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mardi 8 août 2017

The Circle

The Circle : socialisation numérique, partage et dérive. Plouf c'est tout !




Dans un futur proche, Mae, intérimaire, est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde.
C'est un job de rêve avec de multiples avantages.
Alors qu'elle n'en a pas l'habitude, elle apprend à se servir des réseaux sociaux et partage les moindres moments de sa vie avec ses collègues.
A la suite d'événements bouleversants, Eamon Bailey, un des fondateurs de l'entreprise l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Elle se filme 24h/24 et partage ses moindres pensées pour ne plus avoir de secrets qui la perturberaient.
Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses proches et même du monde entier…


Ce film nous offre une réflexion sur les réseaux sociaux, l'impact de l'ultra-connexion et des limites de la liberté et de l'intimité.


Alors que l'on pourrait s'attendre a ce qu'ils traitent le tout comme un thriller bien ficelé, le film qui prend bien ses marques dans un premier temps s’essouffle dans sa deuxième partie.


Dans un premier temps, on a l'installation du cadre de l'histoire. Mae est une jeune fille simple et travailleuse qui souhaite trouver un job durable pour aider ses parents.
Alors qu'elle décroche le travail de ses rêves, elle se plonge dans ce nouvel univers.
Alors qu'elle n'en perçoit pas les dérives, elle se retrouve coupée de ses repères avec la demande de participer de plus en plus aux activités de l'entreprise. Elle ne rentre plus chez elle, reste toujours sur place et partage ses souvenirs avec le monde entier.
Mais le monde n'est pas totalement connecté et des personnes aiment encore avoir une vie privée qui ne s'étale pas sur les réseaux sociaux.
Après une forte dispute avec un ami, elle fait une grave erreur et s’aperçoit qu'elle aurait pu l'éviter si elle avait partagé ses soucis avec ses followers
Elle consent donc à participer à une expérience de partage absolu. Zéro secret. Elle filme 24h/24 de sa vie.
Mais elle ne se rend pas compte de ce qu'elle entreprend et les démarches qu'elle suit sont à la limite de la liberté de chacun d'avoir une vie privée. Car tout est commenté, disséqué, critiqué par les réseaux et chaque opinion donné a des répercussions.


Et c'est là que le bas blesse. La deuxième partie du film aurait pu être une formidable critique de ce genre de dérives et traiter de l'éthique. Seulement, on se perd dans la contemplation de cette soit disant nouvelle société et on en perd de vue une action qui aurait été bienvenue.
Et surtout on ne retient rien.
Sans la spoiler, la fin du film est dérangeante. Pas tant par le sujet qu'elle traite que par sa façon. On dirait qu'il n'y a pas de vraie fin !
Et on a l'impression de se retrouver devant un épisode de Black Mirror (série télévisée dystopique) non abouti et d'un niveau largement inférieur à ce qu'il peut prétendre.


La réalisation James Ponsoldt (Smashed, The Spectacular Now, The End of the Tour) ne permet ni de trouver un vrai rythme, ni une dynamique qui sortirait l'histoire de son propre piège.
Dommage que le ton donné soit si lent et plat. Car dans un premier temps, alors qu'il permet une installation d'un scénario intéressant et solide, le tout s’effondre par la suite, embourbée dans une analyse sans fin et qui laisse sur sa faim.


La musique du film est sympa. On reconnaît bien la patte de Danny Elfman (La Planète des singes, Charlie et la Chocolaterie, Fifty Shades Of Grey...). Mélodieuse, intemporelle, elle touche au-delà de l'histoire.


Côté casting :

Emma Watson (Harry Potter, Le Monde de Charlie, La Belle et la Bête...) est Mae Holland. Alors qu'elle plonge tête la première dans la nouvelle aventure de The Circle, elle verra sa vie complètement transformée par les possibilités de l'entreprise et de l'ultra-connexion.
Watson est un peu décevante dans ce rôle. Elle reste passive et a du mal à faire décoller l’intérêt que l'on pourrait avoir avec Mae.
Toujours sympathique, elle ne sort pas du rôle de la gentille pote que l'on voudrait tous avoir pour amie. Dommage que ce ne soit pas poussé au-delà


