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vendredi 4 octobre 2024

Joker : Folie à Deux

 Joker : Folie à Deux : De la descente aux enfers au chaos d'une suite infernale. 




Je reprends l'écriture après plus d'un an sans article, alors je vais faire dans la rapidité et pardonnez moi les digressions ou extravagances.

Ce nouvel opus, on retrouve Arthur Fleck, en prison dans une unité psychiatrique. Suite aux meurtres qu'il a perpétré, il va être jugé. Lors d'un déplacement dans l'hôpital psychiatrique d'Arckham, il fait la connaissance de Lee, une patiente qui va lui faire voir la vie en rose… ou rouge et vert. Leur relation va faire des étincelles et Arthur, sur le fil d'une condamnation à mort va tanguer entre l'enfer d'une réalité douloureuse et le paradis d'une vie rêvée d'enfer. Mais l'illusion ne fait pas tout et la vie aime nous joué des tours. 


Le premier film était un petit chef d'œuvre du même réalisateur, Todd Philipps. La bascule d'un homme qui a eu une vie de merde et dont la dernière crasse lui a fait péter un boulon. 

Ici, le curseur n'est pas le même. On a beau reprendre le matériel d'origine, le film prend une toute autre direction. 

Et c'est assez troublant. 

En effet, on ressort de la séance sans vraiment savoir si l'on a aimé ou pas le film. 

C'est un peu nébuleux. 

Je vais essayer de ne pas faire de spoiler !

Dans un premier temps, il faut savoir que c'est en parti une comédie musicale. Enfin, un film musical, on est loin de la comédie. 

Ensuite, de la dépression noire du fond d'une société qui martyrise sa base pour mieux faire briller ce qui est à son sommet, on passe à la chute d'une idole qui le fera briller voir exploser. 

Arthur représente la souffrance de toute une classe. Et son procès donne l'occasion à toute cette caste de pouvoir s'exprimer et d'être représentée. Mais cela s'arrête là. En effet, on fait surtout le bilan de la vie d'un homme qui a tout perdu, également le sens du réel après divers traumatismes depuis son enfance. 

La folie à deux est représentée par la relation que Arthur aura avec Lee, qui n'est autre que Harleen Quinzel, la fameuse Harley Quinn !

Lee est une fan du Joker. Elle idolâtre le personnage et fera tout pour se rapprocher de lui, vivre une vie différente au travers de la folie qui l'entoure. Elle va le pousser à s'affirmer, à s'ouvrir, à sourire. 

Elle va encenser sa folie. Elle va mettre le feu à tout ce qui lui reste. Littéralement. 

Je dirai que le rapport entre les deux personnages est inversé à ce que l'on attend d'eux habituellement. 

Le film fait peu de rapprochement avec l'univers de Batman, si ce n'est au travers du nom des personnages et de leur fonction. 

On reste sur la même approche du traitement de l'origine d'un personnage célèbrement vilain.

Mais la ressemblance s'arrête là avec le premier opus. Ce volet, de part la direction qu'il prend nous laisse dubitatif sur ce qu'il veut faire passer. Quel est le message qu'il veut nous faire entendre ? 

L'histoire est là. Les scènes de tribunal sont excellentes (j'ai adoré la première intervention du Joker ! Géniale). Mais même si les scènes de chants sont bonnes, elle sont loin de cadrer dans cet univers et elles ralentissent et cassent le rythme d'un film qui aurait pu s'épargner 30 minutes de numéro !

Alors oui, on pourrait extrapoler en disant que c'est pour mieux ressentir le malaise du personnage principal, d'être aussi perdu que lui entre réalité et imaginaire. Mais c'est tellement bizarre à la sortie que je ne leur en laisserai pas le crédit. Cette folie, je la leur laisse. 

C'est peut être le scénario qui nous laisse cette impression, mais l'histoire se tient. Alors, je ne saurai vraiment pas quoi en dire. 

En dehors de cette impression de bizarreté, le film est beau. C'est bien joué, bien réalisé, la photo est superbe et la musique excellente. 

Phillips nous offre un film loin du niveau de son premier et qui divisera le public. 

Joachin Phoenix reste un excellent acteur qui donne corps et âme à ce personnage torturé dans tous les sens. 

Lady Gaga est sous utilisée, clairement et l'histoire d'amour entre les deux personnages n'est pas la priorité du film. Alors folie à deux est plutôt folie à un et demi ! En dehors de ça, elle offre une belle interprétation et ses chansons sont excellentes ! J'adore la valse : Folie à deux et la chanson Happy mistake.





Le reste du cast réserve quelques surprises avec Brendan Gleeson, Zazie Beetz et Catherine Keener. 

