mercredi 11 juillet 2018

Les Indestructibles 2

Les Indestructibles 2 : La famille Paar est de retour toujours aussi Super !




Alors qu'ils ont sauvé la ville de Syndrom; la famille des Indestructibles se retrouve dans un nouveau combat contre le Destructeur. Mais les Super-héros sont toujours hors-la-lois et même si leurs intentions sont bonnes, les conséquences sont trop importantes.
Après un tour au poste, les Paar se retrouvent sans maison et sans aide du programme super héroïque.
Mais c'est sans compté sur un fan des héros qui va leur proposer de revaloriser leur statut et de faire tomber la loi anti-Super.
C'est Elastigirl qui est choisi et Mr Indestructible va devoir gérer le reste de la famille.
Entre la crise d'adolescence de Violet, les dérapages de Flèche et la découverte des pouvoirs de Jack Jack, Bob va avoir du pain sur la planche.

14 ans après son premier opus, la célèbre famille de super-héros Pixar revient pour notre plus grand plaisir !


Toujours au top, mais coincés par la loi, ils tentent de trouver leurs marques dans l'évolution de leur vie de famille.
Mais tout n'est pas toujours simple et les changements sont déroutants.



Dans le premier film; on découvrait chaque personnages et leur univers. Le père était coincé dans un travail qu'il n'aimait pas et rêvait de repartir jouer les héros. Tandis que maman était à la maison, consciente du monde qui les entoure et des difficultés qu'engendrerait le fait d'utiliser leurs pouvoirs.
Mais malgré tout, rattrapaient par le passé, ils ont pu sauver leur famille et leur ville.



Ce deuxième film reprend pile à la fin du premier et nous offre les aléas de la vie de famille quand les parents changent de rôle.
C'est à la fois un peu cliché et dans l'air du temps.
Le monde patriarcale en prend dans sa pomme et le féminisme prend le pas.
Mais c'est aussi une évolution de la famille et de ses éléments. Quand l'adolescence prend ses responsabilités, quand le père voit tout ce qui doit être fait pour les enfants, quand la mère voit les difficultés du monde autour....
C'est moderne et classique à la fois.
Et on voit qu'être un héros n'est pas forcément être super. Mais c'est être présent et vouloir faire le bien des gens auxquels on tient !



Les personnages sont toujours aussi attachants et Jack Jack vole la vedette et prend son envol au fur et à mesure des scènes qu'il partage avec les autres.


Le scénario n'est pas très étonnant, mais l'histoire reste fraîche, tendre, dynamique et agréable à regarder.
Brad Bird continu à nous entraîner dans ses films et ses aventures de façon spectaculaire.
L'animation a su évoluer et est encore plus belle qu'il y a 14 ans !
Et question doublage, il y a quelques changements qui reste corrects, mais je trouve dommage que les studio continu à nous imposer des pseudo vedettes au lieu de prendre des acteurs de doublage confirmés. (Même si ici, le doublage est très bon !).


Au total, la famille Paar revient en grande forme pour nous montrer que la famille c'est ce qui est de plus fort (qu'elle soit de sang ou pas) et que être soi-même est très important.
La justice doit être faite pour tous et pas pour le bien de certains au détriment des autres.
Les Indestructibles 2 ravira les grands et les petits par son humour, ses personnages et son action.
N'hésitez pas ! C'est le film familial de l'été !

A vos tickets !


Bande annonce :




mardi 10 juillet 2018

Tomb Raider

Tomb Raider : A la recherche du paternel perdu...




Lara Croft a eu une enfance simple et aimante jusqu'à ce que son père disparaisse.
7 ans après, bien que très intelligente, elle mène sa vie loin du faste que lui permettrait son rang.
Mais alors qu'elle hérite d'une boite, elle y trouve, en résolvant son énigme, une clé qui la mène aux recherche de son père.
Elle va partir alors à la recherche de ce dernier, persuadée qu'il est toujours en vie.
C'est le début d'une nouvelle aventure.

Reboot pour la célèbre aventurière.


Troisième film sur l’héroïne du jeux vidéo, on reprend les bases et on adapte le tout pour une nouvelle actrice.