Tom Hanks (Philadelphia, Forrest Gump, Apollo 13...) est Eamon Bailey. Co-fondateur de Thr Circle, il est le Steve Jobs des réseaux sociaux. Il en veut toujours plus pour avoir en permanence un coup d'avance sur ses concurrents et ennemis. L'histoire de Mae va lui servir a faire une avancée et à aller au-delà de toutes ses espérances.
Hanks peut tout jouer et l'a déjà prouvé! Ici, il ne déroge pas à la règle en sortant des sentiers battus. Avec son grand sens des discours, il emballe les foules et donne le change pour faire passer ses idées pour des solutions miraculeuses. Mais toute action a des conséquences... Et Hanks arrive à jouer sur tous les tableaux avec intelligence.


John Boyega (Attack the Block, Imperial Dreams, Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force) est Kalden, le fondateur de The Circle. Dépassé par son invention, il ne contrôle plus son expansion et ses dérives. Il croit avoir décelé en Mae une solution pour tout dévoiler...
Boyega est extrêmement peu présent et a un rôle sous exploité qui aurait mérité plus de lumière. Dommage, encore une fois.


Karen Gillan (Doctor Who, The Mirror, Les Gardiens de la Galaxie...) est Annie Allerton. Amie de Mae, elle l'a fait entrer à The Circle. Très enjouée et adorant son travail, elle sera vite dépassée par le succès de son amie et son propre métier lui exigera tellement qu'elle se perdra en chemin.
Gillian est un bon contre emploi à la naïveté dont peut faire preuve le personnage de Watson. Plus terre à terre, plus centrée, elle permet de mettre certaines vérités en lumière.


Pour ceux qui l'ont connu, c'est le dernier film de Bill Paxton (Twister, Titanic, Edge of Tomorrow...).



Au total, on a un film d'anticipation qui s'écroule sous sa propre ambition et qui ne va pas au bout des idées et des pistes qu'il lance. Les dérives qui sortent du thème central sont sous exploitées et on se retrouve à la fin sur une note inachevé !
L'interprétation ne remonte pas le niveau sauf pour Tom Hanks et Karen Gillian.
Allez plutôt regarder Black Mirror !


A vos tickets !




Bande annonce :






lundi 3 avril 2017

La Belle Et La Bête - 2017

La Belle et la Bête : ou quand la magie de l'Amour est sublimée.




Un jeune prince, égoïste et prétentieux se retrouve transformé en Bête aussi affreuse qu'était son âme. Pour le délivrer, lui et les habitants du château enchanté, il doit tomber amoureux d'une jeune fille qui doit l'aimer en retour. Mais qui pourrait aimer une bête ?
Belle est une jeune fille curieuse, intelligente et inventive. Elle vit avec son père dans un petit village de France. Différente des autres, elle se fait courtiser par le beau gosse du coin qui se prend râteau sur râteau. Alors que son père est en voyage, il se perd en chemin et arrive dans le château magique. Devenant prisonnier, Belle le retrouve et échange sa liberté contre celle de son père.
Elle va alors apprendre à connaître son geôlier et l'endroit où elle est enfermée.
Sera-t-elle l'élue ?



L'Amour au delà des apparences reste une des plus merveilleuses histoires que nous ait conté Disney.


La Belle et la Bête est mon grand classique préféré de la souris aux grandes oreilles. Sorti en 1991, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu le regarder. ( J'ai toujours mon ticket de cinéma !!!)


C'est pourquoi, j'ai eu très peur quand Disney a annoncé vouloir faire un film live de ce chef d'oeuvre.
Mais quand ils ont annoncé leurs intentions, le réalisateur et le casting, j'ai retrouvé une certaine sérénité.


Après un Cendrillon tout pourri mais qui a marché, Disney a foncé tête baissée dans les portes grandes ouvertes des adaptations live. Et du coup il a lancé la production de la Belle et la Bête, Mulan, Dumbo....

Les fans de l'animé commençant à claquer des dents et aux vues du précédent opus, Disney s'est recentré sur l'aspect comédie musicale et sur ce qui a fait de l'animé un tel succès. La magie et le respect de ce que l'on connaît.

Et ça fonctionne !