La musique de Hildur Guðnadóttir est exceptionnelle comme pour le premier film

La dernière scène du film, que l'on voit venir de loin, ouvre des possibilités qu'il me tarde de voir expliquer à distance de la sortie du film !


Au total, Joker : Folie à deux est un film bien fait, mais dont l'ensemble laisse un arrière goût étrange. Il faut le voir car il est très bon et il faut que les gens se fassent leur avis. Et c'est en en discutant que l'on pourra peut être voir la lumière au bout du tunnel du cerveau du Joker ! 


Bon film ! 


Bande annonce : 





samedi 31 décembre 2016

Assassin's Creed

Assassin's Creed : un voyage dans le passé pour sauver le libre arbitre.



Callum Lynch a vu son père assassiner sa mère. 30 ans plus tard, il est à son tour condamné pour le meurtre d'un macro !
Alors qu'il doit être exécuté par injection létale, il se réveille dans une société du nom d'Abstergo Industries. Le Dr Sophia Rikkin veut exploiter sa mémoire génétique pour retrouver la Pomme, un Fragment d'Eden qui, selon les Templiers, permettra de briser le cycle de violence de l'humanité.
Callum découvre que son ancêtre, le Maître Assassin Aguilar de Nehra a été le dernier à l'avoir en sa possession durant la période de l'Inquisition espagnole. Ses voyages à travers l'Animus vont lui permettre de remonter le temps et d’acquérir par la même occasion des compétences qui lui serviront à affronter dans le présent l'ordre des Templiers et de retrouver la pomme.
Que le jeu commence.

Bienvenue dans l'Animus !


Adapté du célèbre jeu vidéo, Assassin's Creed nous offre un nouveau chapitre de l'histoire de la société des assassins.


C'est un scénario complètement original que nous offre Ubisoft (développeur du jeu et producteur).


Les Templiers et les assassins sont opposés dans leurs idéaux. Là où les premiers veulent contrôler les populations et les guider pour une évolution solide et silencieuse, les seconds prônent la liberté et le libre arbitre pour une évolution naturelle.
La guerre entre les 2 clans, pour trouver les artefacts, fait rage depuis des siècles.
Et bien que la ligue des assassins soit presque décimée, leurs descendants sont prêts à prendre la relève.


C'est une histoire somme toute basique que nous sert ce film, mais on parvient avec le rythme et la dynamique à trouver son compte.
Je n'ai jamais joué au jeu, donc je ne peux pas prétendre à savoir si l'ambiance est fidèle ou pas.
En tant que néophyte j'ai trouvé l'histoire assez bien ficelée. Simple, cousue de fil blanc, mais qui reste agréable.
Il n'y a pas de temps mort.
Dans ce genre de film d'action, on ne demande pas trop à réfléchir et ici on est servi.
Mais j'ai trouvé tout de même l'ensemble très sympa. Seul bémol sur la dernière scène.
L'histoire est montée crescendo tout du long et la fin retombe comme un soufflé ! Genre pouf, c'est tout !
Dommage.


La réalisation de Justin Kurzel (Les Crimes de Snowtown, Macbeth) est très jolie. Il y a de beaux moments, des plans superbes qui survolent et donnent l'impression d'être dans le jeu, tout en étant dans l'Espagne de l'Inquisition. En revanche, certains plans genre go-pro jurent un peu avec le reste qui est fluide. Ça casse un peu l'image et l'action.


Les effets spéciaux sont magnifiques ! C'est prodigieux de voir tous ces plans et ces villes reconstituées !
Un petit point négatif sera attribué à l'usage un peu trop exagéré de l'aigle en CGI ! Par moment il gâche complètement l'image.
Par contre, les cascades sont juste époustouflantes !












Pour finir, la musique de Jed Kurzel (Les Crimes de Snowtown, Son of a Gun, Macbeth...) est très belle et transporte dans le temps et l'image le spectateur.


Côté casting

Michael Fassbender (X-Men : Le Commencement, Twelve Years a Slave, Steve Jobs...) est Callum « Cal » Lynch / Aguilar de Nehra. Ayant eu des débuts difficiles dans la vie, il est parfaitement conscient de son sort. Le fait qu'on lui offre la possibilité de sauver l'humanité de la violence et de faire en sorte que plus personne ne soit assassiné est très tentante pour lui. Mais la découverte de son passé et de son ancêtre va lui ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Notre destin n'est pas toujours celui que l'on croit.
Fassebender nous donne un personnage fort et sensible aussi. Assassin dans le sang, il n'a tué que parce que la personne n'était pas quelqu'un de bien. Le fait d'être confronté à Aguilar va lui faire voir la vie sous d'autres perspectives. Il va s'enrichir et donner du poids à son personnage.