Sans grande originalité, l'histoire reprend les origines de Lara, son enfance et ses relations avec son père, grand philanthrope qui l'a toujours choyé !
Mais alors qu'il a disparu depuis des années, elle va partir à sa recherche quand elle trouvera un possible indice de ses travaux.
Le scénario n'est vraiment pas original. Pas de twist, pas de suspense insoutenable, mais on passe tout de même un bon moment d'aventure.
C'est dynamique, très rebondissant et on voit que Vikander a sué pour son personnage.

Donc pas de temps mort, des effets spéciaux plutôt à la hauteur, je mettrait plus l'accent sur les cascades et combats qui sont plus intéressants que les CGI parfois un peu limites.


La musique de Junkie XL (Deadpool...) est dynamique et colle bien à l'action à l'écran.


Et la réalisation de Roar Uthaug (Dagmar : L'âme des vikings, The Wave...) est simple mais efficace.
Bien qu'il n'y ai rien de révolutionnaire, on suit les aventure de Lara avec panache.

Côté casting, Alicia Vikander (Code name UNCLE,Ex machina, The Danish Girl...) est convaincante en Lara Croft. Moins en courbe que la précédente interprète, elle y insuffle un côté plus badass et plus réel. Elle est à fond et on voit qu'elle a pris plaisir et qu'elle a souffert pour ça !


Dominic West (Money Monster) est Lord Richard Croft, disparu il y a des années. Mentor de sa fille, elle va partir à sa recherche.. Walton Goggins (Sons of Anarchy) est Mathias Vogel un ennemi du  Lord qui va donner du fil à retordre à Lara dans ses recherches. Daniel Wu (Warcraft est Lu Ren, un pêcheur qui va se retrouver embarquer dans la même aventure que Lara par les liens de son père avec le Lord Croft. Kristin Scott Thomas (Le Patient anglais) est Ana Miller, la tutrice de Lara.


Pas de personnages vraiment marquants, mais ils mettent bien en avant l'héroine.

Au total, ce nouveau Tomb Raider est boosté à l'adrénaline et aux sports extrêmes.
La quête est un peu en second plan, mais l' aventure est omniprésente.
Vikander s'est donné à fond et rend son personnage plus crédible que l'hyperlookée Angelina Jolie !


Conseillé pour poser le cerveau et passé 2h devant un film d'action.

Bon film !

Bande annonce :





Un raccourci dans le temps

Un raccourci dans le temps : Amour, lumière et espoir pour une aventure colorée.





Meg est une jeune fille très intelligente. Elle et son frère sont très proche.
Mais à l'école ils sont mal-aimés. Benjamin parce qu'il a une intelligente supérieure et un comportement particulier et Meg parce que depuis que son père a disparu, elle s'est renfermée et n'a plus d'amis.
Un jour, son frère lui présente 3 femmes aux pouvoirs et comportements étranges, Mme Quiproquo, Mme Qui et Mme Quidam. Elles lui disent que son père est vivant, mais en danger et qu'elles peuvent l'aider à le retrouver.
Il a réussi à appliquer ses recherches sur la théorie de l'espace-temps. Mais s'est retrouvé coincé par des forces qu'il ne connaissait pas !
Meg, Ben et Calvin, un ami, vont partir à travers l'univers pour sauver le monde et leur père.


C'est avec tendresse et aventure que Disney nous offre cette histoire épique d'une famille cassée dont les enfants tentent de recoller les morceaux en partant chercher la pièce manquante !

Ce film est l'adaptation du roman de Madeleine L'Engle, publié en 1962..

Différents thèmes sont abordés avec l'amour filial, fraternel, les premiers émois, l'amitié, les têtes de turc à l'école, la famille et ce qui peut lier les gens entre eux.


Un peu brouillon par moment, le tout reste coloré, tendre et joliment amené.
Mais attention, c'est assez (voir très) enfantin.

D'autre films comme Tomorroland ( article ici ) avaient une portée plus uniforme, plus large. Ici, l'histoire est essentiellement faite pour les enfants et jeunes adolescents.
Les plus grands risquent d'être déçus.


Les effets spéciaux sont assez jolis, mais un peu trop éclatants questions couleurs fluo... Mais ils restent tout à fait dans le cadre du monde de rêve et de voyage qu'ils servent.


La réalisation de réalisé Ava DuVernay (Middle of Nowhere, Selma) est jolie et on dirait que c'est une mère qui raconte une histoire à ses enfants.
Rien de grandiloquent, mais de beaux moments et un joli résultat.


