on devient roi !
Hunnam a su donner corps à un personnage souvent effacé bien que grand par son histoire. Frais, canaille, il lui offre des sentiments et une condition physique idéale pour en faire un nouveau héros des temps "modernes".


Àstrid Bergès-Frisbey (La Fille du puisatier, Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence,  I Origins...) est La Mage. Peuple massacré par Vortigern, elle est un des rares magiciens survivants. Elle a pour mission de guider Arthur vers un futur qui ré-unifiera le royaume.
Bergès-Frisbey nous offre une femme forte qui ne souhaite que le bien pour les siens. Même si elle n'apprécie pas Arthur dans un premier temps, elle le comprend. L'actrice a su en faire un personnage qui compte. Pas seulement une potiche. Pas vraiment nommée. Je me demande si elle est Guenievre ou Morgane...? Affaire à suivre !


Djimon Hounsou (Gladiator, Amistad, Constantine...) est Bédivère. Homme du peuple, il est à la tête de la résistance. Après avoir reçu une vision des magiciens, il aidera La Mage pour sauver Arthur et le mettre sur le trône.
Hounsou nous offre un personnage puissant. Genre de Petit Jean, il mène ses hommes vers un meilleur futur. L'acteur a un jeu très intéressant entre subtilité et force. Une dualité qui lui permet de peser dans ce second rôle.


Aidan Gillen (The Dark Knight Rises, Le Labyrinthe : La Terre brûlée, Game of Thrones...) est Bill Graisse d'oie. En fuite, il va rejoindre les rangs de Bédivère pour renverser Vortigern. Sacré caractère et archer d'élite, il sera d'une aide précieuse à la petite bande.
Gillen a vraiment la tête de l'emploi. Fourbe, son personnage n'en est pas moins déterminé. Revanchard, il sera un vrai boulet ! L'acteur lui rend parfaitement justice.


Jude Law (eXistenZ, A.I. Intelligence artificielle, Sherlock Holmes...) est Vortigern. Frère d'Uther, il le jalouse et convoite son trône. Il y parviendra au prix de grands sacrifices et de hautes trahisons. Mais son pouvoir sera menacé par ce neveu sorti des bas-fonds.
Law a le charisme nécessaire pour faire de cet imposteur un grand roi. A la fois lumineux et ténébreux, c'est un méchant ambigu que la soif de pouvoir a perverti au plus haut niveau.


Eric Bana (Troie, Munich, Deux sœurs pour un roi...) est Uther Pendragon. Roi légendaire et père du héros, il est juste et grand dans sa façon de gouverner. La trahison de son frère le surprendra au plus haut point. Mais au dernier moment, il sauvera Excalibur et Arthur.
Bana est fort et grand. Il incarne parfaitement le roi trahi qui permet un sursis pour son royaume. Il donne douceur et puissance à ce guerrier.


David Beckham (oui ! le joueur de football) fait une apparition de quelques secondes dans un rôle de soldat gardien et si vous avez l'oeil, vous trouverez aussi Guy Ritchie qui apparaît dans la peau d'un propriétaire de "sortie possible" ! ^^



Au total, on a un pur film de divertissement et d'actions qui permet une renaissance du mythe des chevaliers de la table ronde. Fougueux, impétueux, le héros n'est pas aussi lisse qu'avant et permet une nouvelle approche franche et réelle de ce futur grand roi.


A vos tickets !



Bande annonce










samedi 3 juin 2017

Dirty Dancing 2017

Dirty Dancing 2017 : où comment massacrer un classique en 2h.....




Bon, alors, je vais perdre 10 minutes et vous parler du remake qui est passé le 25 mai sur ABC.
Ils se sont tout de même attaqués à un grand classique du film romantique !!!!!

On reprend pas du tout les mêmes et on massacre l'histoire, la romance, la danse et la musique !

Frances (Fredérique) est une jeune fille de 18 ans qui va rentrer à l'université. Pendant l'été 1963, elle part en vacances avec sa famille. Elle fera la rencontre de Johnny Castle, un prof de danse, qui lui fera voir la vie sous une autre facette. Et elle lui apprendra que notre destin n'est pas toujours écrit d'avance.

Bon, ben voilà...

Je fais pas souvent des critiques négatives, mais alors pour une fois, je vais me lâcher sévère.

Ce fut une lonnnnnnnnngue souffrance que de regarder ce téléfilm.

Alors certes, je suis très très très fan du film original, mais avec une certaine ouverture d'esprit, on ne peut que pleurer devant l'horreur qu'ils ont produite.

Par où commencer... ???