Marion Cotillard (La Môme, Inception, De rouille et d'os...) est le Dr Sophia Rikkin. Obsédée par son travail et ses recherches pour éradiquer la violence, elle ne recule devant rien pour y arriver, tout en gardant une part d'humanité et de naïveté. C'est ce qui va la rapprocher de Cal.
Cotillard est une actrice avec qui j'ai beaucoup de mal. Toujours trop lisse, elle ne donne aucune profondeur à son personnage qui pourrait être intéressant. Encore et toujours elle déçoit par un manque d'implication et un travail superficiel... A bon entendeur...


Jeremy Irons (Mission, Lolita, Une journée en enfer...) est Alan Rikkin. Père de Sophia et chef d'Abstergo Industries, il a pour seul but de grimper l'échelle sociale des Templiers. Il dépassera toutes les limites possibles pour y arriver. Attention, le retour de médaille peut être douloureux.
Irons est un acteur charismatique. Il met sa présence au service de son personnage. Ici, le sien est un peu écrasé dans l'histoire, mais il parvient à se faire une place et à se montrer sournois et pernicieux.


Brendan Gleeson (Harry Potter, Braveheart, Gangs of New York...) est Joseph Lynch. Père de Cal, il a assassiné sa femme puis a disparu. Il a passé des années au sein d'Abstergo Industries qui lui a fait subir l'Animus à l'extrême. Ses retrouvailles et explications avec son fils seront houleuses.
Gleeson n'est pas présent longtemps, mais il parvient à donner une force à ce personnage qui par amour a fait un geste extrême !

Charlotte Rampling (Les Damnés, Max mon amour, Dexter...) est un Templier de haut rang. Chef des Rikkin père et fille, elle presse Alan pour des résultats sous peine d'enlever les subventions à Abstergo Industries. Incisive et déterminée, elle veut la pomme pour les Templiers.
Rampling reste discrète mais toujours présente et on voit qu'elle a de l'importance par son jeu tout en finesse. Une grande.

Ariane Labed (Attenberg, Before Midnight, The Lobster...) est Maria. Maître Assassin et amie d'Aguilar, elle l'aidera dans sa mission. Extrémiste tout comme son compère, elle le soutiendra et lui donnera la force d'aller jusqu'au bout.
Labed donne de la grâce à son personnage. Elle humanise en partie la mission, tout en la défendant avant tout.




Au total, on a un film en demi-teinte. Fort et puissant par son action et la beauté de ses images, il est un peu desservi par la pauvreté du scénario et les puristes risquent de lui trouver encore plus de défauts.
Fassbender est excellents et quelques autres acteurs sortent du lot.
Cela reste tout de même une bon film d'action qui divertira allègrement les amateurs du genre !
S'il marche on aura droit à une trilogie.....

A vos tickets !



Bande annonce :




vendredi 25 décembre 2015

Au cœur de l'océan

Au cœur de l'océan : Quand la nature prend sa revanche sur les pêcheurs... Mobi Dick n'est pas loin ...




Herman Melville, ancien baleinier et jeune auteur, tente de rencontrer Thomas Nickerson, dernier survivant de l'Essex. Ce navire a chaviré des années auparavant dans de mystérieuses circonstances.
Nickerson finit par accepter de raconter son histoire.
Alors qu'il n'avait que 14 ans, il fût employé comme mousse sur le bateau dirigé par le Capitaine George Pollard, dont c'est la première mission. Il sera secondé par Owen Chase, le meilleur baleinier de la région.
Alors que ce dernier aurait du être nommé capitaine pour la première fois, il se retrouve de nouveau relégué au second poste.
Des conflits vont éclater à la barre de l'Essex.
Alors qu'ils n'arrivent pas à remplir leur bateau d'huile de baleine, pendant une escale, ils entendent parler d'un endroit où les mammifères marins se retrouvent par dizaines. Seulement pour les protéger, un cachalot géant abat les embarcations qui chassent le cétacé.
Lors de l’expédition, l'Essex est détruit et l'équipage se retrouve sur des chaloupes à dériver.
Ils seront alors confrontés à la faim, la soif, la chaleur et leur condition humaine.
L'aventure est au bout de l'horizon !

La nature reprend ses droits et montre à l'Homme qu'il est tout petit face à sa puissance !


Ron Howard (Willow, Da Vinci Code, Rush...) rend hommage à Moby Dick.


Le film n'est pas une adaptation du livre mais nous offre une interprétation des faits qui ont conduit Melville à écrire son plus fameux ouvrage.