Côté casting, beaucoup de beau monde, mais personne ne se distingue vraiment dans ce film.
Entre des enfants plutôt lisses et des actrices connues (Oprah Winfrey (La Couleur pourpre, Le Majordome...) en Mme Quidam, Reese Witherspoon (La Revanche d'une blonde, Walk the Line...) en Mme Quiproquo et Mindy Kaling (The Mindy Project) en Mme Qui) camouflées sous un maquillage et des costumes flashy, rien n'est bien mis en valeur.
Chez les garçons, ce n'est guerre mieux. Michael Peña (Seul sur Mars, Ant Man...) en Red, l'Homme aux Yeux Rouge Storm, Zach Galifianakis (Very Bad Trip, Birdman...) en Médium Joyeux et Chris Pine (Star Trek, Wonder Woman) en Dr Alex Murry, le père de Meg et Charles Wallace, ils sont rigolo, décalés ou tendre, mais pas de quoi rester dans les mémoires.


Au total, Un raccourci dans le temps est un joli film tendre, mais qui ne restera pas dans les mémoires. Il sera apprécié des enfants pour sa candeurs, son thème et ses couleurs et par les parents qui les colleront devant!




Bon film !




mercredi 6 juin 2018

The Shape of Water

La Forme de l'eau : L'amour par-delà les apparences et l'acceptation de ce que l'on est.




Elisa Esposito est une orpheline qui est muette. Elle présente des cicatrices au cou qui l'empêchent de parler. Sensible et intelligente, elle travaille avec Zelda, son amie d'enfance, dans un laboratoire gouvernemental de recherche spatiale. Elles sont femmes de ménage.
Un jour, une créature mystérieuse est amenée au laboratoire dans un espèce d'aquarium.
Elisa sera troublée par la créature. Et elle commencera à nouer une relation avec elle.
Amoureuse, elle fera tout ce qui en son pouvoir pour la faire évader.
Avec l'aide de Zelda et de Giles, son timide voisin elle va mettre au point une évasion rocambolesque.
Mais le vrai monstre n'est pas celui que l'on croit et l'humanité peut montrer aussi son plus cruel visage.

Bienvenue dans la plus jolie histoire d'amour romantique de Guillermo Del Toro.

Ce grand maître du cinéma nous revient avec un merveilleux film.


Avec une nature à la fois simple et une routine bien huilée, Elisa est une jeune femme qui a su apprendre à vivre avec son handicap et qui s'en sert pour le meilleur.
Elle a le cœur sur la main et est douce et gentille. Sa rencontre avec la créature va bouleverser son univers équilibré et ordonné pour l'ouvrir à des choses qu'elle ne pensait pas pouvoir vivre à cause de sa condition.


Del Toro met en avant la différence et cache la monstruosité sous des apparences lisses et bien proprettes.
N'est pas un monstre celui que l'on croit.
L'horreur est au-delà des façades et l'intelligence se révèle dans les sentiments et le silence !

La force d'Elisa sera dans son amour et l'espoir d'une vie différente. Seul cet être si étrange lui fera ressentir ces nouvelles émotions.
Bien qu'elle ait des amis et qu'elle vive une vie "normale", elle s'est toujours sentie différente.


Del Toro nous montre que la différence est une force et que l'amour est universel. Chose qu'on ne devrait plus avoir à démontrer à notre époque !

Le scénario est d'une beauté saisissante. L'histoire nous entraine et nous fait virevolter dans l'évolution de la relation d'Elisa et de la créature.
C'est bohème et romantique.

Les décors et maquillages sont remarquables. Et chaque espace est pensé pour amener une sensation différente et une étrangeté familière.


La réalisation est parfaite. Guillermo Del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Hellboy, Pacific Rim...) sait nous transporter et nous raconter des histoires à la fois horrifiques et romantiques sans jamais se perdre dans le ridicule ou le surfait.

Quant à la musique d'Alexandre Desplat elle est tout aussi magnifique que l'histoire qu'elle sert. Un brin originale et tellement française par moment (j'ai eu une sensation d'Amélie Poulain... ) elle nous transporte dans cet univers et montre que les mixes sont parfois aussi bons que les originaux.