Somme toute, ce n'est pas une adaptation du conte de La Belle et la Bête qui nous est présentée (ce serait sacrément glauque sinon.... les contes de fées ne sont pas si enfantins que ça!).
Non, c'est bel et bien une adaptation du film d'animation.


On retrouve donc tous les personnages auxquels on tient, à qui on s'est attaché et qui nous ont fait rêver durant des années.


Alors oui, c'est quasi un copier/coller de l'animé, mais avec de toutes petites modifications qui rendent l'histoire plus légère, affinent les personnages et font quelques clins d’œil à l'histoire d'origine. (L'histoire de la rose que demande Belle par exemple).


Belle est toujours cette jeune fille indépendante, intelligente qui ne rêve que de voyages, de découvertes et qui bricole comme son père. Elle repousse toujours le narcissique Gaston, qui lui est de retour de la guerre et veut une femme pour s'établir au village... Il veut forcément la plus Belle....
Le Fou est là aussi et nouveauté, il est gay.... sans l'avouer franchement, on sent la notion qui se pose dans certaines répliques ou attitudes et jusqu'à la fin du film où c'est plus clair...(merci Disney de vous ouvrir enfin à l'évolution de la société !).
Le père de Belle reste ce papa gâteau, qui ferait tout pour qu'elle soit heureuse mais qui garde un seul et unique secret.


Quant aux habitants du château, la Bête a un passé plus complexe et fait un peu moins enfant gâté. Lumière et Big Ben restent toujours aussi irrésistibles. Plumette est magnifique.
Quelques petits nouveaux apparaissent dans le décor.
Mme de Garderobe et Maestro Cadenza sont extrêmement drôles et apportent une touche lyrique et un peu disproportionnée au tout.

Le film respecte l'histoire que l'on connaît en lui donnant quelques explications de plus pour rendre les personnages plus réels, plus "vivants".


Le film n'apporte rien en soi. Il faut le reconnaître. A part engranger de l'argent, il n'y a pas de vraie raison pour faire ce film. Il n'est pas vraiment original. L'animé était déjà parfait.
Mais en dehors de ça, il permet de retomber en enfance.
Personnellement j'ai eu de nouveau l’impression d'avoir 10 ans !
Les sentiments que j'ai en regardant l'animé sont là et j'ai rêvé ! J'ai chanté et j'ai même pleuré ! Renversant !


L'animation, les décors et les costumes sont parfaits! Que ce soient les traditionnels habits de bals, le château ou le village, l'ensemble nous transporte dans cet univers que l'on connaît bien.
Mention spéciale à la scène d'ouverture et à la fameuse danse !



La réalisation de Bill Condon (Breaking Dawn Part1 et 2, Dreamgirls, Le Cinquième Pouvoir...) est parfaite pour ce genre. Déjà rodé aux comédies musicales, il a su mettre en avant chaque tableau et chaque moment. Que ce soit de la douceur, de la tendresse ou les bagarres, il sait nous faire rêver et passer de l'autre côté de l'écran.


Les effets spéciaux et surtout les personnages en images de synthèse sont magnifiques ! Que ce soient les mimiques ou le mouvements, j'ai trouvé Big Ben, Lumière et Miss Samovar juste parfaits !



Quant à la musique du film, elle est de nouveau signée Alan Menken (La Petite Sirène, Aladdin, Pocahontas, une légende indienne...) qui nous a offert une BA parfaite, légèrement remixée par moment mais qui vous ramènera direct en enfance !
Les chansons seront un peu perturbantes dans un premier temps parce que les paroles ont été pas mal modifiées... On se surprend à fredonner la première version sur la nouvelle. Mais on s'y fait sans soucis. Et les nouvelles chansons (y'en a 2 ou 3) sont très belles. Mention pour "Ensemble à jamais" (Evermore) chantée par la Bête (oui, vous avez bien lu !) et pour "Je rêve d'une histoire sans fin" (How Does a Moment Last Forever [Music Box]) chanté par Maurice, le papa de Belle.