C'est un film qui rend hommage à la grandeur de la nature et qui remet en perspective le fait que nous sommes tout petit face à sa puissance.
On a beau être en haut de la chaîne alimentaire, on n'en reste pas moins une proie lorsqu'un plus gros animal a décidé de nous chasser !


Autre point, il montre aussi la détermination des hommes à survivre, à dépasser leurs côtés primitifs et animaux pour mieux servir leur cause.
Parce que partagé entre la faim, la soif, mais aussi la hiérarchie et les rapports sociaux, familliaux et amicaux, l'équipage n'est pas au bout de ses peines.

La grandeur et l'ambition sont parfois bien peu de chose quand la mort est juste derrière vous.


Le scénario est fluide. L'histoire se déroule sans trop de ronflements, ni de temps mort. Mais par moment il y a quelques longueurs.
Narré comme une histoire de marins pêcheurs, le film prend des airs de conte fantastique dans cette forme de récit.


Un des points négatifs du film est qu'il laissait penser à plus de combats avec la baleine. Certes, il y en a, mais j'aurais aimé plus. Ça n'aurait pas péché dans le rythme et peut être soutenu certains passages un peu mous.


Il y a un travail formidable sur la photo et les couleurs. Par moment, on a l'impression de regarder un tableau tel le radeau de la méduse.
Les effets spéciaux sont très bien faits.


La musique du film est très jolie et les moments de silence donnent de la grandeur à certains passages du film.


Côté casting :

Chris Hemsworth (Thor, Rush, Hacker ... ) est le second capitaine Owen Chase. Ne venant pas d'une famille de marin, il a du faire ses preuves. Etant le meilleur baleinier, il aurait dû être capitaine de l'Essex, mais un héritier l'en privera. En conflit, il n'en oublie cependant pas son travail et ses valeurs et fera tout pour sauver son équipage ! Généreux et honnête, il le restera malgré toutes les épreuves.
Hemsworth développe son jeu et devient de plus en plus intéressant de film en film.


Cillian Murphy (Batman Begins, Inception, Tron : L'Héritage...) est  le lieutenant Matthew Joy. Meilleur ami de Owen, il est l'équilibre et l'arbitre entre les 2 capitaines. Il tentera d'apaiser les rancunes et se fera la voix de la sagesse à plusieurs reprises.
Murphy est un très bon acteur. Ici un peu sous employé, mais restant tout de même remarquable

Benjamin Walker ( Mémoires de nos pères, Abraham Lincoln, chasseur de vampires...) est  le capitaine George Pollard. Héritier par son sang de sa profession, il peine à effectuer sa mission, guider les marins. Têtu, voulant avoir à tout prix le dernier mot, il va mettre tout le monde en danger.
Walker est un bon acteur qui n'a pas eu encore de rôle déterminant au cinéma. Ici, son rôle est moindre que dans Abraham, mais il est plus mature et marque plus. Dans l'opposition, il n'en est pas moins un homme de courage et d'honneur.


Tom Holland ( The Impossible, Locke et le futur Spiderman ... ) est le mousse Thomas Nickerson ( l'âge de 14 ans). Orphelin, voulant faire quelque chose de sa vie, il est fonceur et travailleur et cherche à se dépasser.
Holland a un rôle secondaire ici, mais il n'en est pas moins un bon narrateur et sait insuffler un côté magique à son récit. Il faudra attendre un autre rôle pour voir l'étendue de son talent.


Brendan Gleeson (Harry Potter et la Coupe de feu, Braveheart, Gangs of New York...) est Thomas Nickerson (adulte). Alccolique, dépressif, il se terre chez lui. C'est sa femme qui le convaincra de se livrer pour se décharger d'un peu du poids qui pèse sur ses épaules.
Gleeson ( Fol Oeil pour ceux qui se demandent ... ) donne un Nickerson abattu, rongé par les remords, la tristesse et la souffrance. Son récit va ouvrir les portes d'un passé mystérieux qui laissera échapper quelques secrets .


Ben Whishaw (Le Parfum, Bright Star, Skyfall...) est Herman Melville. Ecrivain, ancien pêcheur, il cherche ce qui s'est passé sur l'Essex parce qu'il croit en un mystère qui pourrait l'aider dans sa vie et sa carrière !
Whishaw nous donne un Melville passionné, mais aussi obstiné et cherchant une certaine vérité pour avancer dans sa propre vie. Comme d'habitude, il est excellent. C'est un très bon acteur !



Au total, on a un film beau, bien joué, avec quelques longueurs, mais qui est très agréable à regarder. Comme une bonne histoire au coin du feu !


A vos tickets !






Bande annonce :