Côte casting :

Sally Hawkins (Persuasion, Blue Jasmine, Paddington...) est Elisa Esposito. Jeune fille différente, elle a appris à vivre avec son handicap tout en en faisant une force. Mais comme tout le monde, elle cherche une personne qui la comprenne et voit au-delà des apparences. Sa rencontre avec la créature va changer le cours de sa vie.
Hawkins est une brillante comédienne qui sait mettre en avant tellement de choses et de sentiments par son regard et son corps. Elle ne parle pas dans le film mais sait se faire comprendre et pas seulement par le langage des signes. Elle a bien mérité sa nomination aux oscars.


Michael Shannon (Les Noces rebelles, Man of Steel, Nocturnal Animals) est le colonel Richard Strickland. Il arrive au centre avec la créature pour l'étudier. Froid, calculateur et intelligent, il va trouver de l’intérêt dans la manière d'être d'Elisa. Mais c'est sans compter sur la nature forte et indomptable de la belle muette.
Shannon est un acteur fait pour interpréter les méchants. Strickland est un militaire pur et dur, il est aussi étriqué d'esprit que son costume le montre. Misogyne, rétro de manière de penser (mais ça colle avec le temps représenté), il est d'une inhumanité qui fait un parfait contre-emploi avec la créature qu'il déteste et veut dépecer car contre nature selon lui. Un vrai rôle de composition qu'il sait interpréter de manière prodigieuse.


Richard Jenkins (Sexe entre amis, White House Down, Six Feet Under...) est Giles, le voisin d'Elisa. Illustrateur au chômage, il est doux et rêveur. Il cherche l'âme sœur, mais se fourvoie à chaque fois dans les intentions des gens. Il a de la tendresse pour sa voisine qui est la seule à vraiment le comprendre.
Jenkins est un parfait parallèle avec le personnage d'Elisa. Aussi paumé qu'elle est organisée, il est rêveur comme elle mais aussi terre à terre quand la situation devient tendue. Il complète Elisa et à eux deux, il font un duo humain et d'une douceur qui tranche avec la violence de leur situation et la passion de la relation avec la créature.


Doug Jones (Hellboy, La Jeune Fille de l'eau, Le Labyrinthe de Pan...) est l'homme amphibien, « l'atout » (The Asset en VO). Créature mythique ramenée d'Amazonie; il a été capturé pour aider les Etat-Unis dans leur conquête contre les Russes pour l'espace. Il déteste Strickland qui le torture mais sa rencontre avec Elisa va lui ouvrir les portes de la liberté. Elle sera la princesse qui sauve son prince.
Jones donne à sa créature des sentiments plus humains que ceux qui n'ont pas quinze couches de latex et maquillage sur eux. Cette créature qui ne parle pas est plus humaine que les autres qui se sentent supérieurs à ce Dieu en son pays.


Octavia Spencer (Divergente 2 : L'Insurrection, La Couleur des sentiments, Les Figures de l'ombre...) est Zelda Delilah Fuller. Amie d'Elisa, elle est sa collègue et celle qui la protège et la guide dans un monde agressif pour les rêveurs. Elle est très terre à terre mais sait reconnaître la valeur des gens et aider quand il faut.
Spencer est une mama parfaite. Amie fidèle qui ne souhaite que le bien autour d'elle, elle voit son amie s'ouvrir à une nouvelle vie et fera ce qu'elle peut pour l'aider.



Au total, La forme de l'eau est une ode à l'amour par delà les différences et les apparences. Il rend hommage à ce qui fait de nous des humains et ce qui fait de nous des monstres.
Del Toro nous emmène en voyage dans un conte merveilleux entre une princesse sans voix et un prince bien caché.

N'hésitez pas ! Foncez !




Bande annonce :






vendredi 13 avril 2018

Lady Bird

Lady Bird : Adolescence, rébellion et découverte de soi... Tout un programme.




Christine McPherson est une adolescente qui n'est pas ravie de sa vie. Elle déteste sa ville et rêve de partir dans une grande université pour avoir accès à la culture et au monde. Elle a même changé son nom car elle ne l'aimait pas.
Ses parents ont des problèmes financiers. Sa mère lui explique que ce ne sera pas possible pour elle de partir.
Lady Bird décide alors de s'inscrire en cachette avec l'aide de son père.
D'autre part, elle voit sa vie amoureuse bouleversée par ses premiers amours et sa vie sociale va se retrouver transformée par les décisions qu'elle prend.
L'apprentissage de la vie n'est pas de tout repos quand on est adolescent.

Voilà un nouveau film sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte.