Côté Casting :

Emma Watson (Harry Potter, Le Monde de Charlie, Noé...) est Belle . Jeune fille intelligente et curieuse, elle veut vivre une autre vie que femme au foyer pour gros balourd empoté. Elle adore la lecture et le bricolage. Elle aime son père par dessus tout. Quand il est en danger, elle n'hésite pas à échanger sa place avec lui. Son ouverture d'esprit et son bon cœur en feront une merveilleuse amie et sauveuse pour les gens du château.
Watson donne vie à cette non-princesse. Elle lui confère confiance, beauté et intelligence. Elle a la sensibilité et la douceur tout comme la force et la ténacité qu'exige un tel personnage.
Alors qu'on aurait pu avoir peur, elle relève le défi haut la main ! (Question chanson, elle gère en VO!)


Dan Stevens (Raison et sentiments (Mini-série), Downton Abbey, Legion...) est la Bête / le Prince. Alors que plus jeune, il a refusé d'héberger une pauvre indigente, celle-ci, enchanteresse à ses heures perdues, l'a transformé en Bête. Lui qui ne voyait que par les apparences et par le faste, il s'est reclus dans son château. L'arrivée de Belle fera fondre son cœur prisonnier des pétales d'une rose rouge.
Stevens nous offre une Bête aussi éblouissante que dans l'animé. Ses yeux sont d'une extrême sensibilité et il arrive à faire passer les sentiments que peut ressentir cet homme blessé et meurtri.
Le plus beau des princes Disney a trouvé un très bel interprète ! Et quand il chante... la chair de poule ! (bon, c'est pas Josh Groban, mais quand même !)

















Luke Evans (Le Hobbit, Dracula Untold, Fast and Furious 7 ...) est Gaston. Ancien militaire, il rentre du front et ne veux qu'une chose, prendre femme et s'installer. Il jette son dévolu sur Belle. Mais cette dernière le repousse sans arrêt. Imbu de sa personne, narcissique, idiot et violent; tous les coups bas sont permis pour arriver à ses fins.
Evans est parfait en Gaston remonté à bloc. Beau, s'auto-congratulant, il chante et danse mais reste aussi noir que dans l'animé. On a plaisir à le détester.


Kevin Kline (French Kiss, In and Out, Le Songe d'une nuit d'été...) est Maurice, le père de Belle. Inventeur, bricoleur et horloger, il aime sa fille plus que tout. Il est parti de Paris pour qu'elle soit en sécurité. En allant amener une commande, il se perd en chemin et trouve le château enchanté de la Bête. Prisonnier, il est prêt à accepter son sort, c'était sans compter sur sa têtue de fille.
Kline a ce qu'il faut de rêverie dans son jeu pour nous offrir un Maurice tête en l'air, doux et sincère.


Josh Gad ( Love, et autres drogues, Le Rôle de ma vie, Pixels...) est LeFou. Meilleur ami de Gaston, il est secrètement amoureux de lui et ferait n'importe quoi pour lui plaire. Il l'aidera dans ses plans de conquête. Quitte à mentir pour ça.
Gad joue tout en finesse ce rôle de dandy rondouillard qui veut plaire plus que tout. Pas lourdingue, il fait en sorte de faire passer le message sans appesantir les moments. C'est un vrai plaisir de voir Disney opérer ce genre de changement et d'adaptation à la société actuelle.


Le doublage est assuré par des grands noms ! Ewan McGregor (Moulin Rouge, Trainspotting, Star Wars...) est Lumière. Ian McKellen (Le Seigneur des anneaux, X-Men, Mr. Holmes...) est Big Ben. Emma Thompson (Les Vestiges du jour, Raison et sentiments, Harry Potter...) est Mme Samovar. Audra McDonald (The Bedford Diaries, Private Practice, Ricki and the Flash...) est Mme de Garderobe. Gugu Mbatha-Raw (Belle, Jupiter : Le Destin de l'univers, The Free State of Jones...) est Plumette. Et Stanley Tucci (Le Diable s'habille en Prada, Lovely Bones, The Hunger Games...) est Maestro Cadenza.


































































Au total, on a un film pas forcément indispensable, mais qui a su remettre le merveilleux et le magique de son origine au goût du jour. Il ravira les petits comme les grands et vous transportera dans son monde tant par ses acteurs, ses personnages que par sa musique intemporelle.
A vos tickets !


Bande annonce :