Alors, premièrement, le film fait 80 minutes de plus que le premier.... On pourrait se demander ce qu'ils ont pu vouloir rajouter ... ???
Ah oui.... des numéros de chant.... oui, vous avez bien lu... les personnages chantent !! Et c'est pas génial !
Ils ont repris les titres originaux et les ont juste massacrés. Il y a également de nouvelles chansons qui sont plus que bof.
Ils ont développé les histoires des personnages secondaires. Certaines sont sympa (les parents se retrouvent en pleine crise de couple, la sœur qui change de comportement) et d'autres moins (la femme adultère a une histoire de divorce, le racisme et puritanisme ambiant...) !


Il y a beaucoup de changements dans ce remake.
Scénaristiquement c'est une catastrophe avec les différences apportées.
La seule chose positive que j'en tire c'est la relation entre les 2 sœurs qui est beaucoup plus sympa.
De même que l'exploitation de la relation de couple des parents nous permet de mieux les comprendre. Et c'est tout ! Le reste, on jette !


Parlons 5 minutes des danses.... C'est juste une pure catastrophe. Alors, oui, je sais que Baby est censée apprendre, mais même à la fin du film, elle est raide comme un piquet et elle fait semblant de danser !
Et alors, le Johnny.... C'est une horreur. Il danse MAL !!!
Rendez-nous Patrick et Jennifer ! (heureusement que cette dernière a refusé de jouer dedans !)

Les costumes sont justes affreux ! C'est mal adapté aux morphologies ! Mais qu'à bien pu faire le département costume ???!!!


Pour la réalisation, Wayne Blair (Les Saphirs, Wish You Were Here...) est à la barre. Il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a mais c'est pas grandiose ! Y'a même des plans particulièrement moches (cf la danse dans le bungalow...)

La musique est une pure torture pour les oreilles ! Des remixes pire les uns que les autres, des reprises à faire peur, rien rien ne vaut la bande annonce originale ! (Punaise, le massacre de Hungry Eyes est l'apothéose !)


Côté Casting

Abigail Breslin (Little Miss Sunshine, Bienvenue à Zombieland, Un été à Osage County) est Baby Houseman. Jeune fille sage, timide et intellectuelle, elle rêve de devenir médecin comme son père. Sa rencontre avec Johnny va tout changer. La danse va l'épanouir et la faire grandir.
Breslin est une bonne actrice habituellement, mais ici, elle est coincée par le côté physique du rôle. Quand il faut jouer ça va, mais quand il faut danser.... c'est une autre paire de manche. Et l'alchimie avec son partenaire est au zéro absolu.


Colt Prattes est Johnny Castle. Prof de danse, il survit en donnant des cours et en se faisant entretenir par des femmes plus riches. Sa rencontre avec Baby va lui donner le courage de prendre son avenir en main.
Prattes est censé être un danseur professionnel.... Je me demande où est passé son talent. Ici, il est non seulement nul dans le jeu d'acteur, mais même pour danser, c'est une catastrophe. Le regard vide et le charisme d'une huître, c'est pas demain la veille qu'il fera une carrière dans le cinéma ! (et puis il est super moche quoi !!!)


Debra Messing (L'Escorte, Will et Grace, Smash ...) est Marjorie Houseman. Bruce Greenwood ( I, Robot, Star Trek, Super 8...) est le Dr Jake Houseman. Les parents de Baby sont au bord de l'explosion conjugale. Une mère au foyer modèle et un père absorbé par son travail et absent ont abîmé les années de vie communes. Ce sont les vacances de la dernières chance.
Les 2 acteurs sont bons et à part le chant (et encore ils se débrouillent pas mal) ils donnent un peu de contenance et de solidité à l'histoire.


Nicole Scherzinger (chanteuse des Pussycat Dolls) reprend le rôle de Penny Johnson, la partenaire de Johnny. Cette jeune femme ferait mieux de rester dans la chanson.... J'ai rien de plus à dire !

Sarah Hyland (Vampire Academy, Modern Family...) est Lisa Houseman. Grande soeur de Baby, elle rêve de se marier et de fonder une famille. Mais son séjour dans la pension de famille va lui faire voir que la vie ne se résume pas qu'à ça !
Hyland, qui fait bien plus jeune que sa précédente interprète, donne un ton plus frais à un personnage fadasse. Et en plus elle a une jolie voix !


Au total, ce film ou plutôt téléfilm est une pure catastrophe dont seuls quelques petits passages sont à sauver.
Des acteurs coincés, de mauvais danseurs et des musiques massacrées, le tout ne ressemble plus à rien.

Que l'on nous rende Patrick et Jennifer !!

A choisir, prenez l'original de 1987 ! Toujours !!!



A très bientôt !


PS : je prie pour qu'ils ne s'attaquent pas à Bodyguard ou Pretty Woman !

Bande Annonce