Greta Gerwig (dont c'est la première réalisation) nous offre un film tendre sur une partie de la vie qui est peut être la plus importante.

Christine / Lady Bird est une adolescente comme les autres qui a des idées bien arrêtées et qui pense tout savoir de ce que la vie va lui apporter.
Mais au fur et à mesure des expériences, elle va apprendre que tout n'est pas rose et ce qu'elle pensait savoir va se retrouver bouleversé.


Le film ne révolutionne pas le genre. Quitte à faire, je vous conseille Juno !
Mais les personnages sont attachants tout comme leurs interprètes qui nous donnent une impression de lutte incessante contre les méandres de la vie.


Lady Bird est jeune mais déjà bien décidée du reste de sa vie. Elle n'a pas conscience des aléas du monde qui l'entoure et de l'incertitude qui peut régner dans la vie.
Sa mère, elle, pense savoir ce qui a de mieux pour sa fille. Mais comme toujours, on ne connaît jamais vraiment les gens, même ceux qu'on aime ou que l'on a élevés.
Les 2 générations n'auront de cesse de s'affronter.
En dehors de sa relation houleuse avec sa mère, Lady Bird connaîtra les joies des premiers amours et du statut social.
Et les changements auront des conséquences que la jeune fille ne pensait pas avoir à subir.


Au niveau du scénario, comme dit précédemment, ça n'invente rien et n'apporte pas grand chose au genre. Il y a un rythme, mais c'est lent, long et souvent plat.
En revanche, les personnages sont bien écrits et d'une tendresse qui nous pousse à savoir ce qui va se passer. (Bien que le tout soit prévisible... of course).


La réalisation de Gerwig est bonne, mais comme pour le scénario, rien de neuf, d'innovant ou de brillant.

Quant à la musique du film, Jon Brion (Magnolia, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 40 ans: mode d'emploi ...) donne des pistes décalées, fun et adaptées aux personnages et à leurs histoires.

Côté casting :

Saoirse Ronan (Reviens-moi, Hanna, The Grand Budapest Hotel...) est Christine « Lady Bird » McPherson. Adolescente têtue, sûre d'elle et qui rêve d'avoir accès au monde et à ses richesses culturelles, Christine change de monde et n'hésite pas à se rebeller contre sa mère pour réaliser ses rêves. Mais au fur et à mesure de ses expériences, elle va se rendre compte que la vie n'est pas toute droite et que les virages peuvent être dangereux pour le cœur.
Ronan est une actrice née qui sait donner corps à des personnages improbables et casse gueule. Lady bird veut découvrir le monde et ses merveilles. Mais en ado bien comme il faut, elle va se prendre dans la tête toutes les répercussions de ses choix et voir sa vie se transformer de façon radicale.
Ronan amène fraîcheur et candeur à un personnage tête à claque ! Bravo !


Laurie Metcalf (JFK, Just Married (ou presque), Mère-fille, mode d'emploi...) est Marion McPherson Mère attentive et préoccupée, elle veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille, mais dans la limite du possible. Alors que la famille a des difficultés financières, elle tente de raisonner sa fille et ses rêves de grandeur. Mais l’incompréhension entre ces générations et ces deux façons de voir la vie ne va pas se faire sans heurt...
Metcalf joue une mère terre à terre qui tente d'apprendre les bases de la vie à sa fille tout en l'aimant et en tentant de la comprendre. Mère courageuse et forte, elle porte sa famille à bout de bras, voire sur la pointe des doigts !


Timothée Chalamet (Interstellar, Love the Coopers, Call Me by Your Name...) est Kyle. Jeune garçon que Lady Bird rencontre dans le café où elle travaille,bohème et anti-conformiste, il séduira notre rêveuse. Mais tout le monde a une façade et derrière ne se trouve pas forcément ce que l'on aimerait....
Chalamet est le jeune acteur qui monte, qui monte. Plein de nonchalance, de préjugés et de faux savoir, il donne une image idéaliste de lui même à Lady Bird qui se laisse attirée tel un papillon. Mais tout n'est pas blanc ou noir et l'un comme l'autre vont apprendre à leurs dépends la dure réalité de la vie !



Au total, Lady Bird est un film sur l'adolescence et l'entrée dans la vie. Les rêves et  les espérances vont, viennent et nous construisent. Mais le résultat n'est pas toujours celui que l'on espérait.
A voir, mais pas indispensable.


Bon film !

Bande annonce :